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 RP DE LILY COLLINS.

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Sweet Heart

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MessageSujet: RP DE LILY COLLINS.    Sam 23 Aoû - 18:43



◤jamie and lily◢ for when the darkness comes.

« This is the end. Hold your breath and count to ten. Feel the earth move and then.
Hear my heart burst again. Let the skyfall, when it crumbles, we will stand tall face it all together.
»


    Comment ? Oui, c'était le mot. Le mot qui la hantait, le mot qui la suivait partout où qu'elle aille. En clair, le mot qui l'obsédait. Constamment. Indéfiniment. Sans répit, sans relâche. Sans pitié aucune. La justesse des sentiments. Comment avait-elle pu lui faire cela ? Après tout ce qu'ils avaient traversé, tout ce qu'ils s'étaient promis, tout ce qu'ils avaient prévu ? Ils allaient fêter leur deux ans ensemble, alors oui, la question revenait. Comment était-elle parvenue à le trahir, à franchir le pas, celui qu'il redoutait depuis des semaines. Celui qu'elle niait depuis le départ. Et puis, comment cela était-il arrivé ? Elle n'avait rien prévu, rien vu venir. Il s'agissait d'elle, de ses sentiments, pourtant. Elle aurait du savoir. Comment, comment, comment. La simplicité et l'évidence de cette question et le caractère tragique des réponses qu'elle refusait de s'apporter lui renvoyaient sa propre médiocrité en pleine face. Ça en était désolant. Déroutant. Et surtout, extrêmement perturbant. Lily n'avait jamais été ce qu'on appelle de nos jours une "méchante fille". Elle aimait son métier, elle aimait les gens, la vie, et elle aimait faire plaisir. Elle ne supportait pas la trahison, et se révélait particulièrement fidèle et honnête. Le genre de petite demoiselle rêveuse et adorable, qui vous fait penser à une petite rose, aussi douce que réfléchie, qui fleurit sans blesser qui que ce soit. Sans blesser personne ...Elle allait le faire, pourtant. Elle allait le blesser, lui. La dernière personne à qui elle voulait faire du mal. La petite rousse avait longuement réfléchi : que devait-elle faire, comment devait-elle réagir ? Mentir ? Faire semblant que tout allait bien ? Ne pas avouer les choses ? Elle en était tout simplement incapable. Voilà des jours qu'elle était dans cette situation, et elle n'y parvenait pas. Elle en souffrait tellement. C'est pour cette raison qu'elle évitait plus ou moins Jamie. Bien sûr, elle le voyait, avait passé quelques moments avec lui ces derniers jours. C'était son petit ami. Mais elle n'y parvenait pas. Elle ne pouvait pas lui mentir, pas à lui. Ils s'étaient toujours tout dit. Mais bon sang, qu'est ce qu'elle avait du mal à en trouver le courage.Oublier ce qui c'était passé aurait été tellement simple. Occulter ce baiser partagé était sans aucun doute la solution adéquate. Mais voilà, ce n'était pas aussi facile que ça. Ce qui était fait, était fait. Personne ne pouvait remonter le temps, pas même elle, l'interprète de la chasseuse d'ombre, Clary Fray. Mais cette incapacité n'était pas réellement le souci majeur. Non, il y avait bien pire. En réalité, il ne s'agissait pas que d'un simple "baiser". Il s'agissait d'une complicité bien plus forte que cela, qui avait la capacité de tout remettre en question. Ses sentiments, son avenir avec Jamie, son propre bonheur. Elle se posait milles et une questions, sans avoir une seule réponse. Pour obtenir ces dernières, Lily savait qu'elle avait des décisions à prendre. S'éloigner de Jamie, notamment. Cette idée l'effrayait. Elle aimait Jamie, elle savait qu'elle en avait besoin. Elle était liée à lui. Mais voilà, dans cette histoire, il n'y avait pas qu'elle. La jolie brune ne pouvait se permettre d'être égoïste. Pas avec Jamie. Pas avec Evan.Une larme perlée coula lentement le long de sa joue, rejoignant celles qui avaient frayé un chemin avant elle sans que Lily s'en rende compte. Plongée dans ses pensées, elle n'avait pas réalisé qu'elle pleurait depuis un quart d'heure. Là, toute seule, dans le salon de l'appartement que partageait Jamie avec Emilia, sa meilleure amie. Il n'y avait personne, et le vide qu'elle ressentait dans son coeur rendait l'appartement plus grand et silencieux qu'il ne l'était en réalité, et lui donnait l'impression d'être plus triste encore. Si cela était possible. Chose dont elle doutait fortement.  
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Sweet Heart

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MessageSujet: Re: RP DE LILY COLLINS.    Sam 23 Aoû - 19:00

You're just like an angel,
your skin makes me cry
evily

Des jours. Des jours entiers. Des heures pleines, des après-midi lassantes, des nuits aussi longues que solitaires. Il était loin, le temps où elle se rendait chez son meilleur ami en soirée, pour finalement, s'endormir près de lui, doucement, à la nuit tombante. Epoque qu'elle pensait révolue suite à un baiser qu'elle n'avait pas prévu.
Un baiser fortuit, un baiser délicat. Un baiser intense. Plus intense que jamais. Il la bouleverserait encore, au point de la torturer, corps et âme. Depuis quinze jours, elle repassait la scène en boucle. Partagée par la culpabilité d'avoir donné raison aux soupçons de jamie, et une culpabilité encore plus forte d'avoir autant apprécie ce délice interdit. Rien ne serait plus pareil, après cela. Véridique. Mais en quoi cela allait-il être différent ? Là était le nœud du problème. Quelle était l'attitude à adopter ? Quelle conclusion à en tirer ? De quelle manière présenter ses excuses aux personnes qui ont pu être blessées ?
Les questions se succédaient sans mal au fil des jours, et pourtant, Lily ne sut répondre à aucune d'entre elles. C'est pourquoi elle se contenta d'adopter l'attitude qui la caractérisait assez bien en cas de crise : la méthode autruche. Enfouir sa peine hurlante tout au fond de son cœur, fermer ses petits yeux en amande teintés par la culpabilité, se cacher sous sa couette, et attendre que les problèmes s'arrangent. Attendre que cette passion se calme, qu'elle cesse de faire brûler ses flammes, de tout détruire sous son passage. Qu'elle ait pitié d'elle, qu'elle en finisse avec elle. Son cœur était déjà assez calciné comme ça. Sa peau également, mais celle-ci l'avait uniquement été par le touché d'Evan, qui s'était révélé bien plus puissant qu'elle ne l'aurait cru.
Oui, faite que son mal-être disparaisse, ou du moins, assez pour avoir le cran d'adresser à nouveau la parole à Evan. Oui, méthode autruche, entièrement. Méthode qui n'avait jamais fait ses preuves, cela dit. Mais c'était toujours mieux que se planter devant Evan, dévorer ses yeux noisettes, sans savoir qu'elles étaient les bonnes paroles, les bons mots. Tant qu'elle ne trouverait pas ces mots essentiels, et ce malgré les efforts que cela lui demandait, Lily préférait la sécurité : éviter. Eviter sa conscience, éviter ses responsabilités Eviter Jamie, aussi. Eviter Evan, aussi et surtout. Bordel, c'est fou ce qui lui manquait. Dingue de voir combien elle en était dépendante.
Rejetant la couette avec colère, la jeune anglaise quitta son lit, incapable de se mettre dans la peau d'une marmotte sans avoir à se morfondre. Se doucher, voilà ce qu'il lui fallait. Noyer ses idées noires, faire taire ses pensées, et laver sa culpabilité. Quittant les flots de la douche au bout de vingt minutes, une serviette enroulée autour du corps, elle rejoignit le comptoir de la salle de bain, prenant en main le téléphone qu'elle avait entendu vibrer, malgré les éclats de l'eau :

evan ♡
y'aurait moyen qu'on se voie? du genre.. maintenant.

eh...
s'il te plait..? - e.

Son sang ne fit qu'un tour. Premières nouvelles de sa part. Le voir ? Maintenant ? Sa raison lui cria de fuir, sans réfléchir. Refuser, ou ne pas répondre. Mais sans s'en rendre compte, elle tapa en quelques clics :


evan ♡
Dis moi où, j'y serai dans dix minutes.
C'est promis. - l.
Une promesse qu'elle était terrifiée de tenir. Mais hors de question pour elle de s'y soustraire. Enfilant le plus rapidement possible quelques vêtements, elle attrapa son sac et se rendit à sa voiture, espérant qu'Evan lui transmette le lieu du rendez-vous d'ici là. Le trajet fut court, mais laborieux. Concentrée au possible, Lily menait un véritable combat dans sa tête. Qu'allait-il lui annoncer ? En réalité, bien qu'elle ne l'avouerait jamais, elle était terrorisée à l'idée de l'entendre dire les mots : il faut qu'on arrête de se voir. Je veux protéger mon couple. Suite à ce qui s'est passé, il est temps pour nous de ne plus se fréquenter. Était ce vraiment ce qui comptait lui dire ? Si tel était le cas, il était temps de faire demi-tour. Mais Lily avait promis d'être là pour lui. Pour toujours. Et ce même si cela signifiait qu'elle devait entendre de sa bouche qu'il préférait s'éloigner d'elle pour ne pas nuire à ses fiançailles. C'est ainsi que la petite brune se retrouva à Echo Park, reconnaissant celui qu'elle était venue voir en un coup d’œil. Il était de dos, il attendait. Malgré la peur qui lui rongeait le peu d'entrailles qui lui restait, son besoin de le sentir près d'elle la poussa à avancer. Une fois près de lui, respectant une distance raisonnable afin de se protéger de cette proximité qui lui avait toujours fait perdre la tête, la jolie anglaise s'arrêta et murmura : " Evan, je suis là. C'est moi. " il se retourna. Et elle se décomposa. Cette trace bleutée ... Sur un si beau visage ... Elle en oublia ses principes, ses nouvelles règles, sa distance. Le tout pour glisser sa main sur sa joue, son pouce contournant avec douceur la marque sur son œil : " Mon dieu, Evan ... Qu'est ce qui t'es arrivé ? " son regard ancré dans le sien lui rappela qu'elle n'avait plus le droit de faire ça. A contre-coeur, sa main quitta petit à petit son visage.
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Sweet Heart

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MessageSujet: Re: RP DE LILY COLLINS.    Sam 23 Aoû - 19:24



you're just like an angel,
your skin makes me cry

It's bugging me, grating me, and twisting me around. Yeah, I'm endlessly caving in, and turning inside out. Cause I want it now, I want it now. Give me your heart and your soul, and I'm breaking out, I'm breaking out. Last chance to lose control.
evily

La culpabilité. Quel enfer. On en parle pas assez, jamais assez. On n'y fait jamais attention. Puis un jour, on se sent vivant. On déploie ses ailes d'anges, on franchit le pas. Pour, au final, faire quelque chose, entreprendre une action. Quelque chose qu'on n'aurait jamais du faire. Et c'est là qu'elle arrive, l'incongrue. Le petit insecte perfide qui vous ronge la conscience, le cœur, voire même les entrailles, pour les plus malchanceux d'entre nous. Jamais Lily n'aurait cru être victime d'une culpabilité aussi puissante.
Après tout, elle n'était pas une mauvaise fille, loin de là. La petite anglaise était une fille honnête, loyale, et avait pour habitude de se montrer douce et agréable avec n'importe qui. Suite au douloureux divorce de ses parents qui avait marqué sa jeunesse, elle s'était toujours promise d'être droite et sincère en amour. D'aimer le garçon comme il devait être aimé. De ne jamais lui faire de mal. N'avoir rien à se reprocher. Mais plus elle grandissait, plus elle réalisait que c'était un projet particulièrement compliqué à réaliser. Depuis qu'elle avait embrassé Evan, elle se disait même que c'était un projet impossible.
Malgré cette culpabilité, elle alla le retrouver, sans hésiter. Mais le bonheur de le revoir était ternie par la crainte qu'elle ressentait en le voyant blessé. La jolie brune, telle une fée, passa ses doigts fins sur sa peau bleutée, mais s'arrêta presque aussitôt. Elle devait se poser des limites tant qu'elle ne saurait pas pourquoi il lui avait demandé de venir. Elle était terrifiée à l'idée qu'il ne veuille plus jamais la revoir. En attendant, la seule chose dont elle se préoccupait, c'était bien cet œil. « c'est le résultat d'une alliance lancée dans la gueule, t'inquiète pas, j'me suis pas battu. » le regard triste, Lily ne parvint même pas à sourire, à apporter une réponse à cette phrase qui se voulait sans doute rassurante. Car non, elle ne fut même pas soulagée d'apprendre qu'il ne s'était pas livré à bagarres en tout genre. Non, tout était effacé par la première partie de sa réponse. Une alliance lancée dans la gueule. Elle savait ce que cela signifiait. Donc, elle savait. Emma. Cette fille que Lily avait rencontré, apprécié. Pour finalement - dans un certain sens, sans l'admettre - l'envier. Bien sûr, qu'elle l'enviait. Emma détenait la chose la plus précieuse : elle partageait le quotidien d'Evan. Elle était la personne la plus importante pour lui. Elle avait le droit de le caresser, d'être présente pour lui à tout moment, de le voir se réveiller. Etre témoin de ses plus beaux sourires, de ses moments de faiblesse. Elle avait le droit de poser ses mains sur son corps, le regarder dormir, le sentir près d'elle sans avoir à culpabiliser d'une quelconque manière que ce soit. Toutes ces choses que Lily ne pensait pas convoiter jusque là, mais qu'elle s'était permise d'exploiter, malgré tout, il y a deux semaines, en posant ses lèvres sur celles de Peters.
Une pensée lui traversa l'esprit : heureusement qu'Evan m'a trouvée avant. Si cela avait été Emma, j'aurais peut-être plus de cheveux. Voire de bras. Elle a beau être fine et petite de taille, l'amour qu'elle porte à Evan lui aurait donné assez de force pour m'égorger et me faire griller au barbecue, si elle l'avait souhaité. Drôle, comme remarque, diriez vous. Mais pour Lily, c'était tout le contraire. Ça rendait la situation encore plus tragique qu'elle ne l'était.
Bien sûr qu'elle savait que leurs actes auraient des conséquences, bien sûr. Elle mentirait si elle prétendait le contraire. Mais elle espérait, au fond d'elle, qu'ils n'aient pas d'incidence sur le bonheur d'Evan. Et là, présentement, elle se retrouvait là, les bras ballants, incapable de dire quoi que ce soit face à ce qu'elle venait d'apprendre. Les engagements pris par Emma et Evan avaient-ils été réellement compromis à cause d'elle et de son impulsivité débile ? Sans qu'elle le réalise vraiment, sa voix cassé, presque inaudible, tombant de haut, vint déranger le silence : « ... Quoi ? » malgré la sensation de plénitude qu'elle avait ressentie en embrassant Evan, elle se sentait désormais plus bas que terre. Minable. Irrécupérable. La fameuse culpabilité dont je vous parlais tout à l'heure. Elle est là, elle est revenue. Elle n'est jamais partie.
Evan jeta sa cigarette, tandis que dans son esprit, Lily jetait sa dignité. Son esprit se tortura, encore et encore, jusqu'à ce qu'une sensation de chaleur vint apaiser tous les maux. Un sentiment familier. Lily baissa légèrement son regard, tombant alors sur la main d'Evan qui rejoignait timidement la sienne. C'était si doux, et tellement ... agréable. Même ce mot ne rendait pas justice à ce qu'elle ressentait. Malgré ce qu'elle venait d'apprendre, elle ne parvint pas à se dérober à ce frôlement délicieux. « t-tu vas bien..? » depuis que tu es là, oui. Le regard toujours posé sur leurs mains, lily glissa tendrement, légèrement, sa main contre la sienne, avec la douceur qui avait toujours caractérisé leur relation. Pour répondre à sa question, elle hocha doucement la tête, puis finit par la relever pour retrouver son regard. Son regard aussi délicat que ses caresses, que ses gestes. Elle retrouva également son sourire. Face à celui-ci, ses lèvres s'étirèrent aussi, à son tour, en un sourire timide.
Elle répondit alors d'une triste voix : « C'est plutôt à toi qu'il faudrait demander ça ... » N'est ce pas ? Les yeux de la jolie brune ne quittèrent pas ceux d'Evan, s'émerveillant, pour la millième fois, de la beauté de leur couleur. Quant à sa main, elle refusa également de quitter la sienne. Comme si elle en dépendait. Le besoin de lui était toujours là. Bordel, pourquoi avait-elle toujours autant envie d'être toujours plus près de lui ? Son œil bleuté la faisait culpabiliser. Ils ne s'étaient pas revus, depuis ce fameux jour. Depuis le jour où qu'ils s'étaient embrassés, le jour où leurs âmes s'étaient retrouvés, le jour où sa vie avait été chamboulée. Alors, que dire ? Une seule chose lui vint à l'esprit. « Je suis désolée. » Qu'est ce que ça lui était difficile, de lui dire ça. Désolé d'avoir déposé mes lèvres sur les tiennes, désolé d'avoir déclenché le chaos. Lily n'était pas capable de prononcer la suite de cette phrase à voix haute, elle ne souhaitait pas poser des mots sur ce qui s'était passé. C'était trop tôt. Ça le serait toujours. Avec un simple "désolé", elle savait qu'il comprendrait de quoi elle parlait. C'était évident.
Puis, le tactile reprit le dessus. Elle réalisa que ses doigts fins s'étaient doucement faufilés entre ceux d'Evan, sans s'en rendre compte. De sa main libre, elle voulait l’apaiser, le retrouver. Sentir sa peau sous ses doigts, encore et toujours. Tout n'était que beauté quand il était là. Sa main libre, hésitante, s'éleva alors vers le visage de son meilleur ami. Elle frôla une mèche de sa chevelure blonde, près de sa nuque. S'y attardant, Lily passa ses doigts dans cette mèche, lui caressant les cheveux avec légèreté et lenteur. Elle ajouta, une nouvelle fois, de manière pensive cette fois-ci : « Je suis désolée ... » maintenant, elle voulait s'excuser pour ça. Pour ses gestes actuels. Son incapacité à s'éloigner de lui. Elle s'excusait de son comportement : continuer à le toucher, alors que c'était ce qui avait provoqué sa rupture avec Emma, qu'elle venait tout fraîchement d'apprendre. Décidement, elle n'avait aucun principe. Elle devait s'arrêter, mais elle ne le faisait pas. Oui, en réalité, elle s'excusait d'être faible avec lui, tout simplement.



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Sweet Heart

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MessageSujet: Re: RP DE LILY COLLINS.    Sam 23 Aoû - 20:04



for when the darkness comes

this is the end. hold your breath and count to ten. feel the earth move and then. hear my heart burst again. for this is the end, I've drowned and dreamt this moment. so overdue, I owe them. swept away, I'm stolen. let the skyfall, when it crumbles, we will stand tall face it all together.
jamilie

deux ans auparavant.
Ce rôle, elle le voulait. Elle le voulait tellement. Combien de fois ses proches lui avaient-ils dit de se lancer, de se présenter au casting, affirmant qu'elle était le portrait craché de la jeune Clarissa Fray ? Certes, aux premiers abords, ce n'était pas très flatteur. Rappelons que la Clarissa en question, dans le bouquin, se caractérisait elle-même comme étant "une fille banale, sans réelle beauté. Petite, très mince, les hanches menus, les cheveux bruns tirant sur le roux, hirsutes et rebelles, des petites tâches de rousseur, la peau blanche et les yeux doux ". Mais évidement, cela n'était qu'un détail. En parfaite admiratrice, elle dévorait les histoires de clary et de jace depuis belles lurettes, bien avant que  Harald Zwart se décide à en faire une production hollywoodienne. C'est pourquoi elle ne pouvait être que flattée d'être comparée à cette héroïne au caractère sans pareil. Courageuse, protectrice, sensible, intéressante, intelligente. Attachante, et douce, malgré - on ne peut le nier - un sacré mauvais caractère. Ce rôle, c'était la chance de sa vie. Une opportunité incroyable, celle de jouer le rôle d'une demoiselle qu'elle admirait au travers de quelques pages qui l'avaient tant fait rêvée. Jamais elle n'avait eu l'occasion de jouer dans une adaptation littéraire, et vivre cette expérience pour la première fois sous les traits du personnage qu'elle aimait le plus ne pouvait être qu'incroyable. C'est ainsi qu'elle se retrouva dans cette salle d'audition, au milieu d'un véritable rassemblement d'acteurs qui relisaient le script avec attention. Les murmures étaient nombreux, ça fourmillait d'activité. Seule Lily était calme. Petite brune qu'elle était, assise en tailleur, dans un coin de la salle, silencieuse. Certainement la seule demoiselle n'ayant pas entre les mains le script distribué par les producteurs. Pour être franche, elle ne l'avait même pas lu. Suicidaire, me diriez vous ? Peut-être. Disons qu'elle avait sa propre façon d'envisager les choses, et d'appréhender les auditions. A ses yeux, le plus important restait le personnage en lui-même. Les origines. Autrement dit, le bouquin. C'est pourquoi le premier tome se trouvait entre ses fines mains. Elle le relisait, attentivement, avec la même attention qu'elle accordait aux scripts habituels. Elle envisageait les choses de cette façon. Soit ça plaisait, soit ça ne plaisait pas. Ça passe ou ça casse, comme on dit. En attendant, elle écoutait son instinct, et jusque là, ça lui avait plutôt bien réussi.
Tellement absorbée par le seizième chapitre, elle ne remarqua rien, ni l'agitation autour d'elle, ni la présence d'un garçon à la chevelure d'ange qui ne se trouvait pas loin d'elle et qui avait les yeux posés sur sa carcasse de petite anglaise aux cheveux bruns : « Apparemment, je ne suis pas le seul à avoir eu l'idée. » surprise par cette intervention, les yeux en amande de la jolie collins se levèrent vers celui qui venait de se manifester. Mignon, grand, mince, la peau claire, les cheveux en bataille, et une attitude désinvolte. Elle le reconnaissait, bien sûr. Les yeux de la demoiselle se posèrent sur les mains de l'acteur, qui tenaient également le premier tome de the mortal instrument. Sourire amusé aux lèvres, Lily répondit en brandissant son recueil : « C'est plus instructif. » il hocha la tête, et surenchérit : « Et plus intéressant, aussi. » totalement d'accord. Elle souria avant de demander, curieuse : « Tu aimes les livres ? » avec la joie et l'attitude bon enfant qui le caractérisaient, il s'exprima à nouveau : « Je les adore ! Cassandra m'a envoûté, je suis pourtant fine bouche, habituellement, côté littérature ... » sans même qu'il lui dise, elle savait déjà pourquoi il était là. Pour quel rôle. C'était d'une évidence. Il avait tout de Jace Wayland. Ce côté rebelle, cette attitude, ce physique, ce charisme. Connaissant déjà la réponse, elle demanda tout de même : « Et j'imagine que c'est le rôle de Jace Wayland qui t'a amené jusqu'ici ? » il se cala sur sa chaise, observant le livre tandis que ses doigts jouaient à feuilleter les pages sans réel intérêt : « Je ne saurais dire si c'est son arrogance ou son humour déplacé qui m'a le plus séduit ... Non, après réflexion, je sais. C'est l'arrogance. Ça m'amuse. » Face à cette réplique, la jolie brune eut un rire amusé, riant de bon coeur avec l'acteur britannique. Tout sourire, il lui annonça : « Je m'appelle Jamie. » Jamie Campbell Bower, oui. Elle savait. « Je sais. » Cela n'étonnait pas des masses le blond, dans ce métier, tout le monde se connaissait de nom, après tout. Mais sa manière de répondre l'avait amusé. « Et moi, c'est Lily. » ajouta t-elle. Oui, Lily Collins, bien sûr. Toujours aussi amusé, il répondit au tac-au-tac : « Je sais aussi. » ils se sourirent. Un sourire qui dura deux ans.

