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 CHARLI/CLEOPATRE.

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Sweet Heart

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Date d'inscription : 21/04/2012

MessageSujet: CHARLI/CLEOPATRE.   Jeu 8 Aoû - 20:40


CHARLI & CLEOPATREoublie moi.

When you were here before, couldn't look you in the eye. You're just like an angel, your skin makes me cry. You float like a feather, in a beautiful world. I wish I was special, you're so very special. But I'm a creep, I'm a weirdo. What the hell am I doing here ? I don't belong here. I don't care if it hurts, I want to have control. I want a perfect body. I want a perfect soul. I want you to notice, when I'm not around.

Se reconstruire, il ne faut pas croire : c'est pas aussi facile que ça en a l'air. Loin de là, même. Avoir conscience que vous blessez les gens que vous aimez. Certes, au bout d'un moment, ça passe. Je ne dis pas qu'on oublie, pas du tout. Seulement, on s'habitue. Rien de plus, rien de moins. Dans un sens, elle trouvait le reconfort dans l'assurance de la morale : Cléopâtre avait fait ce qu'il fallait faire pour lui. Elle ne l'avait pas fait de la plus belle des manières, c'est vrai. Autant dire qu'elle était même exécrable. Inutile de s'encombrer d'une mourante, elle n'avait aucun droit d'être égoïste, elle ne pouvait jouer le rôle de la croyante et ignorer la forte probabilité - que dis je ? fatalité ! - qui obscurcirait ses jours futurs. C'était son fardeau, et non le sien. La mort ... Eloignement soudain. Eternel. La mort ne préviendra pas, la mort ne prévient jamais. Pas même dans son cas. Cléopâtre voulait disparaître telle une douce brise, sans laisser sa trace. Enfin, non, pas vraiment. Elle voulait qu'on se souvienne d'elle, mais certainement pas être aimée. La jolie rockeuse aux trente-six tattoos voulaient simplement qu'on se dise " bordel, qu'est ce qu'elle était chiante ". Oui, elle préférait partir de ce monde en endossant le rôle de la pire des trainées et des pestes, que celui de la douce demoiselle partie trop tôt. Elle n'infligerait son absence à personne, c'était décidé.

Pourtant, ce soir là, elle avait bien déconné. La belle égyptienne se rappelait encore de l'intensité de leur contact, des lèvres sur les siennes, de ses mains s'accrochant à sa chevelure dorée, et du sentiment d'embrasement intense. Elle avait l'incroyable culot de se justifier par le biais de feuilles bien rouillées, mais elle savait parfaitement, et ce depuis le début, qu'elle jouait avec le feu. Hors de question que cette histoire se reproduise. Elle aimait draguer, elle aimait la folie, elle aimait l'herbe. Autant l'avouer. Mais pas avec lui, pas comme ça. Elle était capable de faire n'importe quoi avec n'importe qui. Mais certainement pas à une personne comme lui. Il était temps de calmer le jeu avant de perdre le contrôle, et surtout, avant que son cœur lâche. Elle était bien déterminée à ne plus jamais le revoir, à lui briser le cœur à coup de mots, et d'insultes bien placés. Pire encore, faire l'ignorante, la peste par excellence. Il fallait avouer qu'elle n'avait pas toujours un caractère facile, mais le faire ressurgir à l'encontre de Charli était inédit, et surtout, difficile. En rien volontaire, mais nécessaire.

Il était temps de rattraper le coche. Et elle y mettait tout son cœur. A chaque entrevue, sa colère resurgissait. Il lâcherait bien, à un moment donné. Il finirait par s'éloigner d'elle, ne supportant plus de se faire dégager à chaque occasion, et ne tolérant plus cette attitude. Il finirait par l'oublier, se faire d'autres amis, et ainsi allait la vie. Voilà deux semaines que cette fameuse soirée s'était noyée dans l'oubli, du moins, dans celui que Cléopâtre tentait d'imposer. Jamais elle n'avait été aussi longtemps séparée de Charli depuis leur rencontre, un éloignement voulu, qui plus est. De toutes manières, ce soir, aucun risque ne pouvait se présenter, aucune apparition ne pouvait ternir sa volonté. Ce soir, c'était le travail qui primait. Du haut de ses escarpins noirs et cuivrés, ses longues et fines jambes se dandinaient au rythme de la musique, prises au piège dans des collants résilles, volontairement déchirés de part en part, donnant un look rock'n roll et pour le moins affriolant, qui rendait une parfaite harmonie, liées à un