retour dans le présent.
Deux ans, oui. Deux ans déjà. Ces souvenirs se bousculaient sans relâche dans sa petite tête, mais se dispersèrent aussitôt lorsque la porte d'entrée claqua. Perturbée, tirée de ses pensées, Lily sursauta légèrement. Non, pas déjà. Laisse moi encore du temps, s'il te plait. Quelques secondes, seulement. Quelques secondes pour me remémorer le bonheur que c'était, d'être ensemble. S'il te plait. Mais il était déjà là, entrant dans la cuisine alors qu'elle s'acharnait sur ce pauvre verre qui n'avait certainement rien demandé. « Bonsoir princesse… » tandis qu'il se glissait derrière elle pour l'embrasser dans le cou, Lily le sentait si heureux. Elle inspira son parfum si familier, et s'enivra du sentiment de sécurité qui l'accaparait toujours lorsqu'elle se trouvait dans ses bras. Une sécurité dont elle avait tant besoin aujourd'hui, mais qu'elle pensait ne plus mériter. Sécurité ... Quelle sécurité ? Elle n'était plus sûre de rien, à présent. Elle n'avait plus la moindre certitude. Jamais elle n'avait été autant vulnérable. Non, cette sécurité ne suffisait plus, désormais. Elle n'était plus totale depuis qu'elle avait goutté aux lèvres d'Evan Peters.
Elle ne pleurait plus, désormais, malgré une lueur de tristesse dans les yeux : elle était décidée, et le discours qu'elle allait tenir ne quittait plus son esprit. Elle ne parvint pas à répondre à cet accueil, incapable de se montrer légère, comme il l'était. Sur son petit nuage, il se dirigea vers le frigo. Naïvement. Si seulement il savait ... Cette innocence rendait la scène plus triste encore, et surtout, plus difficile pour elle. Tandis qu'il jeta un œil dans le frigidaire en croquant dans une carotte, elle profita de son inattention pour essayer rapidement les petites larmes, qui avaient glissé sur ses joues, à l'aide des manches de son sweat gris. Telle une enfant qui voulait cacher ses faiblesses. Le tout de manière rapide, afin qu'il ne s'en rende pas compte. L'attention de la jeune femme ne parvint pas à se concentrer sur autre chose que le verre, c'est pourquoi elle continua de le nettoyer. Pendant ce temps, Jamie dressa le programme, sans réaliser la situation de crise qu'ils allaient être contraints à vivre, tous les deux. Qu'il était chanceux, à cet instant précis. « T’as passé une bonne journée ? Tu sais qu’on a l’appart juste pour nous ce soir ? Je pensais te faire à manger et regarder un film… enfin quand tu auras fini de laver ce pauvre verre qui semble être propre… » sa dernière réplique eut le don de la réveiller de sa torpeur. Lily posa son regard sur ses mains, qui continuaient à s'écharner sur cette vaisselle. Sa réflexion n'était pas infondée : elle nettoyait ce verre depuis un moment déjà. Pourtant, elle ne l'avait jamais sentie aussi sale. Était ce vraiment le verre qu'elle lavait, ou était-ce sa conscience qu'elle tentait de purifier ?
Peu importe. C'était du pareil au même. Tout lui était égal, désormais. Elle n'osait même pas poser son regard sur lui, c'est pourquoi ses yeux continuaient de fixer le verre entre ses mains. Elle avait arrêté de frotter, pourtant. Sa voix souffla doucement : « Jamie ... » La petite brune, les mains humides et posées sur le bord de l'évier, capitula et affronta le regard du bel anglais en levant la tête vers lui. Il avait l'air si heureux, malgré un soupçon d'incompréhension dans son regard. Était ce vraiment nécessaire de lui dire, après tout ? De le blesser ? Puis elle repensa à la sensation que lui avait procuré le baiser partagé avec Evan. Non, ce n'était pas rien. Elle devait être honnête. La relation qu'ils entretenaient n'avait jamais laissé place au mensonge.
Seulement, elle avait conscience - plus que jamais - que ses mots allaient tout changer. Tout. Sa confiance, sa considération, leur relation. Peut-être allait-il la détester, suite à ce qu'elle allait lui annoncer ? Allait-il lui déclarer son fameux « je te l'avais dis ! », son « je le savais ! » ? Il aurait bien raison, cela dit. Evan, elle, leur relation malsaine ... Il l'avait prévenu. Il s'en était douté avant même qu'elle ne comprenne elle-même. Tandis qu'elle l'observait, de ses grands yeux - aussi noisettes que brillants à l'heure actuelle -, Lily restait silencieuse. Elle ressentait, tout à coup, le besoin de le sentir contre elle. Une dernière fois avant de laisser un puissant tsunami déferler sur leur amour. Elle en avait besoin. C'est pourquoi, d'une petite voix, elle demanda : « Tu peux me prendre dans tes bras, s'il te plait ... ? »




Dernière édition par Sweet Heart le Jeu 28 Aoû - 18:38, édité 64 fois
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MessageSujet: Re: RP DE LILY COLLINS.    Lun 25 Aoû - 18:47



When someone walks into your heart
Through an open door

When someone walks into your heart through an open door. When your hand finds the hand, It was meant to hold, don't let go. Someone comes into your world, suddenly your world has changed forever. Your love lifts me out of time, and you know my heart by heart. So now we've found our way to find each other, so now I found my way, to you.
jamilie



mardi 19 août, 17h14.
« Non, Jamie ! Quand c'est non, c'est non ! » Riant de bon cœur, Lily repoussa gentiment le grand blond qui tentait de la prendre dans ses bras. La scène était semblable à celle de deux amoureux de six ans, qui se disputaient sans se disputer réellement. C'était bon enfant, leur complicité ressortait à chaque moment, même lors de leurs petites batailles d'amoureux. Ignorant les refus de la belle brune, Jamie s'approcha une nouvelle fois et l'entoura de ses longs bras fins, comme si il cherchait à se l'accaparer, voir à l'immobiliser pour la séquestrer. Eclatant de rire, Lily tenta d'y échapper, mais ne parvint qu'à les faire bouger, tous les deux, d'un pied sur l'autre. Comme si ils dansaient une valse peu accordée, sans rythme. La seule différence était que la petite anglaise était de dos à lui, et donc, que le torse de Jamie se retrouvait plaqué contre son dos. Elle ria à nouveau. Un rire serein. Tout était toujours serein quand il était là. « JAMIE ! Tu m'étouffes ! » c'était surtout le fait de rire qui l'étouffait autant. En réalité, même dans ses moments là, il se montrait toujours doux. Il n'était pas difficile d'avoir le dessus sur Lily, pourtant. Elle était assez petite, fine comme une brindille, douce comme personne, et incapable de faire le moindre mal ne serait ce qu'à un moustique. Quant à Jamie, il mesurait une bonne tête de plus qu'elle. Il n'était pas forcément des plus costaud, mais il avait une énergie débordante et une force insoupçonnée. Il pouvait en venir à bout sans problème. Il restait pourtant délicat, même dans les petites querelles amoureuses comme celles-ci. Des jeux d'enfants. Ignorant - d'un sourire taquin - la réplique de sa femme, il la serra encore un peu plus dans ses bras, et déposa des bisous au creux de son cou et dans ses cheveux. Alors, d'une voix de petiot faussement exigeant et capricieux, il demanda : « Mais pourquoi on ne se retrouve pas avant ? » amusé par son jeu, Lily tenta une nouvelle fois de se dégager, en vain. Elle répéta, une nouvelle fois, d'une voix amusé : « Je te l'ai déjà dis, je veux te faire la surprise ! A chaque fois, tu sais comment je m'habille. J'essaie d'entretenir le mystère, cette fois. » après tout, un petit peu de re-nouveau dans leur couple ne pouvait pas leur faire de mal. Ils se connaissaient si bien, désormais. Deux ans maintenant. Ce qui était étrange, c'est qu'elle ne s'ennuyait jamais avec lui. Le temps n'avait pas eu d'emprise sur eux. Jamais elle ne se sentirait lassée. Pourtant, elle connaissait ce sentiment, l'ayant déjà rencontré au cours de relations passées. Mais pas ici. Pas avec Jamie. Quel que soit le temps qu'ils passeraient ensemble, elle savait qu'elle le découvrirait toujours un peu plus chaque jour. « Alleeeez. », insista t-il, d'une voix haut portée, comme un caprice d'enfant de cinq ans. Lily savait qu'il avait déjà capitulé, puisqu'il avait été d'accord avec l'idée. Mais ces jeux d'enfant l'amusaient tellement. Jamie lâcha très légèrement sa pression, elle parvint alors - en riant - à se retourner afin d'être face à lui malgré son étreinte forcée. Il s’apprêta à se plaindre à nouveau. Elle le voyait à ses yeux, à sa moue faussement insatisfaite. Elle le connaissait mieux que quiconque. Lui coupant l'herbe sous le pied, Lily posa rapidement son index sur ses lèvres en affirmant dans un gloussement amusé : « Non, j'ai dis. » et en preuve de sa bonne foi, ne lui laissant guère le temps de renouveler sa complainte ou rétorquer quoi que ce soit, Lily embrassa ses lèvres d'un geste aussi rapide que tendre.

Mercredi 20 août, 19h04.
Voilà à quoi elle pensait, tandis qu'elle se brossait les dents, le corps entouré d'une serviette de bain aussi blanche que l''immaculée conception. Ses cheveux étaient humides jusqu'à la racine, on pouvait déjà entrevoir les boucles qui s'y formaient, quand bien même l'ensemble de ses mèches étaient relevés à la va-vite en une espèce de petit palmier qui tenait simplement grâce à une pince rose bonbon. Elle foulait le tapis de la salle de bain de ses petits pieds nus. Petits, oui. Combien de fois s'était-elle plainte de ses pieds ? Ses chevilles étaient trop fines, et elle avait toujours détesté sa taille. 36, tu parles d'une pointure !, rien de plus compliqué pour trouver une paire convenable.
Tout dans son attitude, à ce moment là, laissait comprendre qu'elle se trouvait seule, dans cet appartement. En effet, la petite brune se préparait doucement, tranquillement, profitant de sa solitude pour choisir sa toilette avec soins. Celle qui plairait à son petit ami, avant tout. A ses yeux, ça restait le plus important. Elle était toujours fière d'être à ses cotés, à son bras. Jamais un homme n'avait été aussi charismatique. C'est pourquoi elle voulait qu'il soit tout aussi fier. Du moins, le plus possible. D'ailleurs, son esprit s'égara, et elle pensa à lui, amusée par les événements de la veille. Sans qu'elle le réalise, ses lèvres fines s'étirèrent en un sourire rêveur. Elle était heureuse de sa petite surprise, aussi infime fut-elle. En temps normal, Jamie et elle partageaient leur journée ensemble, se préparant avec minutie, l'un à côté de l'autre, se disputant gaiement parfois la glace de la salle de bain, aussi grande fut-elle. Cela dit, Lily devait bien l'avouer : elle était, parfois, bien trop coquette. Une vraie petite anglaise. Pour cette fois-ci, ce fut ses cheveux qui prirent le plus de temps. Comme toujours, en réalité. Tentant de dresser sa chevelure sauvage comme elle le pouvait, Lily secoua les mèches de cette dernière tandis que le sèche-cheveux faisait consciencieusement son travail. Petites boucles, par ci par là. Toutes légères, de petites ondulations. Puis Jamie. Son sourire, son regard. C'était fou ce qu'il lui manquait quand il n'était pas là, à ses côtés. Ne serait ce que pour des petits moments de la vie comme celui-ci. Elle en venait presque à regretter sa proposition. Et si on se préparait chacun de son côté, pour se faire la surprise ? Mais quelle idiote ! S'il avait été là, Jamie l'aurait certainement perturbé toute l'après-midi. Il aurait inventé milles pitreries pour la distraire. Peut-être aurait-il attrapé ses mèches pour jouer avec, tandis qu'elle aurait essayé de les récupérer pour finir de les sécher. Il y aurait eu des rires, des taquineries. Peut-être même des courses poursuites dans l’appartement. Et puis, des baisers. Beaucoup de baisers. Toujours de tendres baisers.
S'adonnant à son maquillage, la petite anglaise tâcha de ne pas avoir la main lourde. Voilà une chose qu'elle ne supportait pas. Quel que soit l’événement, elle se présentait souvent sous son meilleur jour : au naturel. Une pointe de crème hydratante, une toute petite touche de fond de teint, un petit peu de poudre, un coup de crayon, et un rouge à lèvre firent largement l'affaire. Lily était tout sauf le genre de fille prête à se noyer sous une couche de fond de teint orange, le crayon charbonneux et l'excédent de fard à joue. D'ailleurs, elle adorait son teint pâle, et mettait tout en oeuvre pour le mettre en valeur à toute occasion. Cette habitude lui valut plus d'une fois la comparaison à Audrey Hepburn. Le plus beau compliment au monde.
Ce jour ci, elle s'autorisa une petite folie : un rouge à lèvre rouge carmin. Ses longs cheveux étaient légèrement relevés en une sorte de chignon un peu sauvage, duquel se dégageaient de nombreuses mèches ondulées qui entouraient son fin visage de poupée. Satisfaite du résultat, elle se tourna doucement vers sa robe, tenue par un cintre associé à une protection plastifiée. Ses droits firent glisser la fermeture éclaire, et en quelques mouvements, la belle anglaise enfila sa merveille. Une robe longue, beige aux teintes nudes, ton sur ton. C'est à ce moment là qu'elle réalisa que les mains de Jamie auraient été bien utiles, cette après-midi là : Lily se contorsionna dans tous les sens pour parvenir à monter la fermeture éclaire, le long de sa colonne vertébrale. Elle en ria toute seule. Si seulement Jamie avait été là. Ou si seulement il savait ce qu'elle était en train de vivre. Il lui aurait certainement dit " tu vois bien que je te suis indispensable !", ou quelque chose dans le genre. Cette complicité, c'était son trésor. Rien qu'à elle.
En attendant, il fallait partir. Le klaxon du chauffeur l'avait presque faite sursauter. Petite touche de parfum, Chanel comme toujours, un petit regard dans le miroir. Elle rassembla ses affaires au passage, notamment son portable - indispensable -, ses clefs, et son sac de soirée. Vingt minutes de trajet suffirent. Vingt minutes durant lesquelles Lily avait l'occasion de penser à Jamie. Son sourire, sa manière de faire le pitre, ses cheveux en bataille, sa petite fossette à la joue gauche, son regard bleuté, sa bienveillance, son charisme, son romantisme. Et son sourire, j'en ai déjà parlé ?
L'ouverture se fit sans grande surprise. Lily aimait ce genre d’événements, elle ne pouvait le nier. Retrouver les membres du casting, revoir les connaissances du milieu, et surtout, rencontrer ses fans qui se présentaient par centaine. Il n'y avait pas à dire, ce métier était une mine d'or inépuisable. Elle traversa le tapis rouge, serrant de nombreuses mains, et s'adonnant à de nombreuses séances photos. La jeune Collins était à l'aise avec cette facette du métier, c'était indéniable. Elle signa avec plaisir les autographes qui lui étaient exigés, offrant des sourires éblouissant à tous ceux qui le demandaient. Et même à ceux qui ne le demandaient pas. C'était une petite étoile, la Lily. Elle aimait briller, elle aimait offrir. D'ailleurs, elle avait du mal à briller complètement, ce soir, sans le bras qu'elle avait l'habitude de tenir. A ce moment même, son sac vibra légèrement. Sortant son téléphone portable de son sac à main, elle jeta un coup d'oeil à l'écran. Un sourire adorable vint trouver refuge à ses lèvres.

Jamie ; tu me manques.

Il avait toujours ce genre de petite attention inattendue. Il savait la toucher. Pianotant sans mal sur son clavier à l'aide de ses doigts fins et vernis de nacré, elle ne tarda pas à lui envoyer les mots de son cœur :

Lily ; tu me manques aussi. Je t'aime. Viens vite, c'est triste sans toi. 

Triste, il ne fallait tout de même pas exagérer. L’événement était plaisant, et Lily s'amusait. Mais que voulez vous : un seul être vous manque, et tout est dépeuplé. En attendant sa venue, elle fut heureuse de retrouver des amis du milieu qu'elle n'avait, malheureusement, pas l'occasion de voir aussi souvent qu'elle ne l'aurait voulu. Les plannings cinématographiques de tous et chacun étaient chargés, difficile d'y trouver une place pour prendre un café, surtout quand les tournages se déroulent aux extrémités de l'Amérique. Tels étaient les mauvais côtés du métier d'acteur. Il en fallait bien, après tout.
Après avoir passé un bon quart d'heure à plaisanter avec Kevin Zegers devant les caméras des teen choices awards, la jeune anglaise retrouva une actrice avec qui elle avait partagé l'affiche du film Stuck in Love. Une jeune femme de vingt et un ans, aussi belle qu'adorable. Lily la prit dans ses bras - tactile, toujours - le sourire aux lèvres, avant de parler de leurs projets respectifs. Quelques minutes plus tard, une crinière aux teintures dorées fit son apparition dans son champ de vision. Elle l'aurait reconnu entre mille. Affichant un sourire sincère à l'arrivée de Jamie, elle déchanta assez rapidement lorsque celui-ci ouvrit les bras pour étreindre Liana Liberato, la jeune actrice qui parlait à Lily depuis quelques minutes. Lorsqu'il rencontra le regard de Lily, cette dernière eut l'occasion d’apercevoir la confusion dans son regard. Sans oublier le magnifique retour en arrière, tandis que le bel anglais cherchait à sauver les apparences en contournant Liana, comme si de rien n'était. C'était ... A mourir de rire. Contournant l'actrice adolescente, Jamie s'approcha de Lily tandis que cette dernière posa sur lui un regard outré, la bouche grande ouverte, offensée au possible. Signe qu'elle n'avait absolument rien raté de la scène. Evidemment, une lueur de malice allumait son regard, et son air indigné comptait malgré tout un sourire en coin. Ce petit paradoxe montrait que, malgré sa mine faussement scandalisée, elle s'amusait grandement de la situation. En attendant, Jamie tenta de se rattraper comme il le pouvait : « Toujours aussi sublime à ce que je vois… » entre temps, Liana avait disparu de la circulation. Les bras de Lily se croisèrent sous sa poitrine, un sourire farouche et amusé sur les lèvres, tandis qu'elle ne quittait pas le regard de Jamie. Alors, elle s'exclama : « Jamie Campbell Bower, ou l'homme qui avait confondu sa copine avec une jeune innocente de dix-neuf ans ! » elle ajouta, amusée, en réponse à son compliment : « C'est ça, essaie donc de te rattraper ! » elle regarda autour d'elle, faisant mine de chercher quelqu'un, tout en disant : « Attends, je vais essayer de trouver quelqu'un qui te ressemble de dos. Comme ça, je passerais la soirée à son bras. » Elle fit mine de trouver la personne qu'elle cherchait dans la foule, s'apprêtant presque à la rejoindre, dans un gloussement, un rire fin dont elle seule avait le secret. La légende des voix fines des filles d'Angleterre, parait-il.