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Sweet Heart

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MessageSujet: Re: CHARLI/CLEOPATRE.   Lun 12 Aoû - 17:17


Oh, kiss me beneath the milky twilight. Lead me out on the moonlit floor. Lift up your open hand. Strike up the band and make the fireflies dance. Silver moon's sparkling, so kiss me. Kiss me down by the broken tree house. Swing me upon it's hanging tire. Bring, bring, bring your flowered hat, and kiss me.

 flashback's beginning. L'ambiance était à son comble. La musique rock'n roll agressaient les oreilles, la tonalité parfaite. Cléopâtre ne parvenait même plus à penser. Mais peut-être n'était ce pas simplement dû à la musique ... Elle avait bu, tout autant que Charli. Pas assez pour être totalement ivre, il lui en fallait beaucoup plus pour cela, mais elle était bien partie. La belle avait fumée, aussi. Pourtant, elle en redemandait encore. Tandis qu'elle dansait avec Charli, de manière assez provocante, depuis vingt minutes, elle lui fit signe. Un signe qu'il se faisait très souvent : celui de l'envie d'un joint. Elle se fraya un passage parmi la foule, et une fois à l'extérieur avec lui, les joints ne tardèrent pas à être roulés. A ces moments là, elle se sentait tellement libre. Près de Charli, elle se sentait à sa place. Comprise. Défoncée elle était. Il n'était pas dans un meilleur état. Tandis qu'ils étaient assis sur les marches de l'escaliers de secours, à côté de l'entrée, la belle observait le ciel. Elle se leva pour s'assoir sur les genoux de Charli et faire des commentaires assez loufoques sur les étoiles. Ils étaient dans une position équivoque, mais rien n'était aussi naturel que ça, pour eux. Elle se callait dans ses bras et enfouit sa tête dans son coup, tandis que le monde entier tournait autour d'elle. Stone, ils étaient restés là pendant un certain temps. Une musique qu'ils aimaient tous les deux les réveilla et les poussa à revenir vers la population. Elle entraina Charli avec elle, tandis qu'elle rejetait encore la fumée de son dernier joint. La manière dont ils dansaient pouvaient laisser entendre qu'ils étaient tout sauf amis. Pourtant, ils l'étaient bel et bien. C'était ce qu'elle pensait jusque là. Tandis qu'ils se déhanchaient sur un son qui leur ressemblait, planant à des kilomètres de là, enfermés dans leur bulle imaginaire, leur regard ne se quittaient plus. Elle n'eut même pas besoin d'y réfléchir : leurs lèvres se retrouvèrent rapidement. un baiser passionné, intense. Un baiser vrai. Un baiser sincère. Pas seulement un baiser de junkies. Plus il prenait de l'ampleur, moins elle avait envie d'en finir. Elle ne se rendit même pas compte qu'ils s'étaient arrêtés de danser, et qu'ils étaient désormais bien occupés à s'embrasser, contre un mur du club, près du bar, dans un coin sombre, à quelques pas de l'endroit auquel ils dansaient il y a quelques minutes de cela. Par ce baiser, elle avait passé un excellent moment. Quelle ironie qu'elle soit dans l'obligation de prétendre le contraire quelques jours plus tard. flashback's end.

Ah oui ? Tu n’as pas aimé ? Je pourrais recommencer sinon … Habituellement, elle aimait tellement ce genre de phrase. C'était leur rituel. Ils se cherchaient sans arrêt. Elle aimait jouer avec le feu, avec lui. Seulement, elle s'était brûlée, et elle n'était pas prête à recommencer l'expérience. Le feu lui avait brûlé toute sa carcasse, il suffisait qu'elle s'approche d'un peu trop près pour qu'il calcine son cœur tout entier. Désormais, tout était une question de volonté. Seulement, il était là, face à elle, sa main serrant sa nuque, presque un frisson. Yeux dans les yeux, a volonté n'était plus là, et Cléopâtre alla même jusqu'à se trahir en risquant, involontairement, un bref regard vers les lèvres de Charli, tout proche d'elle. Presque un supplice. La jeune femme souffla en le regardant droit dans les yeux : Arrête ça, s'il te plait ... Cléopâtre ne pouvait nier qu'il y avait toujours une certaine tension entre eux, surtout lorsqu'ils se comportaient ainsi. Légèrement agacée par sa propre impuissance face au regard impassible de son acolyte, la belle brune finit par sourire, en déclarant affectueusement : c'est pas possible ... Tu peux pas essayer d'écouter ce que je dis, pour une fois, au lieu de me déconcentrer ? Amusée, elle en garda même le sourire. La petite brune retrouvait, petit à petit, sans réaliser, son comportement habituel. Impossible d'être cruelle avec lui bien longtemps, surtout à cette distance. Seulement, il y avait encore beaucoup de chemin à faire, et elle était seule à en décider. Charli l'avait compris, et soupira. La danseuse l'écouta attentivement : Tu ne me diras pas n’est-ce pas ? En fait tu ne m’a jamais réellement dit quelque chose de toi, de ta vie. Je connais beaucoup de ta manière d’être, de penser, mais rien de ta vie. Mais je pense deviner que ça ne doit pas être facile pour qu’un baiser te bouscule autant. Il n'avait pas tort. Elle commençait à réaliser que sa manière d'agir était égoïste. Pleine de bonnes intentions, certes, mais égoïste malgré tout. Elle restait dans le silence, ne sachant plus quoi lui dire. Devait-elle lui avouer la vérité ? Résumons. "J'ne suis qu'une pauvre dingue atteinte d'une maladie cardiaque dont je ne t'ai jamais parlé. Oh, j'avais oublié de te dire que j'allais bientôt mourir. Mais on reste potes ein. Je peux partir du jour au lendemain, depuis que je suis bébé j'ai une épée Damoclès au dessus de la tête, et tu risques de ne plus me voir du jour au lendemain, mais ça n'empêche rien " non, elle ne pouvait pas dire ça. C'était à elle de porter le fardeau, pas lui. Malgré tout, elle allait essayer de lui faire comprendre.