Dernière édition par Sweet Heart le Jeu 4 Sep - 3:08, édité 65 fois
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MessageSujet: Re: RP DE LILY COLLINS.    Sam 30 Aoû - 11:07



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Et elle le regarder, là. Ce garçon, cet homme, cet ange, cette merveille. Elle ne regardait comme jamais elle n'avait regardé personne. Et puis, ses yeux ... En avait-elle déjà parlé, de ses yeux ? Noisettes, oui. Mais pas seulement. Ils avaient cette lueur, cette teinte sombre incroyable. Incroyable, vous dis-je. Comme si ils étaient capables de renfermer un empire à eux seuls. Un empire avec une histoire, des rois. Des batailles, des tortures, des miracles, des merveilles. Des animaux spécifiques, des plantes colorées. Des paysages à en couper le souffle. Des guerres courageusement menées au nom des clans, des principes, et des problèmes rencontrés, aussi. Et c'était probablement le cas. Evan était un empire à lui tout seul. Un empire qu'elle voulait être la seule à découvrir. La seule et l'unique. Ça avait beau être incroyablement égoïste, elle s'en fichait éperdument.
Emma avait-elle réussi à déceler le trésor qui se cachait en lui ? Avait-elle su le déceler, dépenser les richesses qu'il s'y trouvait, lire en son âme comme Lily le faisait ? En restait-elle aussi bouche bée, aussi éblouie ? Si tel était le cas, Lily ne pouvait que comprendre la détresse dont la petite blonde était éprise à l'idée de le perdre. Malgré la jalousie qu'elle ressentait face à la probabilité qu'elle n'ait pas été la première à découvrir la magnificence de cet empire perdu, La petite rousse ressentait de la pitié. Dans quel état se retrouverait-elle, elle-même, si on lui retirait son empire ? Si il avait été pris d'assaut par une jeune aventurière au père musicien, aux yeux noisettes, et aux cheveux bouclés auburn ? S'agissait-il donc de ça ? Lily n'était alors qu'une violeuse de temple sacré, sans foi ni loi ? Une mercenaire qui n'agissait que pour voler les trésors, enfouies et mystérieux, d'une citée perdue ?
L'empire la regarda à nouveau. Son atlantide à elle. Et il lui avoua tout, à demi-mots. Emma en avait été déchu, lui disait-il. Lui envoyant la matérialisation de son engagement en pleine face. Elle aurait pu, égoïstement, en tirer de la joie. Du soulagement. Après tout, il n'était pas rare, jusque là, qu'elle ressente un petit pincement au cœur lorsqu'Evan s'apprêtait à rejoindre Emma. Et jusque là, Lily était parvenue à se convaincre elle-même qu'il ne s'agissait là que d'un simple conflit d'intérêt. Meilleure amie et petite copine n'ont jamais fait bon ménage. Quelle idiote. Se connaissait-elle si mal que ça ? En attendant, oui, elle aurait pu être heureuse. Une partie de son cœur devait l'être, certainement. Mais dans l'ensemble, il n'en était rien. Elle restait bien trop préoccupée par le poids de la culpabilité, se noyant sous les flots d'une idée qui ne quittait pas son esprit : elle avait causé du tort au bonheur d'Evan.
Puis ses yeux. A nouveau. Mon dieu, ses yeux ... Durant quelques secondes, elle en vint même à oublier ses angoisses. Oublier tout, même, pour être honnête. Ou était-elle ? Comment s'était-elle rendue jusque ici ? En voiture, en métro, à pieds ? Elle ne savait plus. Mais d'où il venait ce pouvoir ? Evan, es tu un sorcier ? Aussi farfelue fut cette question, Lily n'aurait pas étonnée d'obtenir une réponse positive. Son charme était si puissant qu'il remettait en question le pragmatisme même d'un monde normal, scientifique. Pourtant, la seule question qu'elle posa fut celle qui s’intéressait de son état. S'il allait bien. La question la plus importante à ses yeux. Pour unique réponse, il se racla la gorge. Lily lui offrit un regard compatissant, prête à porter tous ses problèmes à sa place, à déplacer des montagnes s'il le fallait. S'immoler par le feu pour effacer ses tourments, elle en aurait été bien capable. Un simple regard qui voulait dire tout ça, oui. Puis elle s'excusa. Pour tout. Jamais elle n'avait été aussi sincère dans sa pénitence.
Et quelle douce pénitence ... Ses doigts se glissèrent doucement entre les siens, dans un mouvement qui lui paraissait aussi naturel que celui d'amener une fourchette à sa bouche pour se nourrir. Même réflexe, mais en beaucoup plus intense. Mais elle n'avait encore rien vu. En un geste incroyablement doux, Evan s'appropria sa main, faisant glisser son pouce sur cette dernière. Un frisson exquis la parcourut. Une simple caresse, et tous sens se trouvèrent en alerte. Elle releva son regard vers lui, incapable de quitter ses traits des yeux, comme un besoin systématique. Elle l'observait, tandis que le regard du garçon, chamboulé, observait leurs mains liées. Visiblement, il avait l'air aussi retourné qu'elle. Dans un sens, elle s'en retrouvait rassurée. Elle n'était pas la seule à ressentir l'intensité de leur rapprochement si déroutant. Le chaos, le véritable tsunami qu'il engendrait. Elle aurait tellement aimé se rapprocher de lui. Encore, et encore. Toujours plus. Toujours plus près. Toujours plus tendrement. Elle dut se faire violence pour respecter une certaine distance entre eux. Rapproche toi, jusqu'à ce que je puisse me noyer sous tes caresses, et m'étouffer de toi.
C'est pourquoi elle ne put s'empêcher de passer délicatement sa main dans ses cheveux. Ils étaient doux, comme toujours. La sensation qu'il lui procurait était inégalable. Ses doigts fins jouaient avec les boucles, tandis que son regard retrouva le visage d'Evan. La petite brune remarqua alors que ses yeux étaient clos. Il paraissait si paisible, si serein. Si beau. Continuer de caresser ses cheveux de manière distraite, son regard ne se résigna pas à quitter le visage du jeune acteur qu'elle connaissait par cœur. Mais quelle beauté ... C'était un ange. Si les anges existaient, c'était à quoi ils devaient ressembler. Son regard, comme hypnotisé, glissa furtivement vers ses lèvres, et le temps s'arrêta. Lily sentit le regard d'Evan à nouveau, elle releva alors le sien, à contre-cœur. « tu n'as pas à l'être. » pas si sûr. Mais son sourire lui fit oublier tous ses doutes. Puis la tension revint. Elle réalisa qu'entre eux, rien n'avait été amical. Jamais. L'avait-elle vraiment ignoré durant tout ce temps ? Ces concerts, ces après-midis à plaisanter, à se retrouver ? A regarder des films, des séries, à passer leur temps dans les cafés et dans les cinémas ?
A vrai dire, à ce moment précis, elle ne parvenait même pas à trouver les réponses, puisque même les questions n'avaient aucun sens. Dans son esprit, il n'y avait plus de logique. Pourquoi ? Son regard ... Il était posé sur elle, et il admirait ses lèvres. Donc, elle n'était pas la seule à y repenser. Cette scène qui tournait en boucle dans sa tête depuis deux semaines. Comme un dessin animé d'enfance qu'on se repasse sans arrêt, qu'on redécouvre à chaque fois, et dont on ne parviendra jamais à se dégoûter. Concernant Lily, les baisers d'Evan restaient le plus beau dessin animé qu'elle n'ait jamais gardé. Il était là, il lui suffisait d'un pas pour y goûter à nouveau. Que la tentation était grande. Elle se souvenait de tout. De la douceur de ses lèvres, de ses mains. Ce baiser avait été si différent qu'il lui avait donné l'impression d'embrasser pour la toute première fois.
La langue d'Evan passa alors sur sa lèvre inférieure, tandis que Lily ferma les yeux, contrôlant une envie irrépressible. Il tourna la tête. Lily ne put s'empêcher de pousser un léger soupir. Le genre de soupir que l'on pousse quand la tentation nous dépasse. Soupir épuisé, qui rendait justice au combat qu'elle menait. Soupir qui expulser toute la tension, l'alchimie, qui était en train de naviguer entre eux deux. Elle était si forte qu'elle en était presque palpable. Obsédante. Elle rendait Lily dingue, elle qui avait toujours été relativement simple. En rouvant les yeux, elle réalisa que sa propre main n'avait pas quitté sa nuque, et qu'Evan avait également fermé les siens. A quoi pensait-il, ainsi, dans son monde, dans son empire ? Elle aurait tellement aimé le savoir.
En attendant, le pire fut de se retenir de poser ses lèvres sur les siennes. Rapidement, presque furtivement, comme si de rien n'était. Il était là, exposé comme le fruit défendu, les yeux fermés, vulnérable. La tentation à l'état pure, pensa t-elle. Elle voulait le faire. Etre celle qui se dirigerait vers lui pour l'embrasser, le surprendre, et lui voler ce trésor de plaisir et de sensations qu'il gardait jalousement pour lui. C'était mal, c'était déjà arrivé e tout le monde allait en souffrir. Mais son esprit, son corps, ne pensaient plus qu'à cela. Elle prit son temps, pensant qu'elle parviendrait à repousser cette envie. Mais au fond d'elle, Collins savait parfaitement qu'elle n'aurait pas la force de contenir ce besoin bien longtemps. Ses craintes se confirmaient : elle avait eu peur, il y avait quelques jours de cela, de vouloir l'embrasser à nouveau si elle revenait vers lui. C'était bien ça, désormais. Elle ne pensait qu'à ça. D'ailleurs, durant tout ce labs de temps, elle n'avait fait que regarder ses lèvres. Elle continuait encore lorsqu'Evan rouvrit les yeux pour casser le silence en déclarant : « tu es.... » son regard, qui balayait son corps, ne la laissait pas indifférente. Il la déstabilisait, même, bien qu'elle le veuille pas le montrer. « tu es magnifique. » dis par lui, ce devait certainement être le plus beau des compliments qu'on avait pu lui faire tout le long de sa vie. Si beau qu'elle ne trouvait aucune réponse assez belle. Merci ? Trop banale, presque préchauffé. Ça en devenait même une insulte. Rien de ce qu'elle dirait ne rendrait justice, de toutes manières. C'est pourquoi son regard rencontra à nouveau le sien, tandis que ses lèvres y offrirent un sourire sincèrement touché. Et comme à son habitude, elle répondit ce qui lui passa par la tête : « Tu sais, chaque fois que je pense à toi, je pense à un empire ... ». Une voix douce, un aveu étrange. Son regard se posa une nouvelle fois sur leurs mains, comme si elle voulait s'assurer qu'elles ne s'étaient pas quittées. Comme si elle ne pensait pas pouvoir survivre si celles-ci se dessoudaient. Sans comprendre pourquoi, elle expira doucement, laissant penser qu'à la vue de cette union, elle retrouvait une sérénité perdue. Elle caressa doucement sa main de ses doigts, sans la lâcher. Elle ajouta d'une voix encore plus douce que précédemment, presque chuchotée et rêveuse : « Un empire avec des ailes. Des ailes d'ange, comme si tu venais d'ailleurs ... » elle surenchérit au bout de quelques secondes : « De très loin. » un univers parallèle, peut-être ? Là où tout n'est que beauté, douceur et regards noisettes ? Dieu que c'était cliché. Ça n'avait aucun sens, c'était puéril. Lily le réalisa, et regretta presque d'avoir dévoilé ces songes sans aucun sens. Elle cessa de regarder leurs mains, afin de lever un regard honteux vers Evan, accompagné d'un petit rire gêné, qui s'épanouit en un souffle seulement : « C'est idiot, hein ? » bien sûr que ça l'était, pas dans le fond, elle s'en fichait. En revanche, ce qui était important, c'était tout le reste. Promets moi que tu ne laisseras personne découvrir ton empire. Personne à part moi. Que tu ne laisseras personne détruire tes trésors et tes vestiges. Que tu créeras des vagues si fortes qu'elles emporteront ton empire avec elles, à tout jamais, si quiconque te force à le faire. Promets moi que tu resteras mon Atlantide. A moi seule. Tu me le promets, ein ?

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MessageSujet: Re: RP DE LILY COLLINS.    Mar 2 Sep - 11:50



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flashback.

bam bam. Avec fracas, la porte de la salle de bain vola si fort qu'elle se referma presque instinctivement. Lily venait de quitter la salle d'eau, les joues rosées par l'agacement et la pression, tandis que Jamie Campbell, sur ses talons, la suivait au pas de course, ouvrant à nouveau la porte qui, projetée contre le mur, fit un bruit de tous les diables. Bam bam, à nouveau. Il hurlait presque : « Mais c'est pas possible, Lily ! Tu te rends pas compte ! » poussant un profond soupir d'agacement, Collins en avait assez. Assez d'entendre les mêmes accusations, les mêmes propos. Des reproches qui lui paraissaient sans intérêt, puisqu'infondés. Toujours les mêmes qui plus est. Elle voulut ignorer, parce qu'elle ne souhaitait tout simplement pas en venir à la dispute, mais c'était plus fort qu'elle : il fallait qu'elle le pousse dans ses retranchements. Pour savoir le fonds de sa pensée. C'est pourquoi elle fit volte face. Sans ménagement. Faisant virevolter, au passage, ses longs cheveux bruns et ondulés. « Me rendre compte de quoi ?! » ce à quoi Jamie répondit avec impulsivité : « Que c'est malsain ! Votre relation là, ça n'a rien d'amical ! » yeux dans les yeux. Et ce petit rictus qui lui formait une petite fossette, au creux de sa joue gauche. Elle n'était visible qu'en cas de grosse colère. Cette fossette, Lily la connaissait, sûrement aussi bien que Jamie lui-même. Elle connaissait son coeur, son corps, ses mimiques. Ses colères aussi, même si ce n'était pas des plus plaisants.
Et finalement, elle n'aurait pas dû demander. Pourquoi ? Parce que la réponse ne lui plaisait pas, tout simplement. A cet instant précis, sans qu'elle sache pourquoi ni comment, une citation de the mortal instrument lui vint spontanément à l'esprit, tel un boulet de canon. Jace est sincère. Toujours. Trop franc, même, peut-être. C'est pourquoi, en sa présence, je ne formule que très rarement mes questions. Car Jace est incapable de mentir. Donc, si tu veux lui poser une question, assure toi avant toute chose d'être capable d'encaisser la réponse, quelle qu'elle soit. Ce n'était pas la première fois qu'elle remarquait l'incroyable ressemblance entre son petit ami et le personnage qu'il interprétait. Jamie était tout aussi franc et direct lorsqu'on lui posait une question. Sauf qu'en l'espèce, Lily ne lui avait absolument rien demandé. C'était lui qui avait jugé bon d'intervenir, donner son opinion complètement controversée quant à l'amitié qu'elle entretenait avec Evan. Là était la différence, et elle lui fit bien comprendre : « Tu ne sais pas de quoi tu parles, Jamie ! » elle en était persuadée. Elle en aurait donné sa main à couper. A croire que la vérité la plus défendue reste celle dont on doute le plus. « Evan, c'est mon meilleur ami. Je croyais que tu l'acceptais ... » cru t-elle bon d'ajouter. Mais Jamie aimait avoir le dernier mot : « Je l'acceptais, oui, jusqu'à ce que je comprenne ses intentions. » cette phrase fut la pire. Touchée au point sensible, Lily rétorqua, ne cherchant pas véritablement à répondre à l'accusation  : « Tu m'énerve, Jamie, tu m'énerves vraiment ! Tu vois le mal partout ! » elle en venait presque à lui faire des reproches. Elle. La plus tolérante, la plus douce, la plus agréable. Elle ne se reconnaissait plus. Douce Lily, qu'es tu devenue ? Au sein du couple, il n'était pas sain, de toute évidence, de ressortir le dossier Evan sur le bureau. Tout aussi rapide, Jamie répondit au tac au tac : « Et toi, tu ne le vois nul part ! » fuyant la confrontation qui ne menait, de toutes manières, à rien, Lily longea le couloir. Toutefois, ne put s'empêcher d'ajouter : « Je t'ai déjà dis ce qu'il en était ! Tu n'as pas à t'en faire ... » mais elle savait qu'il ne la croyait pas. Quand bien même leurs disputes trouvaient toujours une fin, Lily savait reconnaître le manque de confiance dans ses yeux. Désagréable, voilà le mot exact. C'était désagréable. Il était difficile, douloureux, inconcevable, de voir cette lueur d'incertitude briller dans les yeux bleus de Jamie, en sachant qu'elle en était la cause. En général, c'était à ce moment là qu'elle s'adoucissait. Après tout, cette inquiétude ne pouvait être le fruit que d'un amour véritable. Il l'aimait, et il défendait ses droits. Elle ne pouvait pas lui en vouloir pour ça. Elle tentait, parfois, de se mettre à sa place. Mais elle n'y parvenait pas. La relation qu'elle entretenait avec Evan était bien trop unique pour qu'elle puisse parvenir à la projeter sur deux autres personnes. Dans tous les cas, Lily savait se calmer lorsqu'elle réalisait à quel point Jamie souffrait de la situation. Ce soir là ne fut pas une exception, puisque sa voix baissa d'un ton : « Tu te trompes ! » tout simplement. Tu te trompes. Evan et moi, on ne ressent rien, l'un pour l'autre. Il ne s'est rien passé entre nous, et il ne se passera jamais rien. Elle ne souhaitait pas prononcer la phrase entière. Elle n'aimait tout simplement pas mettre des mots sur les doutes de Jamie, comme si ces mots auraient le don de rendre ces doutes véritables. Alors qu'ils l'étaient déjà. C'est psychologique, parait-il. Comme quoi, Lily est une fille fragile. Et puis, de toutes manières, il savait très bien de quoi elle parlait. Et lui, la regardait. De ses grands yeux clairs, de ses grands yeux d'ange. Comme s'il sondait son âme. Y parvenait-il réellement ? Il se contenta de soupirer, comme vaincu, en chuchotant avec douceur : « J'espère, Lily. J'espère vraiment ... »


présent.
Il avait espéré, oui. Fallait croire que ça n'avait pas suffit. Et la conscience de Lily hurla au nom de cet espoir qui avait été détruit. Détruit par sa fâcheuse infidélité. Et en repensant à tout ce temps perdu à se disputer, son sang ne fit qu'un tour. Alors, Jamie avait raison. Il avait raison depuis le début. Pauvre de lui.
Bam bam. Il ne s’agissait pas du claquement de la porte d'une salle de bain, emportée par la colère d'un homme brisé et impuissant, cette fois-ci. Il s'agissait de son esprit. Cet esprit totalement accaparé par la sensation que lui procurait ses propres caresses. Ses mains se baladaient sur la nuque d'Evan, et ce sentiment n'avait rien de comparable. C'était comme une délicieuse gifle, comme un véritable grand-huit. Comme les quelques secondes qui précédaient votre mort. Des milliers de petites tension électriques qui passaient furtivement entre ses doigts. C'était comme toucher une boule d'énergie. C'était bon. Tellement bon que l'adrénaline se faufila entre ses veines. La dose fut si importante qu'elle claqua contre les parois de son esprit. Bam bam.
Puis, les choses ne tardèrent pas à s'empirer. Une main sur sa hanche. Une caresse sur sa main. Un rapprochement. Bon dieu, son cœur s'affolait. Adrénaline. Encore. Lily sentait le corps d'Evan tout proche du sien. Toute cette énergie, toute cette envie, c'était impossible à canaliser. Impossible pour elle, qui était si faible. Sa main se referma davantage sur sa hanche. Bam, bam, bam, bam ... BAM BAM BAM ! Son coeur fragile s'affola, l'adréaline augmenta sans vergogne, lui faisant perdre le contrôle de son esprit, qui se gondola sous l'effet puissant de cette substance. Elle ferma les yeux, tentant de calmer ce feu intérieur par ses propres moyens. Agréable, parce qu'il était puissant. Mais douloureux, parce qu'il l'obligeait à contrôler ses pulsions, notamment celle de sauter sur Evan sans réfléchir. Cette impulsivité presque sauvage ne lui ressemblait vraiment pas. Mais pour le moment, ce n'était pas réellement son état qui l'inquiétait le plus.  
Car oui, pour le moment, tout ce qui lui venait à l'esprit, c'était le contrôle. Non pas le contrôle de son propre corps, mais celui d'Evan, qu'elle sentit se contracter, parcelle par parcelle. La colère semblait prendre possession de chacun de ses membres. Il tentait de tout garder pour lui, comme toujours. Mais elle ne le connaissait que trop bien. C'était ça, l'amour, après tout. Cette manière d'appréhender l'autre. De savoir ce qu'il ressent. Et de rassembler les clefs qui permettent d'ouvrir le coffre. Trouver le remède. La manière de calmer les tourments. Ou du moins, essayer. Et ce que fit Lily : elle essaya. A l'aide de douceur. D'un regard. De deux caresses. Rien de bien original, en soi. Mais tout était calculé. Elle savait qu'à la moindre erreur, il pouvait redoubler de colère. Evan était compliqué. Et c'est ce qui faisait toute sa beauté.
Bam bam. Le bruit des paupières qui s'ouvrent à nouveau. Car oui, les paupières font du bruit. Comment ça, non ? Bien sûr que si. Vous n'êtes pas assez sensibles pour les entendre, voilà tout. Lily, elle, les entendait. Parce qu'elle connaissait le corps d'Evan par coeur. Elle était attentive à la moindre activité de ses cellules. Comme si elle était une scientifique en plus observation. Evan était son sujet d'étude, une vraie merveille de la nature. Elle aimait le voir fleurir, le voir s'épanouir. Elle aimait voir ses feuilles pousser, prendre le soleil. Observer les particules de ses paupières se décliner face à elle, c'était ce qu'il y avait de mieux. Surtout quand ils annonçaient le calme, comme ici.
Car oui, Evan se calmait. D'un coup, d'un seul. Ses muscles se détendirent si rapidement qu'elle faillit en sursauter. La pression s'était envolée. Qu'est ce qu'il y avait changé, en quelques secondes seulement ? Lily en resta perplexe, et son regard en fut tout aussi perdu. Ce qui avait changé ? C'était l'heure. Jusqu'alors, c'était l'heure des mensonges. A présent, c'était l'heure des révélations. Et cette évidence ne lui effleura l'esprit que lorsque sa main quitta la sienne, pour finalement attraper l'autre et la positionner sur son cœur. Lily releva doucement son regard vers celui-ci de son meilleur ami. Celui-ci semblait décidé. Elle comprit alors. Elle était terrifiée. Que dis-je ? Terrorisée. Oui, terrorisée. Que devait-elle dire ? Le monde allait-il s'écrouler si ils disaient tout haut ce qu'ils pensaient tout bas ? Tant de questions, elle n'eut pas vraiment le temps d'y apporter des réponses.
Bam bam. Son cœur. Voilà ce qui changeait, pour commencer. Jamais elle n'avait eu l'occasion d'écouter son cœur. Ses battements étaient rapides, se donnant une course presque effrénée. Dieu, que c'était bon, de sentir ça. Cette sensation. C'était la première fois qu'elle ressentait directement ce qu'Evan ressentait. La première fois qu'elle avait accès à ses sentiments de cette manière là. Sa main resta collée contre son torse, avide des battements qui faisaient trembler ses doigts. Bam, bam. Bam, bam. Lily retint son souffle : « ça m'fait toujours ça quand j'suis avec toi. » vraiment ? Non, mais ... Vraiment vraiment ? C'était elle qui causé tout ce trouble ? Le sourire d'Evan ne mentait pas. Elle voulut lui répondre, mais resta silencieuse malgré tout, consciente qu'il n'en avait pas fini. Cela ne faisait que commencer. Finalement, elle se sentait prête. Elle en avait assez, de faire semblant. Elle se raccrocha donc au sourire ravageur d'Evan, qui se révélait incroyablement rassurant : « alors c'est ça. c'est donc ça. c'est encore plus puissant que ce qu'on raconte dans les films, en fait » bon dieu, c'était ça. C'était tellement ça. Les plus beaux films d'amour lui paraissaient fades, désormais, y compris Titanic. MÊME TITANIC ! Jack Dawson, tu ne vaux pas un clou. Reste dans l'eau. Elle tentait de se concentrer sur ces pensées sans queue ni tête, tout simplement pour éviter de penser au fait qu'Evan était en train de parler d'amour. D'amour. D'elle, de lui. Il parlait d'eux. Eux deux. Et en même temps, il parlait d'amour. D'amour ... « j'suis bizarre. tu me trouves bizarre? non. tu m'l'aurais dit. donc c'est pas "bizarre" que j'suis. mais j'suis quoi, j'suis qui? "evan peters" c'est tout? je sais que j'suis plus que ça.. » Tu es plus que ça. Tellement, tellement, tellement, tellement plus que ça. Si seulement tu savais. Lily était calme, concentrée. Elle buvait les paroles d'Evan, elle les comprenait. Du moins, elle avait peur de les comprendre. Sinon, oui, elle était parfaitement calme. Enfin, à l'intérieur, pas si calme que ça. Son sang bouillonnait. Et puis ... Bam, bam. Bam, bam. Cette fois, c'était son coeur qui battait la chamade. D'ailleurs, en parlant de cœur, sa main était toujours posée sur celui d'Evan. Mais elle ne parvenait plus à reconnaître ses battements, à dissocier les siens. Visiblement, ils battaient à l’unisson. Ils étaient dans le même état déplorable. Mais elle sentait que le nirvana allait venir. Il était juste là. C'est pourquoi elle restait silencieuse. De toutes manières, face à ses mots, elle restait incapable de dire quoi que ce soit. Un légume pur et dur. Voilà ce qu'était devenu Lily Collins. Un artichaut, de préférence. Ses yeux se raccrochèrent - innocemment une dernière fois - au regard noisette : « lily. j'aimerais te dire que je t'aime. mais en fait... je trouve ça tellement bateau et cliché. j'trouve va habituel et banal. j'aimerais que ce soit autre chose, un autre mot, une autre expression. et j'aimerais avoir le courage de te le dire un jour. si j'arrive à passer au dessus de cette barrière qui m'bloque, tu vois? le genre de barrière qui t'empêche de dire ce que tu ressens et comment tu te sens vraiment. mais avant ça, faut arriver à l'comprendre. et.. là, par exemple, j'suis en train d'te faire une écoute de mes pensées. j'deviens ce genre de "livre audio", tu vois l'genre? tout ça, j'le pense. chaque chose que je te dis, c'est jamais réfléchi, c'est toujours ce à quoi j'pense sur le moment. pour ça que parfois c'est "brouillon". et tu sais, j'devrais me sentir coupable de tenir ta main sur mon cœur, et d'avoir l'autre mienne sur ta hanche. mais en un sens, ça m'dérange pas du tout, j'avais pas envie d'le faire, c'était.. un besoin. et j'suis désolé pour ça. mais j'suis coupable. chaque seconde qui passe j'le suis un peu plus. mais y'a une contre force à cette culpabilité. et elle domine. cette contre force c'est cette irrésistible envie que j'ai de recommencer ce que j'ai fait il y a deux semaines. » bam, bam, bam, bam, bam, bam, bam, bam, bam, bam, bam, bam, bam, bam, bam, bam, bam, bam, bam, bam, bam, bam, bam, bam, bam, bam, bam, bam, bam, bam, bam, bam. Alors là, bordel, elle ne savait pas d'où venait ce bruit. Elle s'en fichait d'ailleurs. Venait-il de son coeur qui était victime de trois ratés à la seconde ? Venait-il des larmes qui menacer de couler de sa paire de petits yeux noisettes rendu humide par l'émotion ? Venait-il du cœur d'Evan, lié à sa main, toujours déposée sur le torse de celui-ci ? Venait-il d'un bruit extérieur, d'une moto - au pot d’échappement en mauvais état - qui roulait dans le coin ? Venait-il d'une branche morte qui dégringolait de l'arbre à côté duquel ils se trouvaient ? Venait-il d'un oiseau qui faisait sa toilette, secouant ses fines ailes, près d'eux ? Elle était dans l'incapacité de savoir, de répondre. Tout se bousculait, plus rien n'avait de sens. Après ça, elle savait qu'elle était fichue. Complètement fichue. Elle se savait damnée, c'était foutu.
Suite à ces mots, elle aurait pu tomber droit par terre. Sur les fesses, à même le sol. Rester debout, droite comme un "i". Ce fut un véritable miracle dont elle s'étonna elle-même. Puis des mots lui revinrent en tête. "Je t'aime". "j'aimerais avoir le courage de te le dire un jour". "une écoute de mes pensées". "culpabilité, envie, besoin". "re-culpabilité". Bordel, mais que c'était bon. C'était cruel de ressentir autant de bonheur, quand on sait à quel point ces mots menaient à une véritable tragédie. Re-dis ces mots, Evan. Répète. Je n'ai pas bien entendu. Remets le disque. Fais le moi écouter à l'infini.
" Cette contre force c'est cette irrésistible envie que j'ai de recommencer ce que j'ai fait il y a deux semaines ". Vide sidéral. Venait-il vraiment de faire ça ? Venait-il vraiment de lui parler directement de ce moment là, pour la première fois depuis que cela c'était produit ? Pire encore, avait-il parlé lui-même d' "irrésistible envie" ? La vue de Lily se brouilla. Son petit coeur battait aussi vite que des ailes de colibri. Avait-il vraiment prononcé le mot interdit ? Donc, ce n'était pas une invention de l'esprit dépravé de Lily. La tentation était bien là. Dans son esprit à elle, dans son esprit à lui. Dans le cœur d'Evan aussi, visiblement. Il battait vite, si vite. La douce main de Lily était toujours posée à la perpendiculaire, sur sa poitrine. Elle s'étonnait encore de la voir ici. Elle se sentait tellement détachée de la réalité qu'elle n'avait même plus conscience de son corps, de l'emplacement de ce dernier.
Puis finalement, l'adrénaline fit son retour. Bam, bam. Emportant avec elle le désir, les envies enfouies. Suite à cela, elle ne tenait plus. Elle savait qu'il était trop tard, la fièvre l'avait déjà emportée, elle, cette carcasse anglaise. Ses yeux examinèrent les traits d'Evan. Ils balayèrent en deux secondes son regard. Puis, finalement, ses pupilles se posèrent sur ses lèvres. Grave erreur. Très grave erreur. Ça en était fini pour elle. Sa main, restée sur son torse, se crispa légèrement, tenant entre ses mains le tissu de son tee-shirt. Elle l'attira alors doucement vers elle, de sorte que la tête d'Evan se rapproche de la sienne, et lorsque son visage fut à un seul centimètre seulement, ses lèvres s'accaparèrent les siennes. Avidement. Ce fut une véritable explosion. Des millions, des milliards, de Bam, bam. De tous les côtés, de tous les pays, de tous les univers parallèles. De toute la galaxie. Ses lèvres avaient le même goût obsédant. Il lui montait à la tête, comme une drogue dure. Dans un mouvement aussi doux qu'intense, ses lèvres embrassèrent les siennes, tandis que sa main libre vint retrouver sa nuque. Une sensation de chaleur se faufila dans son ventre, au point d'en brûler tout ce qui s'y trouvait : ses entrailles, ses muscles, son sang. Lily embrassait Evan. Oui, elle venait de l'embrasser. Et elle l'embrassait encore. De tout son coeur, de tout son corps, de toute son âme. Ses lèvres continuaient de chercher les siens, les yeux clos. Sa main droite n'avait pas lâché le tissu de son tee-shirt, et sa main gauche tenait sa nuque, faufilant finalement ses doigts entre ses cheveux qu'elle aimait tant. Ce baiser, c'était puissant, c'était incroyable. Elle comprenait pourquoi elle ne faisait qu'y penser depuis deux semaines. Elle aurait même juré que cette fois-ci, c'était meilleur.



bam bam « Evan, qu'est ce qu'il y a ? »




Dernière édition par Sweet Heart le Jeu 4 Sep - 0:56, édité 87 fois
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Sweet Heart

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MessageSujet: Re: RP DE LILY COLLINS.    Ven 5 Sep - 23:00



you're just like an angel,
your skin makes me cry

It's bugging me, grating me, and twisting me around. Yeah, I'm endlessly caving in, and turning inside out. Cause I want it now, I want it now. Give me your heart and your soul, and I'm breaking out, I'm breaking out. Last chance to lose control.
evily

« Je t'aime ». C'est vraiment ce qu'il lui avait dit, à l'instant, à ce moment même. Je t'aime. Était ce vraiment ça ? Avait-elle bien compris, bien entendu ? Bien sûr que c'était ça. Ça ne pouvait être que ça. Certes, il lui avait révélé de manière contournée, sans réellement le prononcer. Il ne lui avait pas dit clairement, de but en blanc, comme aimaient le faire la plupart des gens qui ne comprenaient même pas le sens de ce mot, ce qu'il signifiait vraiment. Evan le savait, lui. Et c'était pour cette raison qu'il aimait choisir les mots qui correspondaient le mieux à ses sentiments. Elle le connaissait mieux que quiconque, peut-être même mieux que lui-même, malgré qu'elle n'ait pas assez de prétention pour l'affirmer à haute voix. Il n'était que douceur, poésie et originalité. Alors, bien sûr qu'il n'aurait pas pu lui dire un simple je t'aime, mais il lui avait dit, à sa manière.
Son meilleur ami venait de lui dire je t'aime. Ami, vraiment ? L'avait-il vraiment été, ne serait ce qu'une fois ? Durant une seule après-midi, une seule soirée, avaient-ils réellement été liés par une relation entièrement platonique, seulement quelques instants ? Une seule et unique fois ? Peut-être lors de ce concert, où ils s'étaient rencontrés ? Ce concert là où ils s'étaient mis à discuter sans raison apparente, ce concert où ils s'étaient éclatés comme des fous, alors qu'ils se connaissaient à peine ? Ce soir là, Jamie s'était rendu à Atlanta, pour une audition. Ainsi, il n'avait pu accompagner sa petite amie. Si seulement il avait su. Mais au final, est ce que cela aurait changé quelque chose, ein ? Leur destin aurait-il été réellement compromis ? Evan et elle auraient-ils pu vivre dans une dimension dans laquelle ils ne se serraient jamais rencontrés ?  
Lily ne pouvait s'y résoudre. Trop de choses à penser, trop de questions à analyser. Elle était pourtant du genre assez simple, la petite Lily. Elle avait toujours su ce qu'elle voulait. Comment, pourquoi, par quels moyens. Efficace. Parfois précieuse et délicate, mais forte d'esprit, et toujours relativement mature pour son âge. Dans tous les cas, jamais elle n'avait été confrontée à une situation qui la déstabilisait autant. Jamais. Elle se retrouvait là, totalement dépassée par des événements qu'elle pensait contrôler. Une substance parcourait son corps. Un mélange de yeux bleus et de yeux noisette. Un peu de névrose, un peu de simplicité. Un peu de folie, un peu d'humour. Un peu de tout à la fois, enfaite. Le yin et le yang, deux opposés en une seule substance. Ce liquide courait dans ses veines, liquéfier son sang, effectuaient des allés-retour dans son cerveau, avant d'aller s’abattre sur les parois de son cœur fragile. Son organe détenait, jusqu'alors, une certitude qui fut brisée en milles morceaux. Ce regard noisette avait tout remis en question. Absolument tout. Le regard de son meilleur ami, bordel.
C'est mon meilleur ami. Pourquoi l'aurais-je désigner comme étant mon ami, si ce n'était pas le cas ? Si cela ne l'avait pas été, pourquoi aurais-je pris le risque de me rapprocher de lui alors que j'avais déjà Jamie dans ma vie ? Il me comblait, pourtant. Il était ce que j'avais de plus cher. Aurais-je été assez cruelle pour savoir ce qui se passait, savoir qu'il allait en souffrir, mais continuer quand même ? Qui serait capable de faire une chose pareille ? Moi ? Vraiment ? Mais alors, pourquoi ce ... mais le reste de la tirade n'existait pas. Elle ne chercha même pas à continuer. Inutile de faire semblant quand il n'y avait personne à convaincre. Ici, c'était elle-même. Son esprit. Avait-elle vraiment besoin de se mentir à elle-même ? Pas nécessairement. Elle connaissait déjà la réponse. Cette dernière lui revenait en pleine face, comme une vérité enfouie qui faisait surface à ce moment précis. Une claque psychologique. Parce qu'elle avait envie de pleurer. Pleurer quand elle l'entendait dire qu'il l'aimait. Parce qu'elle le regardait, là, avec des yeux de biche. Et non pas avec le regard qu'on réserve à ses amis. Un regard langoureux, un regard admiratif, un regard émerveillé. Était ce réellement une façon d'agir en présence de son meilleur ami, ça ? Tout le poussait à lui. L'émotion qu'elle lisait dans ses yeux. La douceur de sa peau, qu'elle pouvait imaginer d'ici. La beauté de ses cheveux. Et puis, aussi et surtout, ses lèvres. Celles auxquelles elle avait déjà goûté, sans aucune préméditation. Embrasser son meilleur ami, c'est pas commun. C'est pas normal. Enfaite, c'est pire que ça. C'est même carrément malsain.
Evidemment que ça ne l'était pas. Normal. Mais ce qui l'était encore moins, c'est d'avoir envie de recommencer. Oui, Lily avait envie d'y regoûter, milles et une fois même si elle avait pu. Totalement accaparée par le discours qu'il venait de tenir, elle n'eut d'autres choix que de céder à la tentation qui la rongeait. Sans réfléchir - car oui, en sa présence, Lily n'était qu'impulsivité, malgré un calme apparent déconcertant - elle attrapa son tee-shirt, l'attira à elle, et posa ses lèvres sur les siennes. Comme il s'agissait d'un geste parmi tant d'autres. Or, c'était loin d'être le cas. Car une fois ce geste effectué, Lily se consuma de l'intérieur. Son cerveau ? Oublié. Son sang ? Glacé. Son cœur ? Perdu à jamais. Ses lèvres brûlaient, tandis qu'elles cherchaient avidement celles d'Evan. Ces dernières étaient chaudes, réconfortantes. C'est avec un plaisir non dissimulé qu'elle les retrouva. Comme si sa bouche n'avait attendu qu'une chose pendant deux semaines : retrouver la sienne. A nouveau. Et ça, ça, c'était le comportement qu'on adoptait avec son meilleur ami, ça ?
Tandis que leur baiser prenait, petit à petit, plus d'ampleur, Lily oublia tout. Son nom, son âge, le mandat du président des états unis. En réalité, les lèvres d'Evan avaient un pouvoir amnésique. Ce qui pouvait expliquer beaucoup de choses, d'ailleurs. Si cela lui donnait le droit de passer l'éternité à le couvrir de baisers, Lily acceptait sans l'ombre d'un doute d'oublier toute sa vie. Le prix n'était pas cher payé. Alors, elle sentit un frôlement dans son dos. La main d'Evan remontait ce dernier, avant de déterminer sa course sur sa joue. Puis, sa caresse. Elle était électrique, exquise. Hormis la puissance de leur baiser, elle ne sentait que sa main sur sa joue. Tous ses sens étaient en alerte. La douceur de son geste lui rappelait à quel point il était tendre, toujours, tout le temps. Elle avait besoin de ça, elle avait besoin de lui. Voulant le sentir près d'elle, Lily se rapprocha encore, totalement guidée par son instinct et ce sentiment de plénitude. Ce baiser, ce baiser ... Auquel elle mit fin. Son regard rencontra alors le sien. Les fenêtres de l'âme, disait-on.
En réalité, elle se fichait des citations, des dictons, et de tout élément qui pouvait exister sur cette fichue planète. Tout ce qu'elle voyait dans les yeux d'Evan, c'était cette connexion, et son propre besoin de retrouver ses lèvres. Tout de suite. Lily s'entendit alors lui demander de l'embrasser, à nouveau. Embrasse-moi comme si il n'existait que nous. Comme si on ne faisait de mal à personne. Embrasse-moi comme si j'étais tienne, comme si j'étais la seule fille sur terre. Evan, embrasse moi comme tu n'as jamais embrassé personne. Pas même celle qui t'était promise. En réalité, pour le moment, elle se fichait vraiment, complètement, éperdument, d'Emma. Tout ce qui importait, c'était le regard d'Evan. Il la fixait, l'observait, sans rien dire. Lily n'hésita pas à soutenir son regard, sans ciller. Trop tard pour être timide. Elle était bien trop transportée pour cela, de toutes manières. Puis, au bout de quelques secondes qui avaient un goût d'éternité, il hocha furtivement la tête. C'était tout ce qu'il lui fallait. Son coeur s'emballa d'avance. A vrai dire, ce dernier n'était pas certain de survivre une nouvelle fois au choc que générait les baisers tendres d'Evan. Mais qu'est ce qu'elle s'en fichait. C'est alors qu'elle sentit ses mains se déposer sur ses hanches. Ce simple geste avait déjà le don de la mettre dans tous ses états, intérieurement. Ses entrailles en tremblaient. Se décomposaient. Il recula alors doucement, et avant même qu'elle ne réalise, Lily se retrouva dos au tronc d'arbre. Durant tout ce petit trajet, elle n'avait jamais quitté les yeux d'Evan. Comme si sa vie en dépendait. Il dégagea tendrement une mèche de ses cheveux. La bouche de Lily s'entrouvrit légèrement, accaparée par l'agréable brûlure qu'engendrait cette caresse pourtant si simple. Elle aurait tellement aimé la faire glisser à nouveau, cette petite mèche inutile, pour qu'il puisse l'en dégager, encore et encore, faisant glisser ses doigts sur sa tempe. Elle ne connaissait rien de plus agréable. De plus total. Elle aurait pu rester très longtemps, comme ça, dans cette position, à l'admirer. Si le besoin de l'embrasser n'avait pas été aussi fort, bien entendu. C'est pourquoi, lorsqu'il s'approcha doucement, elle resta figée, ne faisant absolument rien pour l'en empêcher. Lorsqu'elle sentit son souffle à quelques mini-mètres de ses lèvres, la jeune anglaise sentit un frisson lui parcourir l'échine. C'était bon, meilleur que tout. Puis ses lèvres retrouvèrent les siennes à nouveau. Cette fois, elle ne comptait plus se laisser surprendre. Ce n'était plus impulsif, non calculé. C'était réfléchi. Elle lui avait demandé. C'était à la fois un instinct purement animal, et un besoin fortement désiré et réfléchi. Une requête des plus sincères. Paradoxale, certes, mais après tout, tout était paradoxale chez eux. Même l'amour. Surtout l'amour.
On parle d'amour ? Après tout, ça ne peut être que ça. A cet instant, tandis que les lèvres de Lily trouvaient doucement celles d'Evan, la jeune anglaise en venait à cette conclusion. C'était bien trop fort, bien trop absolu, pour que ce soit autre chose. Et ça lui faisait peur. Alors, elle se noyait dans ses baisers. Éperdument, totalement. Irrévocablement. Sans gène. Pourquoi devait-elle se sentir gênée ? L'amour, c'est beau, c'est pur. Et dieu que c'était bon. Tellement bon qu'elle en oublia tout le reste. La réalité, la culpabilité, et Jamie. Surtout Jamie ...
Evan dégagea alors ses cheveux avec une grande douceur, faisant alors face à son cou et son épaule dénudés, et Lily en eut un frisson délicieux. Le moindre de ses gestes lui faisait de l'effet, puissance mille. Elle sentit ses lèvres descendre, tout doucement. Puis il déposa de minuscules baisers, lentement, au creux de son cou. Mon dieu. Elle garda les yeux fermés, appréciant cette explosion de saveurs comme il se doit. Elle crut défaillir, vraiment. Elle fut reconnaissante envers l'arbre, qui se trouvait juste derrière elle, et qui lui permettait de ne pas flancher. Sa tête retrouva doucement l'épaule d'Evan juste devant elle, qui lui servit d'appui, lui permettant de profiter de chaque fibre de ses baisers. Ses jambes ne la tenaient presque plus, tandis que les baisers d'Evan se multipliaient, au creux de son cou. Elle en tremblait presque. Son corps entier brûlait, de son orteil à la racine de ses cheveux. Elle ressentait un désir si intense, si profond ... Sa peau, sous les baisers d'Evan, était à vif. Sans exagérer, c'était merveilleux, elle poussa, ainsi, un léger soupir. Il remontait, doucement, le creux de son cou. Était ce possible de le désirer autant ? Embrasse moi, embrasse moi, embrasse moi, embrasse moi, embrasse moi, embrasse moi, embrasse moi, embrasse moi, embrasse moi, embrasse moi, embrasse moi. Comme un vœu exaucé, il rejoignit, une nouvelle fois, ses fines lèvres. A croire qu'à chaque baiser, c'était de mieux en mieux. Pouvait-on réellement faire mieux ? Elle en doutait, mais visiblement, avec Evan, c'était le cas.
Lily oublia ses questions et ses songes, peu encline à la réflexion. Elle se laissa tout simplement aller. Obsédée par l'idée qu'elle voulait sentir sa peau, à tout prix, elle fit glisser - d'une douceur infinie - ses mains sous le tee-shirt d'Evan, montant légèrement jusqu'en bas de ses reins, caressant sa peau du bout de ses ongles. Sa peau, ses lèvres. Ses lèvres, sa peau. Elle en devenait obsessionnelle, mais elle s'en fichait, parce qu'elle l'embrassait, encore et toujours. Leurs lèvres adoptaient une frénésie aussi douce que passionnée, elle en devenait accro. Tout simplement. Sa tête tournait, l'émotion sans doute. Si Evan ne la tenait pas par les hanches, elle en aurait certainement perdu l'équilibre. Dans sa tête, il n'y avait que lui. Evan, Evan, Evan, Evan, Evan. Jusqu'à ce que la jeune anglaise se rende compte que sa propre voix se mêler à une autre. Entendait-elle des voix, maintenant ? Elle s'en fichait royalement. Ses lèvres continuaient de caresser celles d'Evan, ignorant totalement les éclats de voix qui lui paraissaient si lointaines. Pourtant, Lily sentit que quelque chose n'allait pas. Cette incertitude dégageait d'Evan. De sa peau, de ses baisers. Elle était littéralement liée à lui, à l'instant T. Elle pouvait tout ressentir, y compris son léger agacement. Ses lèvres se détachèrent alors des siennes. Lily en profita pour retrouver petit à petit son souffle. Sa respiration était lente, mais excessivement profonde. Lorsqu'Evan tourna la tête, elle suivit son regard. Elle demeurait un peu perdue, le regard ailleurs. Elle avait visité une planète, avant d’atterrir à l'instant. Voilà ce qu'elle ressentait. Et vu ce qui allait se dérouler, valait mieux pas qu'elle redescende. Mais il était trop tard.
Une gifle. Une incroyable gifle. Lily en sursauta. Ça y est, retour à la réalité. De manière assez brutale. Cette fois-ci, elle fut réveillée pour de bon. Le visage surpris d'Evan, parsemée d'une goutte de sang, fut le pire des réveils au monde. « tu n'es qu'un putain de gros salopard ! espèce d'ordure, crève. putain comment t'oses faire ça, merde? tu sais comment elle est? et toi tu roules des pelles à la première pouf' qui passe, mais t'es vraiment qu'un enculé. elle est anéantie, dans votre appartement, j'essaie de la calmer depuis deux heures, et de la rassurer. comment tu peux faire ça à même pas un mois de votre mariage, putain? j'te souhaite de crever lentement et en souffrant, sale enfoiré. » choquée par la violence des propos, Lily en était restée bouche bée tout le long du discours. A la fin de celui-ci, elle voulu s'approcher d'Evan pour s'inquiéter de son état, mais la demoiselle fut plus rapide et la désigna de manière provocatrice : « Quant à toi, oups. Ca sent pas bon pour moi ..., espèce de pétasse briseuse de couple, espèce de grosse salope, tu ne te sens pas déjà sale comme ça? sale catin. » Outch. Ses paroles ? Une véritable claque psychologique. Vraiment. A vrai dire, elle n'eut pas le temps de réagir, vu que Taissa l'attrapa par les bras en un geste aussi rapide qu'imprévu. Lily n'eut pas le temps de comprendre. Une très forte douloureuse lui claqua les muscles du dos et de son épaule gauche. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, elle avait glissé au sol. Elle grimaça légèrement en atterrissant, les cheveux lui tombant dans les yeux. Totalement sonnée, voilà ce qu'elle était. Tandis que son épaule la lança, elle eut tout de même l'occasion de lever la tête, dégageant ses cheveux de son visage en un geste de main. « DEGAGE. » la voix d'Evan claqua dans l'air. Violente, acerbe. Jamais il ne lui avait parlé comme ça, à elle. Elle observait la scène de là où elle était, étonnée de voir autant de haine sur le visage d'Evan, qui avait changé du tout au tout. Tate en personne. « tu ne la touches pas, c'est clair? REPONDS. C'EST CLAIR? TU DEGAGES D'ICI TOUT DE SUITE ET TU NE TOUCHES PLUS A UN SEUL DE SES CHEVEUX OK? TIRE-TOI. » franchement ? Elle ne savait pas quoi faire. Vraiment pas. Elle sentait une tension incroyable émaner d'Evan. Il en tremblait presque, elle le voyait. Ainsi, elle ignora la douleur à son épaule, et se leva doucement pour rejoindre Evan. Il était de profil, et elle pouvait lire la haine dans ses yeux. Taissa secoua la tête d'un air dégoutté, sans quitter Evan du regard : « Mais regarde ce qu'elle a fait de toi ... » Lily regardait la jeune femme. Un regard plein de reproches. Comment pouvait-elle sortir de nul part, et faire culpabiliser Evan à ce point ? Souhaitant à tout prix apporter une once de paix à Evan, ne serait ce que pour quelques secondes, elle s'approcha doucement de lui, et posa sa main sur son bras. Calme toi. Ne fais rien que tu pourrais regretter. Elle lâcha son bras, puis Taissa lui cracha presque immédiatement : « Et toi, la traînée, tu continues, en plus ?! » Lily était la plus douce des filles qui puissent exister. Jamais elle ne souhaitait en venir à la bagarre. Elle se contenta de regarder la jeune actrice, et demanda calmement : « les insultes, ça va deux minutes. Je te conseille de partir, simplement. » A vrai dire, elle n'en menait pas large. Si la colère ne la gagnait pas réellement, c'est parce qu'elle pensait mériter ce qui était en train de lui arriver. Tout simplement. La culpabilité lui revenait. Jamie, Emma. Le baiser, deux semaines auparavant. Le second baiser, quelques secondes plus tôt. Ses lèvres sur son cou, son propre soupir, ses propres mains sur son dos nu. Elle n'avait pas le droit de faire tout ça. C'était le revers de la médaille, en quelques sortes. Par contre, elle était particulièrement choquée par l'intervention de Taissa. D'où venait-elle ? Pourquoi une telle violence ? Et surtout, surtout, de quoi se mêlait-elle ?
La jeune fille aux cheveux clairs toisa Lily comme si elle était la pire des créatures au monde. Elle s'approcha alors, se présentant face à elle. Lily ne la quittait pas du regard. Elle avait embrassé Evan, Soit. Elle assumait maintenant. Même si cela signifiait affronter sa partenaire à l'écran. « Et ça fait sa maline, en plus ! Qu'est ce que tu cherches à faire, toi, ein ? Tu ne crois pas avoir déjà assez foutu la merde comme ça, non ? Il faut que t'en rajoutes ? Tu te rends pas compte que t'es en train de tout foutre en l'air ? Tu sais dans quel état elle est, Emma, à cause de toi ? Ca t'amuse, de briser les couples, de briser les fiançailles, c'est ça ? Tu es pathétique ... » elle en hurlait presque, et se rapprochait toujours plus. Lily fut partagée entre une incroyable culpabilité et le besoin de défendre la situation. Légèrement mal à l'aise, elle avait beaucoup de mal à trouver un compromis entre les deux. Surtout face à l'urgence de la situation. Une chose est sûre : Taissa ne comptait pas partir pour le moment. Si elle en revenait aux coups, Lily n'hésiterait pas à s'interposer. Surtout s'il s'agissait d'Evan. Ses muscles se tendaient. Son épaule la lança terriblement. Son dos, sa nuque, tout son corps avait été brusqué. Elle avait du mal à rester debout. Si elle s'était écoutée, elle serait restée par terre, près de cet arbre, sonnée. Mais il y avait Evan. Toujours Evan.