le problème, ce n'est pas le baiser, Charli ... Le problème, c'est que je l'ai partagé avec toi. C'est totalement différent. Tu ne comprends pas ... Tout comme lui, elle n'était pas à l'aise avec les déclarations, les révélations sur sa vie et ses sentiments. Elle n'était pas habituée aux confidences. Ce n'était pas pour elle. Pourtant, à présent, elle sentait qu'ils en avaient tous les deux besoins. Elle poussa un léger soupir, dépassée, et commanda un verre, tant qu'à rester ici. Une téquila. De l'alcool, elle en aurait besoin. Elle rencontra à nouveau le regard du jeune homme et avoua : Je ne peux pas m'attacher, ce n'est pas possible, tu comprends ? J'ai pas le droit. Je peux pas t'faire ça à toi. M'envoyer en l'air, rouler des joints, rouler des patins, c'est pas ça le soucis. Ca me pose pas de problème. Je me fiche du mec en question. Mais je peux pas agir simplement comme ça ... Avec toi. Non, avec toi, je peux pas. Je peux pas t'embrasser juste parce que tu m'attires et continuer à te voir après sans être touchée par ce que tu es. Je peux plus continuer à jouer à notre jeu avec toutes les conséquences qu'il y a derrière, et que toi, tu ignores. Je peux plus ... Cléopâtre passa une main dans ses cheveux, se demandant si elle avait raison de parler ainsi, ou non. Peu importe, elle continua dans sa lancée : Parce que je sais que nous deux, ça peut dépasser le simple baiser, et tu le sais très bien, aussi, au fond de toi. Ouais, tu le sais tout autant que moi. Et pour ... Une personne comme moi, c'est dangereux. C'est dangereux ce putain de sentiment que je ressens maintenant et que j'arrive pas à me sortir du crane. Que tu me fasses cet effet, c'est pas censé arriver. L'égyptienne s'en voulait, elle devait bien l'avouer, elle s'énervait presque. Elle le regarda à nouveau avant de déclarer d'une voix échauffée : Et je fais tout pour m'éloigner, je fais tout pour te jeter, j'y mets toutes mes forces, pour te protéger, pour me protéger. Mais toi, tu reviens, sans arrêt, et tu te fiches des insultes que je peux te balancer. Je suis exécrable avec toi, et pourtant, t'es là. Pourquoi?! Pourquoi tu me compliques encore plus la tâche ? Pourquoi j'arrive pas à passer au dessus de tout ça ? Et pourquoi tout devait être si compliquée dans sa vie ? Pourquoi un simple baiser devait provoquer une véritable tragédie digne du temps d'un automne ? Alors ouais, voilà, tu l'as ta vérité. Ce putain de baiser m'emmerde bien. J'arrive pas à l'oublier. J'arriverai pas à t'oublier, toi. A ce moment là, le serveur posa son verre sur le comptoir. Pour se donner une contenance, Cléopâtre se jeta sur l'occasion, attrapa le verre et le but cul sec. Possédée par une impulsivité de tous les diables, sûrement influencée par le discours qu'elle n'aurait jamais pensé lui tenir, elle s'exclama : Oh et puis merde ! Elle attrapa le tissu du tee-shirt de Charli, le tira doucement vers elle pour que les quelques centimètres qui restaient entre eux disparaissent, et pour la deuxième fois depuis qu'ils se connaissaient, posa ses lèvres sur les siennes. Et là, il n'était pas question d'attirance, de trip, ou de quoi que ce soit. Elle l'embrassait simplement parce qu'elle en avait envie. Parce que, pour une fois, elle ne s'était pas souciée de comment se comporter par rapport à sa maladie quand les choses devenaient compliquées. Juste parce que l'éloignement qu'elle s'imposait lui était, désormais, insupportable. Cléopâtre savait pertinemment qu'il était plus important pour elle qu'elle ne voulait bien l'admettre. Avant qu'elle se rende compte, une nouvelle fois, qu'elle agissait de manière totalement égoïste, elle profita d'un moment de répits, posant sa main sur la nuque du jeune homme, tandis que l'intensité du baiser témoignait de l'envergure de la tension qui régnait.  
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Sweet Heart

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MessageSujet: Re: CHARLI/CLEOPATRE.   Mar 13 Aoû - 21:49


Heart beats fast, colors and promises. How to be brave ? How can I love when I’m afraid to fall ? But watching you stand alone all of my doubt suddenly goes away somehow, one step closer. I have died everyday waiting for you. Darling don’t be afraid I will not let anything take away what’s standing in front of me. Every breath, every hour has come to this one step closer.