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MessageSujet: Re: RP DE LILY COLLINS.    Dim 21 Sep - 17:57



for when the darkness comes

this is the end. hold your breath and count to ten. feel the earth move and then. hear my heart burst again. for this is the end, I've drowned and dreamt this moment. so overdue, I owe them. swept away, I'm stolen. let the skyfall, when it crumbles, we will stand tall face it all together.
jamily

L'amour, c'est beau. Bien sûr que ça l'est. C'est même fantastique. On aspire tous à l'amour. Combien de films tournent autour de l'amour ? Combien de chanteurs ont clamé leurs peines de coeur, combien d'auteurs en ont versé l'encre sur des feuilles de papier commercialisées ? L'amour fait parler, l'amour fait rêver. Mais surtout, l'amour fait souffrir. Incroyablement. Lily connaissait l'amour. Elle avait vingt-cinq ans, autant dire qu'elle avait connu un certain nombre de relations amoureuses. Plus ou moins longues, plus ou moins importantes, plus ou moins marquantes. On pouvait y compter certains acteurs célèbres, comme Taylor Lautner, Logan Lerman, Zac Efron. Les histoires étaient différentes, mais une chose ne changeait pas : Lily était incroyablement aimante. Elle portait énormément d'affection à chacun d'entre eux, ça va sans dire. Chaque amour était unique. Mais aucun n'était comparable à celui qu'elle portait pour Jamie. Cet amour était unique, comme lui l'était. Elle savait qu'elle allait l'aimer, dès les premières auditions du film dont ils avaient partagé la fiche. Elle aimait déclarer à la presse "j'ai toujours eu cette impression de familiarité, même lors de notre rencontre : comme si on se connaissait depuis toujours et qu'on était fait pour se rencontrer. Fait pour être proches."Proches, oh que oui, ils l'avaient été. Elle l'avait aimé comme une dingue. Elle l'aimait toujours, d'ailleurs. Un amour puissant, un amour véritable. Mais tous les grands artistes le disent : les grandes histoires d'amour sont les plus tragiques. Lily avait beau être une artiste, elle n'avait jamais cru en ce sombre tableau, bien trop pessimiste à ses yeux de biche. Mais les choses avaient changé. Depuis qu'elle avait embrassé Evan, elle y croyait. Dur comme fer, même. Elle aurait préféré ne jamais croire en cette "malédiction", mais elle ne pouvait plus se cacher désormais.
Non, se cacher, ce n'était plus possible. Voilà pourquoi elle se trouvait dans l'appartement de Jamie, cet après-midi là. Son cœur lui criait de fuir. De changer d'avis, de claquer la porte, de se calmer dans son coin, et de ne revoir son petit ami que le lendemain. Oubliant tout ce qu'elle avait pu partager avec Evan. Elle aurait aimé en être capable, tout simplement parce que la vie avec Jamie avait été, jusque là, belle. Douce, plaisante, et pleine d'amour. Elle voulait retrouver cette simplicité là, comme si ce qu'elle avait ressenti au contact des lèvres d'Evan n'avait jamais existé. Elle avait fait semblant, pendant quelques jours. Comme si rien ne s'était passé, comme si c'était nécessaire de ne pas en parler à son petit ami. Mais la culpabilité qu'elle ressentait depuis était tout simplement atroce. Insupportable. Le soir, après avoir quitté Jamie, elle en avait parfois du mal à respirer. Mentir à Jamie, elle en était tout bonnement incapable. Elle n'avait jamais tenté, jusque là, tout simplement parce qu'elle n'en avait jamais ressentie l'envie, mais maintenant qu'elle avait tenté, elle savait désormais qu'elle en était incapable. Et ce même si c'était pour sauver leur couple. Enfin, "sauver", en apparence, puisque mentir n'arrangeait jamais les choses : elle ne pouvait pas effacer ce qu'elle avait fait en évitant d'en parler. Ca ne marchait pas comme ça.
Perdue dans ses pensées, Lily sursauta presque en attendant la porte claquer. Il était là, Jamie. Et avec lui, venait l'heure du jugement dernier. Jamais elle ne s'était sentie aussi mal de toute sa vie. Pas même le jour du divorce de ses parents, c'est pour dire. Et puis, Jamie se lova contre elle. Que c'était bon. Elle en oublia presque ses soucis. Je dis bien "presque", parce qu'elle ne les oubliait jamais totalement. Elle tenta d'essuyer la trace de ses larmes à l'aide de son sweat, oubliant son verre quelques instants, avant de se tourner vers son petit ami. Le regard du grand blonde obscurcit alors aussitôt, sans attendre. Il la connaissait mieux que personne, un seul regard lui suffisait pour comprendre que sa petite amie n'allait pas bien. Si seulement il était capable de tout comprendre tout seul, Lily n'aurait pas été obligée de tenir le discours qu'elle lui réservait. Mais voilà, il y a des choses qui ne se devinent pas, à son plus grand malheur.
« Oui… », avait-il soufflé, visiblement inquiet par son état. Il tentait tout de même de le cacher, visiblement, puisque sa voix et son attitude se voulaient confiantes. Elle l'aimait pour ça. Mais elle n'eut pas le cœur à répondre. A dire quoi que ce soit concernant ce qu'elle était censée lui déclarer. C'était trop dur. Il était là, les yeux pleins d'espoir, prêt à déplacer des montagnes pour soigner ce mal inconnu, intervenu subitement, ce mal dont il ne connaissait pas la source. Alors que Lily savait pertinemment de quoi il s'agissait. Elle savait qu'elle n'était qu'une bonne à rien, une faible qui ne méritait pas tout l'amour qu'il savait lui porter. Une fille qui avait trahi le meilleur petit ami qu'il soit. Cette idée la rendait malade, c'est pourquoi elle préféra lui demander de la serrer dans ses bras. Une dernière fois. Elle aimait tant son contact. Alors, il s'approcha d'elle, et ses bras entourèrent son corps. Lily enfouit doucement son visage au creux de son cou, fermant les yeux, tandis qu'il la pressa doucement contre lui. Elle aurait aimé rester dans cette position durant une vie entière. Il la berçait doucement, déposant de doux baisers dans ses cheveux. Les deux mains de la jeune femme se posèrent sur le dos de Jamie, se pressant encore plus contre lui, comme si elle risquait de sombrer si elle s'éloignait de son petit ami. Les attentions de ce dernier étaient à double-tranchant : à la fois, elles la calmaient, tant elles étaient agréables et reposantes, et en même temps, elles la faisaient davantage souffrir. « Calme toi mon cœur, et dis moi ce qui se passe… Tu sais que tu peux tout me dire… » Tout ? N'en sois pas si sûr ... Avait-elle envie de dire. En entendant ça, Lily ressentait, à nouveau, l'envie de pleurer. Toujours contre son épaule, elle ferma les yeux avec effort, tentant de ne pas se laisser aller aux larmes une nouvelle fois. Les douces caresses de Jamie sur son dos la calmaient, et l'aidèrent à se contrôler. Elle aimait ses doigts qui parcouraient avec douceur le creux de son dos, elle aimait la patience dont il faisait preuve lorsqu'elle était un mystère pour lui. Puis, il se détacha doucement, prenant son visage entre ses mains pour la regarder. Aussi triste qu'un chaton qui venait d'assister à la mort de toute sa famille féline réunie, Lily observa ses yeux clairs. Ne quittant pas ses yeux, elle se remémora la phrase qu'il venait de dire : tu sais que tu peux tout me dire. D'une petite voix, elle répondit à cela en demandant : « ... Et toi, tu sais que je t'aime ? Tu le sais, quoi qu'il arrive ? » elle voulait s'en assurer. C'était important pour elle. En attendant, elle continua à se perdre dans ses yeux. Puis Jamie s'approcha, déposant ses lèvres sur les siennes, lui offrant un baiser d'une douceur infinie. Ce geste eut le don de la rassurer, la consolant le temps de quelques précieuses secondes. « Qu’est-ce qui ne va pas ? », tenta t-il de savoir, l'observant de ses grands yeux clairs, d'un air aussi songeur qu'inquiet. Il caressa sa joue, elle en frissonna presque. Les mots restaient coincés dans sa gorge. Alors, il la reprit dans ses bras. Elle s'y accrocha avidement. Se serrant tout contre lui, elle essaya de puiser dans ce geste la force qui lui manquait. Elle respirait son odeur, elle s’imprégnait de sa présence, tout ce qu'elle était sur le point de quitter. Elle enfouit sa tête dans son cou, profitant de ses quelques secondes de calme. Le discours passait en boucle dans sa tête. Levant son bras pour poser sa main sur la nuque de Jamie, Lily ne savait pas par où commencer. Pour l'instant, elle choisit le silence. Consciente qu'il s'agissait de leur dernier moment avant la rupture - oui, elle avait dit le mot cette fois - une forte envie la consuma. Celle de l'embrasser. Elle se détacha alors de lui, tout doucement, Sa main libre vint retrouver celle qui était déjà posée sur la nuque de Jamie. Ainsi, Lily approcha doucement le visage de Jamie du sien, et elle posa ses lèvres sur les siennes. Tout en continuant de l'embrasser, elle l'attira vers elle tandis qu'elle reculait, jusqu'à ce qu'elle sente la fraîcheur de la porte du frigo contre son dos frêle. Une fois calée contre celui-ci, Lily continua de l'embrasser. Le baiser commençait tout en douceur, puis il gagna - petit à petit - en intensité. L'embrassant comme si sa vie en dépendait, Lily caressait sa nuque de temps à autre. Ce baiser était vraiment unique. Passionné, langoureux, intense. Mais c'était aussi probablement le dernier. Il s'agissait d'un baiser d'adieu, et ça, elle était la seule à le savoir. C'est pourquoi une toute petite larme glissa sur sa joue, tandis que leur baiser continuait à s'épanouir. Puis, tout doucement, Lily s'y résignant, ses lèvres se détachèrent des siennes. Elle le regarda dans les yeux, quelques instants.
Cette fois ci, bien que triste, Lily était décidée. « Il faut que je te parle de quelque chose ... » au vu du ton qu'elle avait adopter, n'importe qui aurait parié qu'il s'agissait d'un décès. Jamie devait s'attendre à ça, son regard suggérait cette idée. Bien sûr, il était à des kilomètres de se douter qu'il s'agissait ni plus ni moins que de la mort de leur histoire d'amour, et non pas d'une personne. Il était temps de lui dire. Elle le regarda une dernière fois, puis ses mains quittèrent sa nuque. Elle baissa les yeux, se détourna de lui, elle quittait son étreinte en s'approchant de l'évier. Elle attrapa le torchon pour essuyer le verre qu'elle venait de laver, profitant de quelques secondes pour trouver une certaine contenance avant de parler. C'était tout simplement ridicule. La situation l'était d'autant plus que Lily n'était pas en état pour faire quoi que ce soit. Sur les nerfs, elle tenta de sécher frénétiquement le verre à l'aide du torchon, mais elle n'arrivait à rien. Agacée, elle jeta le chiffon sur le comptoir de la cuisine, et s'en prit au torchon : « Rah mais c'est pas possible ! ça sèche rien du tout, ce truc ! »


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MessageSujet: Re: RP DE LILY COLLINS.    Dim 9 Nov - 17:12



∞ taily

I never knew that love could bring so many wars.

De jour en jour, elle grandissait. Sans relâche, sans s'arrêter ne serait ce qu'une fois. Elle prenait de l'ampleur, elle devenait plus complexe, plus difficile à gérer. Plus palpable chaque jour que dieu faisait. La culpabilité. Lily avait toujours été une fille fidèle jusque là. Toujours là pour sa famille, toujours disponible pour ses amis, et toujours loyale envers son ses petits copains. Cela avait toujours été ainsi, et elle ne voyait pas les choses autrement, puisque la loyauté était la valeur qu'elle prônait le plus, et ce depuis la petite enfance. Une fois qu'elle s'attachait à quelqu'un, elle pouvait traverser ciel et terre pour le défendre et être à ses côtés. Qui que ce soit. Encore plus lorsqu'il s'agissait de Jamie Campbell Bower. Ce garçon qui partageait les mêmes valeurs qu'elle. Ce garçon adorable, publique, qui se cachait derrière un personnage comique et excentrique afin de mieux dissimuler la grande fragilité, sa "faille" comme il le disait lui-même. Une fragilité qui ne l'avait pas empêcher de se montrer courageux et honnête envers ses sentiments : après avoir compris qu'il était tombé amoureux de Lily lors du casting de the mortal instrument, il n'avait pas cherché à jouer sur deux tableaux. Il avait donc pris une décision difficile : celle de rompre ses fiançailles avec Bonnie Wright. Oui, il avait sacrifié beaucoup de choses pour la jeune Collins. Il avait pris tant de risques. Il l'avait aimée de manière inconditionnelle. Un amour qu'elle n'aurait jamais pu espérer. Mais voilà, cet amour là, aussi fort soit-il, ne suffisait pas. Du moins, ne suffisait plus. Elle ne savait plus l'apprécier comme il se devait depuis une certaine rencontre. Tout simplement parce qu'il n'était pas lui. Jamie n'était pas Evan. Et quelles que soient les attentions de Jamie à son égard, ça ne pouvait être effacé. Et quels que soient les efforts de Lily, elle ne parvenait pas à oublier le regard noisette d'Evan. Il était ancré en elle. Et elle en devenait malade.

Malade parce qu'elle n'avait jamais connu un amour aussi fort. Et surtout, malade parce qu'il tombait pile poil au moment où elle bâtissait la relation la plus sérieuse de toute son existence. Ironie du sort, dira-t-on. Jamais elle n'avait voulu faire de mal à Jamie, elle ne s'en serait jamais cru capable d'ailleurs. Et pourtant, elle avait embrassé Evan. Oui, elle avait posé ses lèvres sur celles de son "son meilleur ami", elle avait posé ses mains sur son corps, et elle avait adoré ça. Au point d'y penser, tout le temps, sans arrêt. Au point d'en pleurer la nuit, doucement pour ne pas réveiller Jamie qui dormait à ses côtés. Elle en pleurait parce que sa conscience était malmenée. En n'en faisant qu'à sa tête, elle avait provoqué un véritable tsunami qui ravageait les cœurs de tous les gens autour d'eux. Jamie, Emma, Taissa, etc. Tout le monde en faisait les frais. D'une manière différente, certes, mais il n'y avait là que souffrance. Et si seulement il s'agissait d'un simple dérapage. D'une petite folie inspirée par les effluves de l'alcool. Mais ce n'était pas que ça. Et elle s'évertuait à peser le pour et le contre avant d'être franche. Etre honnête vis à vis d'elle-même et de ses sentiments, d'accord, mais pas au prix de plusieurs coeurs brisés. Elle n'était pas égoïste à ce point. Malheureusement, ses pulsions étaient moins sages que ses intentions, et en se revoyant, ils s'étaient embrassés à nouveau. Sauf que cette fois-ci, Taissa les avait surpris. Jamais Lily ne s'était sentie aussi peu glorieuse, aussi mal à l'aise. Taissa avait été très dure avec elle. Et bien que la forme ait été exagérée, selon la petite anglaise aux boucles brunes, le fond n'était pas véritablement exagéré : Taissa avait raison, dans le fond. Lily le savait très bien. Sur ce sujet, elle ne ferait jamais la fière.

C'est sans doute pour cette raison qu'elle évitait Taissa ou Emma, par tous les moyens. Elle tenait à sa vie, et ne souhaitait pas forcément chercher à se défendre ou à chercher à présenter telle ou telle excuse, puisqu'il fallait être honnête : elle n'avait aucune excuse. Pas la moindre. Elle était entièrement coupable. Et en parfaite lâche, Lily se cachait, et évitait toute entrevue avec Taissa. Et jusque là, il faut dire qu'elle avait parfaitement réussi. Depuis leur dernière rencontre, lorsque la belle ukrainienne les avis surpris, Lily ne l'avait pas croisée. Elle s'en portait très bien. Et ce jour là, ce matin de novembre, elle allait bien, même très bien. Elle venait de se lever, n'avait pas mis longtemps à se préparer, et elle était prête à rejoindre le plateau de tournage. Un nouveau projet cinématographique, voilà ce qui lui fallait pour lui remonter le moral. A cinq heures du matin, au volant, sur le sujet, la jolie Collins se plaisait à se remémorer le script et les traits de caractère du rôle qu'elle devait interpréter. Marla, la dernière histoire d'amour d'un milliardaire joué par Alden Ehrenreich. Elle était très heureuse à l'idée de travailler avec lui, l'ayant remarqué dans certains films récemment. Il dégageait quelque chose, et ce qu'elle aimait plus que tout, c'était bien de travailler avec des gens talentueux et passionnés.

En revanche, elle ne connaissait pas le reste du casting. Il faut dire qu'avec le tournage de Love, Rosie, la promotion de ce dernier dans le monde entier, la marque dont elle était devenue l'égérie, et les négociations pour la suite de the mortal instrument, elle n'avait pas vraiment eu le temps de s'informer sur tel ou tel point de ce nouveau projet. Bien sûr, elle connaissait le nom de l'acteur avec qui elle devait jouer un couple. Rien de plus logique : dans la mesure où ils partageaient l'affiche, il était évident que les directeurs du casting n'avaient pas cherché à prendre des risques et avaient procédé à quelques essais les réunissant, et ce afin d'être certain que l’alchimie fonctionnait avait de s'arrêter sur ce choix-là. Pour ce qui était du reste, c'était la surprise. Et Lily adorait les surprises. Enfin, en général. Pas sûr qu'elle apprécie celle que lui réservait le casting.
Innocemment, pleine de bonnes attentions et loin des préoccupations des histoires d'amour désastreuses qui la tourmentaient en règle général, elle débarqua, saluant tous ceux qu'elle rencontrait. Elle finit par tomber sur Alec Baldwin, acteur qu'elle admirait et qu'elle avait eu l'occasion de rencontrer durant quelques events. Un grand sourire surpris trouva refuse sur son visage, heureuse de pouvoir travailler avec lui sur ce projet. Elle le salua chaleureusement : « Chef Baldwin en personne ! »

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MessageSujet: Re: RP DE LILY COLLINS.    Sam 22 Nov - 23:44



you and me. againt the world. you promise ?


Comment ? Oui, c'était le mot. Le mot qui la hantait, le mot qui la suivait partout où qu'elle aille. En clair, le mot qui l'obsédait. Constamment. Indéfiniment. Sans répit, sans relâche. Sans pitié aucune. La justesse des sentiments. Comment avait-elle pu lui faire cela ? Après tout ce qu'ils avaient traversé, tout ce qu'ils s'étaient promis, tout ce qu'ils avaient prévu ? Ils avaient fêté leur deux ans ensemble le mois dernier, à l'occasion il l'avait présenté à ses parents - une étape qu'elle savait importante pour lui qui avait toujours eu peur de l'engagement. Alors oui, la question revenait. Comment était-elle parvenue à le trahir, à franchir le pas, celui qu'il redoutait depuis des semaines. Celui qu'elle niait depuis le départ. Et puis, comment cela était-il arrivé ? Elle n'avait rien prévu, rien vu venir. Il s'agissait d'elle, de ses sentiments, pourtant. Elle aurait du savoir. Comment, comment, comment. La simplicité et l'évidence de cette question et le caractère tragique des réponses qu'elle refusait de s'apporter lui renvoyaient sa propre médiocrité en pleine face. Ça en était désolant. Déroutant. Et surtout, extrêmement perturbant.
Perturbant parce qu'elle ne se comprenait plus elle-même. Elle était mal, sans nul doute, là, sur le bord de son lit, à six heures du matin. Elle n'était pas parvenue à s'endormir, elle avait fait nuit blanche toute la nuit. Les faits ne s'étaient déroulés qu'hier, en fin d'après-midi, et pourtant, la culpabilité lui avait piétiné le coeur à un point qu'il lui semblait que des jours étaient passés. Elle avait retourné le problème sous tous les sens, quels qu'il soient, et ce qui en ressortait lui faisait peur. Car, ce dont elle avait peur, ce n'était pas le fait que Jamie la largue, non. Ce qui lui faisait peur, c'était de lui faire du mal. En se posant ces questions, elle réalisait alors que le couple qu'elle formait avec Jamie n'était pas aussi solide. Elle ouvrait les yeux, réalisant qu'elle n'y tenait pas tant que ce qu'elle pensait. Elle venait de le "tromper", et tout ce qui comptait pour elle, c'était de ne pas qu'il en souffre. Le reste l'importait peu. Et c'était ça qui l'inquiétait. N'aimait-elle plus Jamie ? L'avait-elle seulement aimé en deux ans ? L'avait-elle aimé comme lui l'avait fait, au point de rompre ses fiançailles avec Bonnie ? Lily venait à tout remettre en question : ses sentiments pour Jamie, son couple, et même sa propre capacité à aimer. Elle ne savait plus quoi faire. Une chose était sûre : elle ne ferait plus de mal à Jamie. Elle comptait être honnête et rompre avec lui. Après lui avoir tout avoué, bien sûr. Ca risquait de faire beaucoup trop d'un coup, mais elle ne souhaitait pas mentir. Mais avant cela, elle avait besoin de calmer sa conscience. D'oublier, ne serait ce que quelques temps. De passer du temps avec une personne qu'elle aimait. Le nom de Sam Claflin lui vint assez rapidement à l'esprit. Elle se changea assez rapidement, et l'appartement fut vide, vingt minutes plus tard.
C'est pourquoi elle se retrouvait, là, devant cette porte. La belle se triturait les mains, anxieuse. Etait ce réellement une bonne idée de lui en parler ? Jusque là, Sam et elles avaient été excessivement proches, mais jamais il ne leur était arrivé de se parler de choses comme celles-ci : des fois où ils n'étaient vraiment pas bien, des fois où ils traversaient des crises quelles qu'elles soient. Lily hésitait même à faire demi-tour. Elle se sentait tout bonnement pathétique. De une, parce que c'était elle qui avait commis la faute. Donc, ce n'était pas à elle de bénéficier - pire encore, de demander - un quelconque soutien. Et de deux, parce qu'elle se sentait ridicule d'être mal "juste" pour ça. Et puis, c'était un jour de repos, il était 10h30. Sam avait sûrement d'autres choses à faire, lui qui était plutôt chargé, ces derniers temps. Lily lui laissa donc l'occasion de ne pas ouvrir en optant pour un sms, et non pour la sonnette.

coucou sami.
Tu es chez toi ? excuse moi de te déranger comme ça à l'improviste ... mais si tu es bien chez toi, je suis devant et j'aimerais te parler ...


Elle regrettait déjà. Même en cliquant sur "envoyer".   
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MessageSujet: Re: RP DE LILY COLLINS.    Mar 25 Nov - 14:06

même si le coeur n'y était pas vraiment. Mais ça, c'était l'effet Claflin : même si elle avait pleuré la veille, et que la culpabilité la rongeait de l'intérieur depuis, il parvenait à lui redonner un semblant de sourire. Il y parvenait toujours. A la faire sourire, je veux dire. Ca expliquait sûrement pourquoi elle s'était retrouvée ici, et nul part ailleurs, ce matin là.

« Salut. »

« Ne reste pas là, entre.  »

« Par contre, ne fais pas attention, c'est un chantier ici, mais attention un bordel organisé.   »

" Bordel ? ça ? "

" Il me semblait pourtant que vous étiez déjà venu chez moi en temps de guerre, Claflin !"

« N'hésite pas à t'installer, un fauteuil a été épargné de mes petits penchants bordélique  »

" tu m'offres le rescapé ? L'élu ? En quelle honneur ? "

je vois qu'un dramatique conflit cinématographique au lieu en ces territoires hostiles ?

« Tu veux quelque chose à boire ou à manger ? J'ai fait quelques courses ce matin.   »

" Tu as pressenti ma venue ? "

" Merci, mais ça va aller. "
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MessageSujet: Re: RP DE LILY COLLINS.    Lun 22 Déc - 0:12

« je. lily, tu vas bien ? non.. non, tu vas pas bien.. je vais aller te chercher un truc sucré, ça marche ? en fait, non, j'm'en fous de ce que tu m'diras. et me dis pas que t'en veux pas parce que tu te trouves grosse ou quoique ce soit, parce que je... nan, c'est pas vrai, tu l'es pas, ok ? t'es magnifique comme ça et j.. j'm'égare. mais je reviens, tout de suite, dans quelques secondes, t'évanouis pas ok ? reste là. »

«  okay »


« tiens, mon am....euh...je... je t'ai pris tout ça. tu vas pas bien je... ahhh... mange les. »


«  lily, dis moi, tu es bien consciente ? quelle est ta date d'anniversaire? »

«  tu comptes me demander aussi combien j'ai de doigts, et quel est le président des états unis ? »

«  20 janvier ... Ha non, ça c'est toi ! »


«  ça va aller, evan ... je te promets, ça va aller ... »

« On dirait bien qu'à chaque fois qu'on se retrouve, nous deux on finit mal ... Tu crois que c'est un signe ? »

" Evan ... Merci. "
" Tu as pris ma défense, alors que Taissa est ton amie, et que la situation est compliquée donc ... Tu n"étais pas obligée ... Alors merci. "


Dernière édition par Sweet Heart le Sam 10 Jan - 1:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: RP DE LILY COLLINS.    Mer 24 Déc - 13:07




∞ evily

you are my "once upon a time" and you'll always be.

Il était beau. Mais qu'il était beau ... Beau à s'en tuer, beau à le vouloir, beau à s'en brûler. Brûler les ailes, les espoirs, les principes et les petits amis "devenus trop fades depuis qu'il est là". Beau à enflammer notre capacité à aimer. Beau à casser tous les préjugés, à décrédibiliser n'importe quel homme, n'importe quel autre physique. Il avait toujours été beau, et il le serait toujours. Lily ne l'imaginait pas autrement. Autrement que beau, que flamboyant, qu'unique. Il en était la définition, l'essence même. Comment avait-elle pu y croire ? Sincèrement, comment avait-elle pu espérer rester impassible, cette fois-ci ? Lily avait eu la prétention de croire qu'elle pouvait venir, se présenter au tournage, et faire comme si de rien n'était. Travailler avec lui sans rien ressentir, sans être victime de l'envie dévorante qui lui déchirait les entrailles dès qu'elle le voyait. C'était de l'arrogance, pure et simple. Jamais elle n'était parvenue à rester impassible en sa présence, elle n'y parviendrait sûrement pas maintenant, ni dans une semaine, ni dans un mois, ni dans un an. Ni pour le reste de sa vie ? Cette idée était belle, certes, mais elle lui faisait peur. Tout était remis en cause depuis qu'il était là. Lily n'avait plus le moindre repère, et se remettait en question constamment. Avait-elle réellement aimé jusque là ? Etait ce bien de l'amour qu'elle ressentait pour Evan, ou une obsession étrange basée sur une attirance malsaine ? Avait-elle toujours ressentie ça pour lui, dès leur premier échange, dès leur première rencontre ? Était-elle une garce infidèle ? Quel choix devait-elle faire ? Y avait-il un réel choix à faire, finalement ? Jamie, Evan. Evan, Jamie. Ils étaient si différents. En tout point de vue. Et ce qu'elle ressentait pour l'un, pour l'autre ... ça n'avait rien à voir. Rien n'était comparable. Alors, de là à parler de choix ... Elle ne voyait pas les choses de cette manière. A vrai dire, elle ne voyait rien du tout. Tout ce qu'elle voyait, c'était Evan. Là, devant elle, dos à la porte qu'il venait de fermer.
Il bafouilla quelques mots, se demandant ce qu'elle fichait ici. Excellente question, Evan. Excellente question. Elle-même ne le savait pas. Et là, ce fut un des pires moments de sa vie. Elle se sentait idiote, irrécupérable. Particulièrement mal à l'aise, bien qu'elle tentait de tout mettre en oeuvre pour ne pas lui montrer. Comme quand elle était petite, elle s'imaginait avalée par le fin fond de la terre, le sol s'ouvrant sous ses pieds et la faisant disparaître à jamais. La honte disparaîtrait, ainsi. Toutefois, étant réaliste, sur le moment, ce qu'elle aurait souhaité faire, c'est traverser la salle, et partir de la loge. Immédiatement, comme pour effacer ce qui venait de se passer. Pour éviter ce face à face qui lui faisait peur et qu'elle pensait dompter. Mais la petite anglaise avait parfaitement conscience qu'en agissant ainsi, elle aggraverait son cas, ni plus ni moins. La fuite n'allait pas toujours l'aider à s'en sortir. Alors, elle resta là. à ses risques et périls. Plantée, comme une idiote. Avec, pour seul réconfort, l'image d'un Evan qui, visiblement, n'en menait pas large non plus. Il en tomba même ses feuilles. Elle en vint à se demander si il était aussi perturbé qu'elle par la situation. Mais la jolie brune ne se posa pas bien longtemps la question, tout simplement parce qu'elle rencontra le regard d'Evan. Vide sidérale lorsqu'elle retrouva ces yeux noisettes. " Tous les chemins mènent à tes yeux, tous les chemins mènent à la fuite ". Elle tenta tout de même une première réponse. Oui, je sais. Vraiment pas flamboyant, comme intervention. Mais il ne lui répondit pas, totalement accaparé par l'analyse des feuilles qui gisaient sur le sol. Alors, Lily se sentit mal. Encore. Parce qu'elle ne savait pas comment agir. Devait-elle prendre la parole à nouveau ? Devait-elle s'approcher de lui ? Était-il en train de fuir son regard, de la fuir tout court ? Ou se trouvait-il seulement dépassé ? Les réactions d'Evan restaient les mêmes : toujours imprévisibles. Imprévisibles, elles pouvaient l'être, puisqu'à cet instant, il releva les yeux, faisant la navette, pour observer son corps. Elle aimait ce regard. Elle l'aimait vraiment En réalité, elle l'aimait trop, beaucoup trop, parce qu'il ressemblait à son propre regard lorsque celui-ci se plaisait à observer le corps d'Evan qu'elle connaissait par coeur désormais.
Elle se perdit dans des pensées peu catholique, puis, en quelques secondes, se ressaisit. Oubliant le regard qu'il venait de porter sur elle et qui l'avait mis dans tous ses états, elle prit le risque de s'approcher, hésitante, assez pour s'accroupir et ramasser les feuilles qu'il venait de lâcher. Et elle s'empressa de justifier sa présence en affirmant qu'elle était ici pour une raison précise : le script, et pour rien d'autre. Comme si elle devait en avoir honte, comme si elle se sentait obligée de prouver qu'elle ne venait pas le voir à chaque fois uniquement pour lui sauter dessus. Comme pour lui montrer qu'elle ne le désirait pas h24. Pourtant, c'était la vérité : elle le voulait. Elle voulait s'approcher, le toucher, l'embrasser. Plus elle le regardait, plus le souvenir de la douceur de ses lèvres la hantait. Elle voulut se donner des claques psychologiques. Non, elle n'irait pas l'embrasser. Non, elle ne le regarderait pas droit dans les yeux. Pas cette fois. Elle devait apprendre à se comporter normalement. Pour lui. Alors, à contre-coeur, elle tendit presque froidement les feuilles vers lui, fuyant son regard, et elle recula jusqu'au plan de travail de maquillage. Reste loin, Lily. Reste loin, et tout ira bien.
Dans un certain sens, elle ressentait une once de fierté. Fière parce qu'elle parvenait à ne pas le dévorer des yeux. Fière parce qu'elle ne l'avait pas touché. Fière parce qu'elle n'avait faut aucune allusion. Elle était clean. Clean comme elle aurait toujours dû l'être, clean comme elle ne l'avait jamais été. Elle respectait Evan, elle respectait Emma, elle respectait les engagements qu'Evan avait fait. Elle en était contente, même si ça lui faisait mal. A vrai dire, ce qui lui faisait vraiment mal, c'était l'attitude d'Evan. Il ne la blessait pas, non. Parce qu'il ne faisait rien. Et ça, c'était pire que tout. Rien. Le néant. Le silence. Un Evan pas véritablement là, pas véritablement présent. Il ne répondait à rien, ne bougeait en aucun cas. Et Lily en bouillonnait. Evan, à quoi penses tu ? Est ce que je te dérange ? Est ce que tu veux m'éviter ? Les questions se succédaient, les réponses l'effrayaient.
Evan ... Je t'en supplie, dis quelque chose ... Réponds moi ... Parle moi, reste avec moi. Dis quelque chose, n'importe quoi. Intérieurement, elle en venait à le supplier d'une voix cassée. Parce que se confronter à un mur lui faisait mal. Elle avait besoin de le retrouver. Quelle que soit l'attitude qu'elle pouvait avoir, elle ne pouvait nier qu'elle avait besoin de lui. Elle était dépendante, en permanence. Et alors, il releva le regard vers elle, vers son corps précisément, et il l'observa sans rien dire. Son sang ne fit qu'un tour, parce qu'elle sentit la chaleur de son regard glisser sur elle. Non, pitié, ne recommence pas. En vérité, elle en mourait d'envie. Mais ça en restait douloureux. Parce qu'il l'observait comme elle aurait aimer l'observer à lui. Et ça, c'était pas possible. C'était pas envisageable. Etre normale, être normale, être normale, être normale ... Elle se forçait à tourner le disque, encore et encore, dans le monde qu'était son cerveau. Quitter à le rayer, quitte à le faire sauter, quitte à ce qu'il dure toute la vie. Elle se devait de le faire. C'était le minimum.
Mais visiblement, Evan se moquait ouvertement de ses efforts. Parce qu'il fit un pas. Un seul pas. Un malheureux petit pas. Mais un pas dangereux. Non, ne t'approche pas. Et il sourit. Bordel, ce sourire. Un sourire qui savait expliquer à lui seul pourquoi elle aurait été capable de se battre pour lui. " Il y a ton sourire qui s'élève, c'est comme une lueur d'espoir ". Elle en avait les poils qui s'hérissaient. Comment croyait-il qu'elle parviendrait à se comporter normalement s'il s'évertuait à lui sourire de cette façon ? Satané Evan, tu es en train d'emmener Lily aux enfers. « On recommence? » recommencer. Lily savait pertinemment qu'il parlait de cette journée. Qu'il parlait de ces retrouvailles particulièrement maladroites et gênantes. Pourtant, son cerveau s'amusait à pousser le vice en lui rappelant ce à quoi ils s'étaient adonnés la dernière fois qu'ils s'étaient vus : des baisers à n'en plus finir. Elle rougit très légèrement à cette idée, et la chassa très rapidement de son esprit. Elle se contenta alors d'étirer un petit sourire, et d'hocher la tête. Parce que oui, elle voulait que ça marche. Une relation normale, saine. Avec un peu de volonté, ça pouvait se faire. Sur le moment, Lily en était de nouveau persuadée, jusqu'à ce qu'Evan recommence à s'approcher. Un pas, puis deux, puis trois. A chaque approche, son sang chauffait de quelques degrés de plus. Comme si son rythme cardiaque était proportionnellement adapté à la distance à laquelle se trouvait Evan Peters. Comme si la température du corps de la jeune femme se régulait en fonction de ses caresses et de ses baisers. Elle risquait de perdre le contrôle s'il continuait. Arrête toi, arrête de t'approcher, reste ou tu es. Je suis en train d'essayer, Evan, d'essayer. Ne gâche pas tout. Trop tard. Il était là, tout près d'elle, et son coeur eut quelques ratés. Il était encore plus beau, plus désirable, de près. Et là, il sourit à nouveau. Un sourire d'enfant, un sourire de garnement, un sourire en coin. Un sourire sexy. Et le pire, c'est qu'il ne s'en rendait même pas compte. Bordel.
Mais visiblement, il n'était pas prêt d'arrêter à la torturer. Elle sentit une de ses mains se glisser dans le creux de son dos. Et elle frissonna. Et il se pencha pour embrasser sa joue du bout des lèvres. Et elle fantasma : « Oh, bonjour Lily. T'imagines pas comment je suis heureux de te voir ici. Oui, on peut répéter ensemble, ça me ferait très plaisir... » voilà une conversation normale. Lily s'apprêta à répondre, mais lorsqu'Evan se dégagea d'elle, elle en oublia ses mots. Son regard s'était planté dans le sien, et elle ne parvenait pas à s'en détacher. Elle était foutue. La peau de Lily était à vif, elle ressentait tout. Le souffle chaud d'Evan, son regard qui descendait petit à petit sur son corps, la proximité qui la rendait malade, la douceur de ses mains. Parce que oui, Lily faisait une fixette sur ses mains. Elles étaient belles, bien dessinées. A chaque fois qu'elle les avait tenues, l'actrice avait toujours été friande de leur douceur, de leur chaleur. Non, vraiment, elle aimait ses mains.
Les mains de Lily, quant à elles, tenaient fermement le bord du plan du meuble contre lequel elle était adossé. Une sorte de bureau allongé d'un grand miroir. Le plan de maquillage de loge classique. La tension était si forte qu'elle le serrait très fort entre ses mains. Non seulement pour expulser cette tension, mais aussi pour se retenir. S'empêcher de faire une grosse bêtise. Parce qu'à force de fixer les lèvres d'Evan, de l'imaginer sans le sweat qu'il était en train de porter, des idées lui venaient en tête. Il est là. Il est juste là, devant moi. J'ai juste à faire un pas, un seul. Et je l'embrasse. Comme jamais je ne l'ai embrassé. Et je passe ma main dans ses cheveux, parce que j'aime ses cheveux ... J'ai toujours aimé les caresser ... On est seuls, ici, personne pour nous déranger. Je lui retirerais son sweat. Ce sweat parfaitement inutile ... Je suis sûre qu'il est encore plus beau sans. Je me poserai plus de question de savoir si je peux le caresser ou non. Si j'en ai le droit, si ce n'est pas immoral. Je le ferai, c'est tout. Parce que j'en ai envie, parce que c'est supposé être comme ça. Si ça ne l'était pas, il n'y aurait pas de tension. Il n'y aurait pas tout ça. Je caresserai ses épaules, je l'embrasserai à nouveau, et dans cette loge, on ... puis, elle revint à la réalité lorsqu'Evan rompit le contact visuel en tournant la tête.
Tendue comme jamais, Lily tenta de retrouver petit à petit sa concentration, sa volonté. Elle se força à la conserver lorsqu'Evan fit quelques pas en arrière. Elle l'admirait. Elle en aurait jamais été capable. Son envie la poussait même à s'avancer pour conserver la proximité, mais elle se retint. Elle lui lança un regard lourd de sous-entendus. Merci de l'avoir fait. Celui qu'elle désirait comme une dingue baissa alors son regard vers ses feuilles. Ha oui, le script, c'est ça. Le script. « Je.. J'ai pas envie de le lire debout... Je m'assieds, qui m'aime me suive. » face à cette prise de parole, Lily resta silencieuse. Elle essayait de cacher au mieux son malaise derrière un petit sourire. Très franchement, si elle avait pris l'expression au pied de la lettre, elle se serait jetée sur le sol en deux secondes. Mais à la place de ça, la tournure de la phrase la mettait mal à l'aise. Elle avait la nette impression que chaque phrase, chaque action, était ambiguë. Elle tenta d'oublier cette gêne, et s'approcha doucement d'Evan, déjà assis. Tout doucement, elle s'assit à ses côtés, l'observant de ses yeux en amande, avec un certain intérêt non dissimulé. Puis, il lui tendit la main. Doucement. Nouvelle tension, nouvel obstacle, nouvelle tentation. Lily hésita, analysant la main d'Evan comme si il s'agissait là de la tentation ultime. La pomme de l'arbre de la connaissance en personne. Allait-elle réellement perdre son âme si elle cédait, si elle lui tendait la sienne ? Elle releva ses yeux vers Evan, et rencontra son regard suppliant qui la fit décider tout de suite. Avec douceur, sa main rejoignit celle d'Evan. Lily adressa à ce dernier un sourire, le genre de sourire qui montrait à quel point elle était contente de le retrouver. Contente de le voir. Malgré toutes ces complications, tout ce brouillard, toute cette tension qu'ils cherchaient à ignorer. Elle serra la main d'Evan dans la sienne, avec douceur et, tout en croisant ses jambes comme Evan, se plongea dans le script pour essayer de cacher à son homme - car oui, à ses yeux, elle ne parvenait pas à imaginer qu'il pouvait être l'âme soeur d'une autre fille, pas même d'Emma - la confusion que ce geste lui inspirait. Elle déglutit avec difficulté, et reprit la parole sans quitter des yeux son script étalé devant elle sur le sol de la loge : « Tu sais qui fait partie du casting, pour notre team ? Je sais juste qu'Harry Styles joue le rôle de ton père, mais je ne connais pas le reste ... » aborder le sujet du casting était le meilleur moyen d'éteindre le feu qu'il allumait en elle. Elle ignora les flammes, et se concentra à nouveau sur le script afin de débuter une conversation normale, telle qu'ils auraient pu en avoir, il y a quelques mois. Lily repensa à une réflexion qu'elle s'était faite, il y avait quelques jours de cela seulement. Elle reposa alors son regard pour Evan afin de lui en faire part : « Je me demande encore pourquoi ils m'ont choisie. Si on suit la logique, ils auraient dû prendre une actrice blonde platine, aux grands yeux bleus et tout le toutim ... Ca aurait fait plus 'angélique' pour le coup ... » Lily restait encore surprise. Heureuse, mais surprise. Beaucoup de filles auraient pu davantage correspondre au rôle. Elle avait décroché le rôle d'Ange. Une petite chienne au pelage clair, ayant eu une vie difficile, et ayant réussi à survivre grâce à un groupe de chiens errants ayant décidé de la prendre sous leur aile. Afin de rester dans le clan, elle avait du, plus ou moins, accepter les avances du chef de gang, Caïd, qui la souhaitait comme compagne. Cela l'amena d'ailleurs à l'identité de celui qui avait été choisi pour le rôle. Dans tous les cas, elle était plus que jamais heureuse de faire partir du casting, et surtout, de pouvoir jouer, pour la première fois, un duo à l'écran avec Evan. Elle tenait, d'ailleurs, toujours sa main dans la sienne, et sans s'en rendre compte, son pouce s'amusait à caresser le dos de sa main, tout doucement. Furtivement. Elle reposa alors son regard sur Peters, c'est alors qu'une envie lui sauta à la gorge, tout à coup. Elle avait envie de se poser contre lui. Le sentir tout près d'elle. Poser sa tête sur ses genoux, plus précisément. Lily ne savait pas d'où cette envie lui venait, mais la jugeant innocente et utile par rapport au fait qu'il s'agissait d'une alternative confortable, elle se risqua à lui demander. C'est pourquoi, sans lâcher la main d'Evan qu'elle tenait toujours depuis qu'il s'était assis, elle s'allongea légèrement et posa timidement sa tête sur ses genoux en s'assurant qu'il n'y voit pas d'inconvénient malgré tout : « Je ... Je peux ? » Qu'elle était bien, là. Malgré la gêne ressentie tout à l'heure, elle se sentait désormais à l'aise. Aux anges, même. Allongée, les jambes pliées contre lesquelles était posé son script, la main dans la sienne, la tête calée sur les genoux d'Evan, elle lisait les lignes du scénario. Elle trouvait cette position naturelle, plaisante. Elle tentait de se déculpabiliser comme elle le pouvait. Après tout, ils avaient toujours été proches, toujours tactiles, même lorsqu'ils n'étaient que de simples amis.
Tout en lisant la page principale en diagonale, Lily caressait avec douceur la main d'Evan qu'elle tenait sur son ventre. Elle adorait sentir sa peau. Ses doigts fins passèrent sur les doigts d'Evan, remontèrent en glissant sur la paume de sa main, et elle recommença. Parfois, elle s'amusait à lui caresser le dos de sa main. Avec une infinie tendresse, ses caresses continuaient à explorer la peau de cette main qu'elle aimait tant. Elle demanda alors : « Tu veux qu'on commence par quoi ? La scène où tu fugues de chez toi, la scène où on se rencontre, la scène où je me fais enlever, la scène où tu me dénonces à Caïd, la scène où ... » où on tombe amoureux. Elle ne parvint pas à terminer sa phrase. Tout ce qui était attrait à cette formulation, ou une autre y ressemblant, lui paraissait dangereuse à prononcer, parce que trop réelle. Trop concrète. Trop sensible, trop fragile. Elle dissimula sa gêne en feuilletant le script et reprit alors rapidement par une équivalence moins risquée : « où Ange et Scamp se rapprochent, la scène où je me plains que j'ai été battue, abandonnée, que je n'ai pas de famille et que je suis seule au monde, et toutes ces choses joyeuses ? » ça faisait si longtemps qu'elle n'avait pas entretenue une discussion aussi banale avec Evan qu'elle en venait même à oublier comment faire. Cela n'était pas aussi naturelle que cela le paraissait. Elle essayait, sa conscience l'y obligeait. Mais cela ne suffisait pas. Puisqu'en même temps, sa main continuait à caresser tendrement la sienne, comme par instinct. Lily poussa même le vice puisque, en silence, elle remonta ses caresses, petit à petit. Du bout des ongles, elle passa ses doigts le long de l'avant-bras d'Evan. Tout doucement, elle effectua des petits cercles, redescendit, remonta, le long de son bras qui était posé sur son ventre. Toute l'attention de la jeune femme était réservée aux caresses qu'elle lui offrait, aussi minimes et discrètes soient-elles. Ses doigts parcouraient sa peau, allant et venant le long de son bras. Jamais elle n'avait connu de sensations aussi agréables. Ses caresses remontèrent tout doucement vers sa main au bout de quelques minutes, et c'est avec douceur qu'elle prit celle-ci dans la sienne. Elle observa leurs doigts entremêlés, la vision la plus plaisante à ses yeux ces derniers temps. D'un ton rêveur, elle se risqua à dire : « J'aime tes mains ... » guidée par son instinct, elle remonta leurs mains mêlées vers son visage, et elle déposa un baiser sur la main d'Evan. Elle perdait tout doucement le contrôle. La déchéance totale mais progressive. " Mais rien n’arrêtera la lutte, non rien n’asséchera cette pluie, non rien ne finira la chute, rien ne finit l'infini ... Rien ne déserrera nos mains, rien n'éteindra l'éphémère. "