Comment se montrer courageux ? Comment se comporter lorsqu'on est pris au piège ? Cléopâtre ne détenait plus aucune réponse. Elle croyait avoir le parfait contrôle jusque là, croyant naïvement qu'elle pourrait reculer si les choses venaient à se compliquer. Voilà, elles s'étaient compliquées, drôlement, même. Et la voilà dans une impasse, incapable de bouger, incapable de se sortir de là. Elle n'en trouvait même pas l'envie. Dans le fond, elle le voulait, elle le voulait vraiment. Rester simplement auprès de Charli, aller doucement vers l'avenir, et tester. Voir ce que ça donnerait, tout simplement. Ils avaient beau être des junkies de première, incapable de s'attacher durablement en matière de cœur, elle savait qu'ils étaient capable de mener un quelque chose à deux. Elle aurait pu simplement attendre ce que ça donnait, et se laisser porter, avec délice, sur les flots. Leur complicité était fusionnelle, elle l'avait toujours su. Leur ... couple, difficile pour elle de se nommer ainsi, pouvait vraiment fonctionner. Mieux encore. Seulement, voilà, il n'y avait pas qu'eux : il y avait tout le reste, aussi. Y compris la fatalité, celle qui avait décidé de l'enlever un peu plus tôt. Elle devait garder ça en tête. Quelle que soit leur complicité, ou même, leur amour - le mot lui paraissait si peu familier - rien ne fait face à cette fatalité là. Admettons qu'ils se décident à prendre le risque, énorme aux yeux des deux, soit dit en passant, que pourrait-elle lui offrir ? Quelques mois, avant de lui offrir la superbe et unique opportunité d'enterrer sa petite amie, celle qui avait promis d'être toujours là pour lui ? Très fade tableau. Dramatique, Pathétique même. Elle n'y voyait vraiment pas Charli, qui lui, était beau, vivant, étincelant, comme un phœnix. Lui, il avait ce courage. Cléopâtre, elle, était ternie par les années de lutte contre la maladie et les fléaux, elle avait perdu la foi, et gagner la résignation. Elle tenta de lui expliquer, envers et contre tout. Il était temps d'essayer de lui faire comprendre le pourquoi du comment. Elle ne réalisait pas ce qu'elle était en train de faire, l'impulsivité, et c'était peut-être mieux comme ça. Attends, je peux comprendre. Je n’avais pas prévu qu’on s’embrasserait ce soir là, mais je suis passé outre. J’ai réussi à admettre que oui certes on s’était embrassé mais que rien ne changerait …. Du moins c’est ce que je pensais et ce que je souhaite, que rien ne change.

Cléopâtre l'écoutait attentivement, et la fin de son discours lui fit presque peur. Elle savait que quelque chose allait changer, quoi qu'elle décide. S'éloigner pour le protéger ? Changement. Faire semblant, comme si rien ne s'était passé, et rester amis ? Impossible après cela, donc changement. Hypothèse folle pour laquelle elle se laisserait aller à ses sentiments et lui dévoilerait sa mort imminente ? Gros gros changement. Rien ne sera comme avant. Elle fit alors une triste déclaration : Je pense qu'on a pas le choix, les choses vont changer ... vint alors le moment où elle dévoila ses sentiments. Une grande partie, en tout cas. Tout sortait en vrac, elle n'était pas habituée à être prise au dépourvu, mais voilà, avec lui, c'était comme ça. Ses paroles sortaient, de manière honnête, entière. Elles lui présentaient comme elles lui venaient, quitte à être confuse. J’ai peur de ne pas bien comprendre ... La belle quitta son regard quelques instants, laissant planer un petit silence avant de dire clairement : Ce que j'essaie de te faire comprendre ... c'est que j'ai la trouille. Et ce pour une foule de raisons. Le mal qu'elle s'apprêtait à lui faire simplement en s'approchant de lui alors qu'il ignorait sa maladie, le mal qu'elle se faisait à elle-même en aimant une personne alors qu'elle s'était interdit d'aller jusque là. Et puis, peur des sentiments en eux-mêmes, aussi. Elle n'avait pas l'habitude de s'attacher autant. Cléopâtre n'était pas un cœur d'artichaut, loin de là, le contraire même. C'était ce qu'on lui reprochait, la plupart du temps. Alors on y est. Voilà c’est ça au fond ? Tu es folle de moi. Cette phrase eut le don de détendre l'atmosphère, l'égyptienne se rendait compte à quel point elle était sous tension. Un léger rire qui échappa, tandis qu'elle lui sortit avec assurance une phrase qui, jusqu'alors, était on ne peut plus banale, puisqu'il s'agissait de leurs discours de tous les jours : Voir même, prête à te violer sur le comptoir à l'instant. Cela lui faisait du bien de pouvoir le chercher, comme avant. Ne serait ce que quelques secondes dans la conversation. Il reprit alors : Ecoute, je ne sais absolument pas ce qui va se passer entre nous. Je préférais rayer ce passage de ma vie vois tu, mais j’essaie de contrôler au mieux ce que je ressens, oui putain, ce que je ressens parce que tu vois, ce truc, ce putain de truc à la con qu’on a fait et bien il m’a pas laissé indifférent. Tu le dis très bien : ce que je ressens pour toi n’est pas censé arriver, mais c’est arrivé voilà ! Et faut faire avec. Et je tiens à toi bordel, je tiens à toi ! Je ne veux pas l’admettre, mais je suis … oh laisse tomber.