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MessageSujet: Re: RP DE LILY COLLINS.    Mer 24 Déc - 17:24

« Dis, tu crois qu'on va devoir chanter les chansons Disney ? »
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MessageSujet: Re: RP DE LILY COLLINS.    Ven 9 Jan - 23:46



I’ve learned that home isn’t a place, it’s a feeling
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MessageSujet: Re: RP DE LILY COLLINS.    Sam 10 Jan - 14:25


I’ve learned that home isn’t a place, it’s a feeling

L'infidélité. C'est fou ce qu'on en parle ! Que ce soit dans les films, dans des séries, dans les livres, dans la presse people, dans les peintures, dans les biographies, au théâtre, A travers des dessins. Sur des feuilles de papier, sur un écran, dans la rue, en mise en scène. Dans l'art, dans la vie en général. On ne compte plus les fois où les artistes se sont plu à raconter la poésie que leur inspirait les larmes d'une femme trompée. Les chansons traitant d'une quelconque infidélité sont, depuis la nuit des temps, sans aucun doute, plus nombreuses que toute autre. Avoir été trahi par sa moitié, par la personne que vous aimez, la personne en qui vous avez fondé un tas d'espoir, la personne qui était à vos côtés, et vous a répété un bon nombre de fois "je serai toujours là pour toi, je te le promets. Je suis différent, moi. Je réalise la chance que j'ai de t'avoir. Moi, je ne ferai jamais de mal, jamais. Parce que je t'aime". Et retrouver ladite personne dans le lit d'une autre, quelques semaines plus tard. Mais l’infidélité est bien plus problématique que cela. Il ne s'agit pas uniquement d'une histoire de sexe, de deux corps (trois, en l’occurrence, mais ne remuons pas le couteau dans la plaie), de doux baisers échangés, de caresses et d'attention. C'est un tout, une globalité. Ouvrir les yeux sur la capacité des autres à vous faire souffrir. A briser cette confiance si durement gagné. Et les autres, c'est aussi les gens qu'on aime. Et c'est sans doute ça, qui est effrayant.
Oui, l'infidélité est un véritable fléau, et le sera toujours. Un fléau qui se repend à la vitesse de la lumière dans les cœurs qui se croyaient invincible jusqu'alors. Mais voyez vous, ce qui est dérangeant à ce sujet, ce n'est pas la place qu'on lui accorde. C'est le point de vue qu'on adopte pour en parler. N'avez vous jamais rien remarqué ? Vraiment ? On parle toujours de la puissante souffrance ressentie par la pauvre femme trahie et humiliée. De la désillusion qui frappe l'homme qui s'est vue trompé par celle qu'il allait demander en mariage. Combien de fois avons nous pu suivre l'histoire d'une tentative de suicide, celles d'une femme qui s'est vue trompée par son petit ami, qui a décidé de se prélasser entre les bras de la soeur de celle qu'il était censé aimer ? A chaque fois, l'histoire est écrite avec les larmes de ceux qui se sont vus trahis. On aime décrier la cruauté, le manque de moral et de compassion, de ceux ou celles qui se sont amusés à conquérir un cœur déjà pris. Or, contrairement à ce que l'on pourrait penser, il y a d'autres victimes dans l'histoire. Victime est un bien grand mot, cela dit. Disons simplement que les trahis ne sont pas les seuls qui se retrouvent à baigner dans la souffrance. Il y a aussi les coupables. Et ça, on n'en parle jamais vraiment.
Depuis que Lily s'était rangée dans le camp des coupables - place qu'elle n'aurait jamais pensé occuper, et encore moins convoiter, un jour - je peux vous assurer qu'elle n'en menait pas large. Non, elle n'était pas l'effroyable allumeuse sans cœur que les histoires aiment dénoncer. Elle n'était pas le genre de fille à porter des mini-jupes en cuir aussi longue qu'un timbre poste, à se pencher en avant pour offrir son décolleté aux hommes qui portaient des alliances, ou même à s'envoyer en l'air dans les toilettes d'une boite de nuit avec un homme qu'elle savait casé. Non, Lily avait des principes, Lily était elle-même fidèle, Lily était gentille, Lily était adorable. Jamais elle n'avait trompé, jamais elle n'avait poussé à tromper. Du moins, jusque là. Car en l'espace d'une après-midi, elle avait fait les deux. Et le genre de culpabilité qu'elle ressentait était insupportable. Injustement, c'était quelque chose dont on ne parlait pas, dans les histoires de couples infidèles : la culpabilité. C'était pas beau à voir, ça non plus.
Jamie et Lily, c'était un couple qui ne roucoulait plus vraiment comme au premier jour, et ce depuis quelques temps déjà, il fallait bien l'avouer. Mais Lily partait du principe qu'elle était tout de même en couple, et que rien n'autorisait un écart, pas même leur situation. Et pourtant, elle avait embrassé Evan Peters. Elle ne pouvait pas prétendre qu'il s'agissait d'une "erreur" due à l'absorption excessive d'alcool en soirée, d'un impaire survenu inopinément, d'un terrible quiproquos. Non, car c'était bel et bien arrivé, elle l'avait désiré, elle l'avait voulu. Et elle n'avait jamais prétendu le contraire. Sauf que tout cela avait un prix : elle ne se reconnaissait plus. Elle avait largué Jamie, et s'était mis à dos pas mal de monde. Emma, Taissa, entre autres. Et c'était fatiguant de se battre contre ces gens, encaisser toute cette haine extérieure, tout en se battant contre sa propre personne et la culpabilité qu'elle traînait derrière elle. Trop de choses pour ses petites épaules. Sans compter qu'un de ces piliers se faisait absent depuis de nombreux jours déjà. Un pilier répondant au nom de Sam.
Elle avait pour habitude de traîner avec lui vingt-quatre heures sur vingt-quatre, de lui parler de tout et de rien, de tourner tout type de scène à ses côtés, d’enchaîner les blagues et les pitreries sur les plateaux, dans les coulisses, dans les studios. Grâce au film Love, Rosie, ils se voyaient constamment. Et elle s'était habituée à cela. Voilà quelques semaines déjà qu'elle était retournée à sa vie quotidienne, à Hollywood. Sans lui. Et qu'en plus de cela, elle devait faire face à un véritable tsunami d'une particulière gravité qui déferlait sur sa vie personnelle. Lily devient bien l'avouer : elle avait un peu de mal à tout additionner en même temps. Question d'adaptation. Fort heureusement, Lily était plus forte qu'on ne pouvait le penser. Et elle gérait les choses comme elle pouvait sans trop de mal. Elle s'évertuait, pour cela, à conserver son moral en s'octroyant de nombreux moments durant lesquels elle baignait dans la solitude. Tranquillement, chez elle. Comme aujourd'hui, d'ailleurs. Se délectant d'un des inième épisode de Friends, qu'elle connaissait par coeur -comme tous les autres- ce dont elle se fichait royalement, elle picorait quelques noisettes dans le bol qui était présenté - telle une offrande - sur sa table basse. Elle aimait ce genre de moment simple, elle était bien. Contrairement à sa toilette lors de ses apparitions habituelles sur le tapis rouge, on ne pouvait pas dire qu'elle était très apprêtée. Des chaussettes, un jean clair et déchiré, un sweat, et des cheveux ondulés détachés. Elle prenait soin d'elle, c'était certain, mais Lily restait tout de même - au quotidien - une fille assez naturelle. A ses yeux, c'était essentiel.
Elle était donc en train de murmurer à voix haute, avec humour, une des répliques de Chandler, mot pour mot, en union avec ce dernier, lorsqu'elle entendit la sonnette raisonner dans la petite maisonnette. Lily haussa légèrement les sourcils, stoppant l'espace d'une seconde le geste qui amenait une noisette à sa bouche. Elle hésitait à aller ouvrir. Après tout, elle n'attendait personne, et elle n'était pas sûre d'être en capacité d'encaisser une nouvelle vague de haine. Pourtant, elle fit un effort, et se leva de son canapé en traînant des pieds pour se poser contre sa porte et jeter un regard au judas. L'image que celui-ci renvoya la déstabilisa complètement. Elle savait qu'il ne fallait pas réellement faire confiance à la vision que renvoyer cet engin, l'image s'en retrouvée très souvent déformée au point que l'identité de la personne soit toute autre. Pourtant, elle crut reconnaître Sam Claflin, de l'autre côté. Afin d'en avoir le coeur net, elle ouvrit la porte à la volée. Et se retrouva bel et bien face à l'acteur anglais. Lily se contenta de l'observer, telle une petite idiote qui venait de voir apparaître le spectre de son hamster décédé : « ... Samy ?! » passé l'effet de surprise, un grand sourire se dessina sur ses lèvres rosées, et : « Mais ... Qu'est ce que tu fais là ? Je croyais que tu passais des vacances avec ta famille jusqu'à la promo prochaine ! »
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MessageSujet: Re: RP DE LILY COLLINS.    Dim 11 Jan - 20:18


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Evan était provoquant. Séducteur. Désirable à souhait. Jamais elle ne s'en était rendue compte à ce point. Parce qu'il était là, devant, présenté à elle comme l'avait fait le serpent dans l'histoire de la Génèse, lorsqu'il s'agissait de donner la pomme à Eve. Lily se sentait tellement proche de cette dernière, à ce moment précis, qu'elle aurait juré s’appeler Eve. La seule différence se notait dans l'apparence : Lily n'était pas en "tenue d'Adam". Mais ça, ça pouvait encore s'arranger. Aussi cru que cela puisse paraître, ce n'était pas l'envie qui lui manquait.
Mais elle se ressaisit. Calma ses plus bas instincts, tandis que sa conscience se tuait à la tâche, envoyant des sceaux d'eau à la pelle sur les flammes qu'Evan était en train d'allumer en elle avec subtilité et perversité. L'anglaise avait la nette impression de consacrer toute cette énergie qu'à cette cause, ces derniers temps : lui résister. Afin d'y parvenir, elle s'adonna au moyen le plus efficace : se voiler la face. Lily l'Autruche. Enfouir sa tête dans le sable n'était certainement pas la plus brillante des idées, mais il s'agissait de la seule que parvenait à dénicher son esprit tourmenté. Les pires banalités sortaient de sa bouche : le casting, le script, le tournage. En réalité, elle s'en fichait royalement, éperdument, totalement. Tout ce à quoi son corps, son esprit, était sensible, c'était son corps, allongé sous sa tête. Quelle naïveté, de s'être cru capable de conserver une quelconque concentration dans de telles conditions. Aussi damnée fut-elle, la belle passa avec envie ses doigts fins sur l'avant-bras de l'objet de son désir. Doucement, furtivement, sensuellement. Le provoquant autant qu'il la provoquait. Car oui, il était provoquant. Dieu qu'il était provoquant, elle ne le répéterait jamais assez. S'en rendait-il compte, seulement ? Evan, tu es le diable. Le diable, tu entends ? Tu déploies tes forces pour m'attirer dans tes filets, pour me pervertir, pour me convertir. N'as tu pas compris que, convertie, je l'étais déjà ? Je te vends mon âme. Fais de moi ce que tu veux. Tu n'aurais jamais dû fermer cette porte. Comme roméo et juliette, nous scellerons ensemble notre éternel pacte avec le sépulcre. « j'aime tes mains qui se baladent sur ma peau. » jamais elle n'avait entendu une phrase aussi sexy. Jamais, de toute sa vie. Ils perdaient le contrôle, l'un comme l'autre, doucement mais sûrement. Elle en eut un frisson. Comme pour pousser le vice à son ultime paroxysme, elle déposa ses douces lèvres sur le dos de la main d'Evan. C'est toi qui est provocante, maintenant, Lily. Juste toi. Mais bordel, qu'est ce que t'aimes ça. Elle sentit ses poils s'hérissaient sous la vague de ses caresses. Dans le silence, elle en venait même à en redemander : elle se sentait honteuse, mais sentir sa réaction rendait la situation ... Délicieuse. Grisante. C'est pourquoi elle passa subtilement le bout de ses doigts sur le pli intérieur de son coude. Comme pour réveiller les plus infimes des sensations, comme pour le pousser au crime. « lily. je vais être honnête avec toi.. » Sa voix honteuse lui fit relever la tête. J'ai peur. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai peur. Peur qu'il m'avoue ce que je désire. Car s'il ne se retient pas, jamais j'en serais capable. Dieu, si vous existez, c'est le moment de se manifester. « ça devient vraiment difficile pour moi d.. » sa voix se perdit dans une caresse, dans un regard. Elle crut défaillir. Les doigts du jeune homme passèrent sur sa joue, tandis qu'il se plaisait à la contemplait d'une manière surréaliste. A cet instant précis, malgré sa couche de vêtements, Lily restait persuadée qu'il avait les pouvoirs de l'observer complètement nue. Et le pire dans tout cela, c'est qu'en n'en était pas dérangée. Elle se trouvait dans l'incapacité de sortir un mot, prononcer une syllabe, émettre un seul et unique son. Elle déglutit avec difficulté tandis que les yeux d'Evan s'accrochèrent aux siens. Seigneur, je suis perdue.
Elle l'était bien, parce qu'elle ne bougeait pas. Il lui avait clairement fait comprendre : il était aussi damné qu'elle. Aussi pervertie, aussi soumis. Au nom de ce foutu respect, au nom des barrières qu'ils avaient eu tant de mal à établir, elle aurait du se lever. Fuir. Au lieu de cela, elle se délecta des caresses qu'il lui réservait avec tant de poésie. Et elle leva doucement sa main jusqu'à son visage. D'un air songeur, la belle passa le pouce sur les lèvres brûlantes d'Evan. Non, je ne fuirai pas. Elle ne le fit pas. Ni lorsque ses mains se baladèrent sobrement sur son visage. Ni quand il glissa son bras dans son dos pour la remonter jusqu'à lui. Ni même lorsque ses yeux de biche s'amusèrent à entretenir la tension déjà brûlante en observant les lèvres d'Evan avec l'intérêt qu'elles lui inspiraient. Elle était bien. Et elle souriait. Elle souriait parce que la proximité était ce qu'elle avait toujours cherché avec lui. Sans même se l'avouer. Et c'était bon de se laisser aller, pour une fois, à celle-ci. Mais elle était sûre qu'ils pouvaient faire mieux encore ... Comme une réponse à ses prières leurs lèvres se touchèrent. Passionnément, cette fois-ci. Presque violemment. Au-revoir, Dieu. J'ai quitté le Jardin d'Eden. L'enfer m'a ouvert les bras, j'y brûle déjà. Je suis avide ce ces flammes qui réveillent en moi quelque chose que je pensais avoir perdu à jamais. Envoûtée au possible, elle laissa sa passion déferler en lui. Ses lèvres cherchaient avidement les siennes. Sans doute avaient-elles étaient en apnée bien trop longtemps à son goût. Elle se raccrocha à lui comme à une bouée de sauvetage tandis qu'il la soulevait pour la maintenir contre lui.  Appréciant la position bien plus qu'elle ne l'aurait du, Lily perdit rapidement la raison, et passa ses bras autour du cou d'Evan. Leurs langues dansaient ensemble. Avec envie, avec frénésie. Jamais ils ne s'étaient embrassés comme ça. Leurs baisers avaient toujours été profonds, langoureux, sensuels. Bien sûr, que celui-ci était tout ça. Mais il s'agissait surtout d'un baiser diablement excitant. Qui redoubla d'intensité quand il la serra contre lui. Sentant les courbes du corps contre le sien, Lily ne put s'empêcher de pousser un léger soupir entre deux baisers brûlants. Lorsqu'il s'arracha à elle, la belle en eut le tournis. Non, non, ne pars pas. Continue. J'veux pas. J'veux vraiment pas que tu t'arrêtes. J'ai besoin de toi. Sûrement avait-il du entendre ses pensées, parce qu'il ne s'éloigna pas. Ses lèvres restaient là, provocantes, à disposition, prête à être cueillies. Lily en tremblait. Elle desserra tout doucement son étreinte, faisant en sorte de couvrir, de ses deux mains, la nuque de celui qu'elle désirait. Mais son corps n'était jamais assez prêt à son goût. C'est pourquoi, sans l'ombre d'un remord, le corps de la jeune femme se colla davantage au sien, toujours à califourchon sur le haut de ses cuisses. Et il se perdit dans des caresses. Ses mains parcouraient doucement son corps. Elle ne savait plus véritablement où elles pouvaient bien se situer. Parce que c'était une cacophonie dans sa tête. Un bordel sans nom. Milles sensations, c'est tout ce que son cerveau fut capable d'encaisser. Une chaleur se propagea sous sa mot, et obligea ses mains à se crisper légèrement. Sans le vouloir, sous la tension, ses ongles s'enfoncèrent très légèrement dans la peau de la nuque du diable. Et elle se mordit légèrement la lèvre inférieure. Parce que tout ce plaisir décuplé, c'était trop pour elle. Puis, en un coup de grâce ultime, ses lèvres soufflèrent sur les siennes. « lily, j'ai envie de toi. » il l'avait dit. Il l'avait vraiment dit, cette fois-ci. Des mois de torture, des mois d'incertitude. Des mois de "il pourrait ne pas me désirer autant que je le désire". Des mois de "il ne me dira jamais ses mots, quand bien même il les penserait, parce qu'on a pas le droit. Ce droit, on l'a jamais eu ". C'était fini. Ils en étaient là. Un enfer au goût de Paradis.
Enfer dans lequel on avait perdu Lily, qui ne se reconnaissait tout bonnement plus. Damnée à 100%, perdue dans les limbes gouvernés par le diable qu'était Evan. Mais elle s'en fichait. Parce qu'à cet instant précis, elle viola le principe du self-contrôle, et elle se laissa aller. Définitivement. Elle flirta doucement avec ses lèvres, les frôlant doucement avec les siennes, et ses mains quittèrent progressivement sa nuque pour descendre doucement le long de son torse. Jusqu'à sa ceinture. Ses doigts passèrent lentement sur la bordure en cuir, sans même chercher à l'ouvrir. Pour la première fois, elle quitta le contact visuel. Sa tête se glissa alors dans le creux de son cou, et dans un souffle chaud et saturé, elle en respira doucement son parfum qui lui donnait mille envies, et expliquait à lui tout seul pourquoi elle avait tant envie de lui sauter dessus. Elle sentait le corps d’Evan collé au sien, son souffle chaud dans ses cheveux, l’odeur de se peau que dégageait son cou. Elle en avait le tournis, et c'était bon. Sans parvenir à effectuer le moindre contrôle sur elle-même, Lily laissa ses mains quitter la ceinture d’Evan pour les faire glisser tout doucement sous le sweat de celui-ci. Lentement. Oui, ses gestes étaient lents, mesurés. Elle prenait son temps, elle le titillait. Elle s'empêchait de lui sauter tout bonnement dessus, comme son instinct lui dictait. Comme pour laisser le temps à Evan de sentir la chaleur monter en lui, comme pour profiter de ce corps qu'on lui avait interdit. Ses fines mains glissèrent alors sur son torse nu, le caressèrent subtilement. Jamais elle ne s’était permise de le toucher comme ça. Que d'occasions gâchées. Puis, agacée par cette barrière, elle entreprit de lui retirer ce sweat superflu. Lui faisant doucement lever les bras, elle retira le vêtement qu'elle jeta sur le côté, elle ne savait pas où. Un frisson parcouru sa peau. Quant à son coeur, il était impossible d'évaluer l'infime temps qui en séparait les battements. Et elle ne s'arrêta pas là. Retrouvant la proximité qu'ils avaient instauré un peu plus tôt, elle ancra son regard au sien, et déboutonna un à un les boutons de la chemise qui se cachait sous son sweat. Une fois les pans de la chemise écartés, Lily fit doucement glisser celle-ci pour laisser son torse se découvrir. Elle tenta de ne pas fixer cette partie de son corps à présent découverte, mais le contact de sa peau nue la mit dans tous ses états. Elle se décida enfin à répondre à sa phrase par un murmure à peine soufflé : « ne n'arrête pas ... » de me désirer, parce que je te désire tout autant, venait de supplier sa voix. Elle était perdue, irrécupérable, d'accord. Pas de problème, elle assumez. Mais au-delà de ça, elle mourrait si il lui refusait le début d'attention qu'il venait de lui accorder. Parce qu'à ses yeux, il était largement temps de sombrer avec délice dans les eaux salés d'un cruel désir trop longtemps refoulé. Et elle commença dès maintenant. Ses lèvres s'amusèrent à frôler, de nouveau, les siennes, sans jamais céder. Un moment qui parut une éternité. Finalement, c'est l'appel de sa peau qui gagna.