Elle réalisait alors qu'il était, lui aussi, en souffrance. Qu'il était aussi impuissant qu'elle. Qu'il détestait cette nouvelle sensation, autant qu'il la vénérait. Ils ne se reconnaissaient plus, visiblement. Seulement, la fin de son discours retint son attention. A vrai dire, cette phrase, ou du moins ce qu'il avait osé en prononcé, l'effrayait, la tétanisait, et lui plaisait, le tout à la fois. Quel que soit l'adjectif qu'il voulait utiliser, elle ne voulait pas l'entendre. Non. Parce qu'au moment où il le prononcerait, impossible de revenir en arrière. Malgré cette peur absolue, elle le regardait, et sa stupidité l'emporta : ... Tu es quoi ? Elle regretta sa question au moment même où elle l'avait posé. Elle était censée posée des barrières. Etre la personne raisonnable, parce qu'elle savait, elle. Et pourtant, elle était là, face à lui, lui posant des questions sur ce qu'il ressentait. Terrible, Cléopâtre aurait pu se foutre des claques à elle toute seule. Malgré cette prise de conscience, c'est son envie qui l'emporta haut la main. A la vitesse de l'éclair, ses lèvres trouvèrent celles de Charli. Désormais, elle était officiellement finie. Au moment même où elle avait commencé à l'embrasser, elle savait qu'elle ne trouverait plus la volonté nécessaire pour s'éloigner de lui. Elle aurait du à tout prix éviter ce contact qui avait déjà provoqué tant de choses. Pourtant, elle en était avide. Plus les secondes passaient, plus elle s'accrochait à ce sentiment qui la bouffait de l'intérieur. Elle se sentait ivre, libre. Sans drogue, sans alcool. Sa manière d'embrasser était à la fois douce et puissante. Plus rien n'existait, hormis cette foutue passion qui les avait toujours caractérisait, avec ou sans baiser. Elle se rendait alors compte que ça allait au delà. C'était une véritable connexion. Le problème était déjà là avant qu'ils s'embrassent, le baiser n'avait aider qu'à leur faire découvrir la vérité. Après ce moment, les deux s'éloignèrent, rompant le contact. Cléopâtre resta dans ses songes, ne brisant pas le silence quasi solennel. Elle observait avec intérêt la couleur des yeux de Charli, qu'elle avait toujours particulièrement adulé. Quant à lui, il observait ses lèvres, et les caressa du bout des doigts. Instinctivement, elle remonta sa main pour la poser avec douceur sur la sienne, celle qui était en train de tracer sa lèvre. L'intervention de Charli l'aida à sortir de sa torpeur : On a plus rien à faire ici ... elle hocha doucement la tête, et se laissa entrainer à l'extérieur. La fraicheur la frappa de plein fouet, et elle appréciait la valeur. Après avoir plané suite au second baiser qu'ils avaient échangé, ce coup de vent lui donna une petite claque et la faisait sentir entièrement vivante. Qu'allaient-ils faire, désormais ? Cléopâtre n'en avait pas la moindre idée. Elle savait juste que les choses n'allaient pas être faciles. Et pourtant, elle n'aurait échangé sa place pour rien au monde. Ici, dans une ruelle, dans le noir, en sa présence. Elle ne voulait aller nul part, quitte à passer la nuit assise sur la route, en dessous des étoiles, en espérant que la réalité ne revienne jamais s'installer. La belle brune s'était arrêtée sur le trottoir, le regardant au milieu de la route. Elle s'approcha doucement de lui, laissant le long silence s'approprier le moment. Elle s'arrêta malgré tout à ses côtés, et finit par dire d'une voix douce : Charli ... On est peut être en train de faire une connerie ... Seulement, à présent, elle était prête à en prendre le risque. Elle réalisait qu'il s'agissait d'une erreur, mais inconsciemment ou non, elle l'assumait. Ca ne l'empêchait pas d'avoir peur, bien au contraire.
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