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MessageSujet: Re: RP DE LILY COLLINS.    Dim 11 Jan - 23:18


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Résister. Elle avait essayé, jusque là. Elle avait diablement essayé. Mais le "j'ai envie de toi" d'Evan avant tout fait flancher. Sa motivation, ses résolutions, ses principes, sa culpabilité. Son intervention avait eu le don de tout effacer. En cinq mots seulement, son désir - jusque là opprimé de toutes les manières pour des raisons évidentes - enfonça les barrières qu'elle avait judicieusement imposée. Sans aucun mal. Perdant définitivement ce contrôle là, Lily avait laissé glissé ses mains sous le vêtement de son "collègue". C'est au contact de sa peau qu'elle sut qu'elle était foutue. Pour de bon, cette fois-ci. Elle savait qu'ils ne reviendraient pas en arrière. C'était bien trop tard, désormais. S'ils avaient tant cherché à s'éviter jusque là, ce n'était pas pour rien. Ils savaient, l'un comme l'autre, qu'une fois le contact établit, ils ne feraient plus machine arrière. Autant dire qu'il s'agissait d'une évidence qui s'était établie dès le départ. La frontière était dépassée, les désirs dévoilées, les envies affirmées. Lily savait qu'elle n'était pas la seule à le penser. Elle sentait cette harmonie qui la liait à Evan, aussi psychique que physique. Et tout en lui prouvait qu'il ne comptait pas, lui non plus, s'arrêter en si bon chemin. Il ne s'opposait pas à ses caresses, il l'observait même avec attention tandis qu'elle manœuvrait, guidée par son instinct. Et surtout, la preuve ultime résidait en son regard. Elle avait pris son temps pour lui retirer le vêtement qui la séparait d'elle, et durant ce geste, Evan - la bouche légèrement ouverte - semblait dépassé. Dépassé, mais  comblé. Presque béat. Elle le désirait d'autant plus ainsi. Malgré cela, elle avait peur. Une petite voix au fond de son cerveau s'amusait à lui répéter qu'il allait l'abandonner, la stopper, l'empêcher. Attraper ses poignets pour la repousser. Et elle aurait eu du mal à encaisser, beaucoup de mal. Parce qu'à cet instant précis, elle le désirait à en mourir. C'est pourquoi elle le pria de ne pas s’arrêter. Ses angoisses furent rapidement balayées, puisque visiblement, ce n'était pas dans ses intentions. Alors, elle se lança. Et tout put commencer.
Lily Collins attaqua les hostilités en faisant courir ses lèvres sur son cou nu, y parsemant des milliers de baisers, ces derniers diablement désireux d'éveiller en lui quelque chose qu'il serait incapable de contrôler. Elle se délectait du parfum d'Evan, qui eut le don de l'étourdir d'autant plus. Ses lèvres continuaient de poursuivre langoureusement leur chemin tandis que ses mains s'aventuraient encore sur son torse. A ce moment précis, les mains de son homme se glissèrent furtivement sous son sous-pull. La jolie brune le sentit alors lui agripper avec vigueur les hanches afin de la coller tout contre lui. Dans le feu de l'action, de malencontreuses griffures se logèrent furtivement dans sa chaire, et eurent pour effet de faire augmenter la température de sa peau. Épiderme qui était déjà hypersensible depuis quelques minutes. Ce petit 'rien' eut le don d'affoler délicieusement son petit cœur. Mais ce n'était pas tout. Ce rapprochement soudain lui donna l'occasion de sentir la masse qui commençait tout juste à se forcer au niveau du pantalon d'Evan. Et cette exquise torture se poursuivit. Ses mains - mon dieu qu'elles étaient douces - s'exécutèrent en faisant naître des caresses exquises le long de sa peau, faisant son chemin vers le haut de son buste. Ces frôlements laissaient derrière eux un effet chaire de poule incontestable. Lily était bien, elle était vraiment bien. Elle l'aurait supplié de continuer si elle n'avait pas hâte de sentir sa peau contre la sienne. Parce que, tandis qu'il poursuivait son parcours, elle sentit son haut glisser petit à petit, la dénudant un peu plus à chaque fois. Lorsque son vêtement parvint à la fin du chemin, elle interrompit ses baisers afin de permettre à Evan de l'en débarrasser en levant ses bras. Elle tenta de s'affranchir de la peur que lui inspirait le fait d'être à moitié nue devant lui. Elle passa une main dans ses cheveux pour remettre en place quelques mèches rebelles qui s'étaient dispersées sur son visage lorsque son pull avait quitté son corps. Puis, elle remarqua son regard, et ce qu'elle put y lire la rassura. Elle se nourrissait de cette manière si particulière qu'il avait de la reluquer. Puis ses mains s'aventurèrent jusqu'à l'attache de son soutient-gorge, et elle retint sa respiration à l'idée de se trouver torse nu face à lui. Une curieuse vulnérabilité s'empara d'elle au moment où le sous-vêtement quitta son corps. C'est pourquoi il fut plus qu'agréable pour elle de se coller à son torse, à la demande de ses mains qui la plaquèrent contre lui. La douce chaleur de leur deux corps à une telle proximité lui fit rapidement oublier tout le reste. Elle ferma ses yeux noisettes pour mieux apprécier les tendres baisers qu'il déposait sur son épaule dénudée, mais très rapidement, les baisers devinrent plus lents, plus langoureux, plus intenses. Le tout remontant tout doucement vers son cou. Une vague de chaleur déferla dans l’entièreté de son corps, tandis qu'un léger soupir, en un souffle, s'échappa de ses lèvres. La jeune femme retrouva alors les yeux de son amant, perdus de vue depuis bien trop longtemps. Elle ancra son regard au sien avec envie, et le laissa volontiers s'allonger sur elle, se tenant furtivement au cou d'Evan.
Une fois au sol, le niveau de la température ambiante augmenta considérablement. Parce qu'il venait de l'embrasser comme jamais il ne l'avait fait auparavant. Elle-même avait franchie, depuis de nombreuses minutes, les limites qu'elle n'avait jamais atteint avec lui jusqu'alors. Et ce n'était pas maintenant qu'elle allait les rétablir, ça non. Répondant à son baiser avec envie, elle s'accapara presque violemment ses lèvres, tandis que ses jambes entourèrent fermement les hanches de l'acteur pour sentir son corps tout contre le sien. Les mains de Lily, qui avaient trouvé refuge sur la nuque du jeune homme, descendirent très rapidement jusqu'à ses côtes, celles de Peters demeuraient tout aussi occupées : une d'entre elles se posa doucement sur sa joue, et l'autre sur sa poitrine. La respiration de l'anglaise se fit plus saccadée, tandis que ses pensées partirent à la dérive " Evan, je suis en train de brûler. Tu me fais bouillir. C'est une torture. Une langoureuse torture. Et je pourrais te supplier d'arrêter, invoquant la pitié. Mais je ne le ferais pas, jamais. Jamais de la vie. Et tu sais pourquoi ? Parce que j'adore ta manière de me torturer. J'ai envie de toi, Evan. J'ai cruellement, terriblement, irrémédiablement envie de toi. ". Ses caresses lui firent tant d'effets que ses mains rejoignirent instinctivement son pantalon, se posant à nouveau sur la boucle de sa ceinture. Mais cette fois-ci, elle ne resta pas inactive. Dans le silence de la salle, se mêlait à leur respiration, et le bruit de leurs baisers passionnés, les cliquetis rapides de la ceinture, puisque Lily s'occupait vigoureusement de détacher cette dernière. Une fois son action exécutée, elle ouvrit le bouton de son jeans, et en descendit la fermeture éclaire, se concentrant en parallèle sur le baiser intense qu'ils partageaient.
Puis, soudain, son corps lui manqua. Terriblement. Prise d'une pulsion, elle roula légèrement sur le côté, se retrouvant cette fois-ci allongée sur lui, sans interrompre leur baiser. Mais au bout d'un certain temps, Lily finit par se détacher - bien qu'elle dut témoigner de toute la volonté du monde pour parvenir à mettre fin à ce baiser hypnotisant - et son regard glissa automatiquement sur le torse du bel homme qui se trouvait sous elle. Beau. "Beau" était un euphémisme, perfection qu'il était. Irrémédiablement attirée, elle déposa quelques baisers sur le haut de son torse, au creux que formaient ses deux pectoraux. Et ses baisers descendirent lentement jusqu'à son nombril. Elle remonta à son niveau, restant collée contre ce corps dont elle ne parvenait pas à s'éloigner. Posant son front contre le sien, Lily respira doucement et le regarda dans les yeux. Durant un cours instant, son regard ne put s'empêcher de balayer le torse parfaitement dessiné d'Evan, qu'elle reluqua sans gêne, puisqu'il s'était offert à elle. Cette simple vision augmenta sa température de quelques degrés encore. Alors, tout aussi rapidement, elle reprit goût au délice en posant ses lèvres sur les siennes, donnant naissance à un baiser aussi fougueux et incontrôlé que le précédent. Elle remarqua, pourtant, un futile "inconvénient" : cette position était légèrement moins plaisante que celle qu'il lui avait fait adopter quelques secondes plus tôt. En effet, lorsqu'il était allongé sur elle, Lily ressentait d'autant plus son corps contre le sien. Remédiant à cela, instinctivement, doucement, elle roula à nouveau, se retrouvant une nouvelle fois sous son amoureux. Et c'était bien mieux ainsi. Elle prolongea le baiser avec envie, et ses mains descendirent petit à petit vers son pantalon, ouvert mais recouvrant toujours son corps (bien malheureusement). A l'aide de ses mains et de ses cuisses resserrées contre son bassin, l'anglaise lui fit descendre ce vêtement jusqu'en bas de ses jambes. Une fois fait, ses mains remontèrent jusqu'aux reins d'Evan, qu'elle caressa avec douceur. Ses lèvres restaient prisonnières des siennes, comme pour assurer que Lily déposait volontairement les armes. Comme si elle montrait à Evan, qui avait craqué en déclarant qu'il avait envie d'elle, qu'elle non plus ne parviendrait pas à mener la bataille plus longtemps encore. Comme si elle gueulait un bon "fuck off" à toutes les personnes qui avaient critiqué leur complicité et leur histoire, de la première à la dernière, et qui pensaient certainement que la culpabilité de Lily la ferait taire et baisser la tête. Au lieu de cela, elle l'embrassait avec toute la passion qu'il lui inspirait. Ses mains décidèrent de quitter ses reins pour remonter tout le long de son dos. Elles glissèrent alors entre ses omoplates, jusqu'à sa nuque, et redescendirent en sens inverse. La brune s'arrêta au niveau de son boxer, en bas de son dos, sans pour autant retirer ce dernier vêtement qu'il restait. La belle dut se concentrer au maximum pour ne pas laisser sa passion enfoncer ses ongles dans sa peau. Elle se contenta alors d'effectuer une légèrement pression sur ses reins, afin de sentir son corps contre le sien le plus possible. Parce que ce besoin insatiable de le savoir contre elle la dévorait de minute en minute au point de rendre ses lèvres fiévreuses.


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MessageSujet: Re: RP DE LILY COLLINS.    Jeu 15 Jan - 2:38

Je sais pas ce qu'on est. Et je sais qu'en ce moment, je devrais plutôt m'effacer et chercher à faire profil bas ...

Mais je pense que tu mérites vraiment une pause dans tout ça ... Alors je me fiche du reste. Aujourd'hui, j'ai juste envie qu'on redevienne Evan et Lily. Que tu souffles. Qu'on oublie tout ça, qu'on redevienne nous même l'espace d'une journée. J'ai juste envie de te voir sourire.

Alors, Joyeux anniversaire.

Mais pour le fêter dignement, j'ai besoin de votre coopération, tate langdon.

J'aimerais que tu m'accompagnes quelque part. Tu seras de retour à l'heure que tu désires. Je te le promets.

prends ma main, evan, prends ma main.

____

j'ai peur que ça nous détruise. Et surtout, que ça te détruise, toi.

J'ai pas envie de ça ... Pas de cette manière. J'ai pas envie que d'ici deux semaines, ou trois mois, ou cinq ans, tu te dites que tu t'es trompé. Que c'est fatiguant d'être avec moi. Parce que tu ne le réalises peut-être pas, mais à cause de moi, tu devras te battre contre tout le monde constamment. Tu vas regretter Emma. Parce que c'était ta fiancée. C'est elle qui t'étais promise. Elle que tu as choisi pour le reste de ta vie, parce que vous vous aimez et que vous voyez votre avenir ensemble. Et c'est une bonne chose ... Moi, je ne suis que la fille qui est venue tout casser. Celle qui vient après, parce que c'est comme ça que ça doit se passer, comme ça que ça doit se faire. Je ne veux pas que tu aies le sentiment d'être passé à côté de l'essentiel, que tu réalises que tu as fait le mauvais choix. Je déteste "les choix", il est hors de question que je t'en impose un. Je ne veux pas de ça pour toi. Surtout pas pour toi.

Je suis pas assez forte pour encaisser ça, tu comprends ?

Alors je pense que ... ça serait mieux si on tentait quelque chose de nouveau, comme ... Ne plus se voir, petit à petit ... Par exemple ..

Je te promets de te laisser construire ce que tu voudras avec Emma. Je n’interférais plus jamais. Je viendrais même à ton mariage, si tu le désires. Je ne pleurerais même pas. Même si je me doute qu'on ne me laissera jamais entrer. Je veux te savoir heureux. Que ce soit avec ou sans moi. Et statistiquement, il y a plus de chances que ce soit "sans" ...

Mais bordel, t'as intérêt à être heureux, t'as vraiment, vraiment intérêt crois moi ! Sinon, je reviens, et je te tape.

Au bord des larmes. Je veux pas avoir fait tout ça pour ça.


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MessageSujet: Re: RP DE LILY COLLINS.    Sam 24 Jan - 12:51



come as you are ∞ evily


Agréable. Toujours. Chaque moment partagé avec Evan l'avait été, jusque là. Leur première rencontre en particuliers. Le concert auquel ils s'étaient rendus tous les deux sans se connaître restait dans sa mémoire, et elle le considérait encore comme un de ses plus beaux souvenirs. Cela dit, ceux qui suivirent n'eurent rien à lui envier. Leurs sorties, leurs fous rires, leurs confidences, les heures passées à parler de tout et de rien, leurs habitudes, leur complicité, et tout ce qui s'était enchaîné, mois après mois. Jusqu'à leur baiser. Bien sûr que celui-ci restait l'un des plus beaux moments. Mais le désir qu'elle avait ressenti restait entachée par la culpabilité qui lui avait sauté la gorge, et qui continuait à boire son sang avidement, se délectant de tous les remords qu'elle entretenait, et de ses pensées consacrées à Jamie. Elle qui avait toujours prôné la fidélité, la loyauté, la maîtrise de soi. L'importance qui protégeait l'être aimé. A certains moments, pour être totalement franche, Lily se sentait comme la dernière des catins. La fille qui avait tout simplement trompé un acteur beau, sexy, drôle, adorable, alors que des centaines de femmes enviaient sa place. Alors qu'il avait tant fait de sacrifices pour elle.
Oui, mais voilà. Malgré tout ça, les moments passés avec Evan continuaient à être plaisants. Et c'était pire que tout, puisque Lily avait conscience de ressentir du plaisir, alors que ce même plaisir était l'origine de la souffrance de plusieurs personnes. Notamment une à qui elle était incroyablement attachée, et avec qui elle vivait une histoire d'amour passionnée depuis plus de deux ans. Elle était sans coeur. Il n'y avait pas d'autres mots. Comment peux tu te sentir à l'aise, là, dans ce parc, main dans la main avec Evan, alors qu'Emma est sûrement en train de dévaster l'appartement, que Taissa vient de s'en prendre à toi, la fameuse briseuse de ménage, et que Jamie, le doux Jamie, est en train de pleurer, quelque part ?
Pourtant, lorsque Lily serra la main qu'elle tenait dans la sienne, elle était tout sauf apaisée. Son épaule, son cou, et le haut de son corps la faisaient souffrir. Un sentiment de mal-être la gagna, tandis qu'un arrière goût d'épuisement s'infiltrait dans chacun de ses membres. Elle n'avait aucune envie de faire comprendre à Evan qu'elle n'était pas en état de faire quoi que ce soit, mais sa vision se troubla, et inconsciemment, sa main se resserra sur la sienne. L'instinct de survie lui fit comprendre qu'elle risquait de tomber à tout moment. C'est donc à contre-coeur qu'elle l'avoua à Evan, alors qu'elle essayait de cacher tant bien que mal ce que la torturait. Il posa alors son regard sur elle, et sembla inquiet, tout à coup. Avait-elle une si mauvaise mine que ça ? L'inquiétude qu'elle put lire dans ses yeux la fit d'autant plus culpabiliser. Tandis qu'il tentait de trouver une solution, la petite anglaise se concentra pour faire disparaître les petits points blancs qui lui troublaient la vue et la rendaient encore plus faiblarde. Puis il lui lâcha la main. Elle le laissa faire, tentant de rester aussi droite que possible sur ses jambes, légèrement perplexe face aux gestes d'Evan qui se dévêtit rapidement en retirant sa veste. Un agréable sentiment de sécurité la réchauffa lorsque la main du jeune homme rejoint la sienne, quelques secondes plus tard. Des secondes qui lui avaient paru des minutes. Et enfin, elle comprit son intention lorsqu'il allongea sa veste sur le sol. A ce moment précis, Lily souhaita intervenir à son tour, lui dire que ce n'était pas nécessaire, et que ça allait passer. Mais elle sentit ses jambes trembler, son coeur faiblir, son esprit se perdre, et l'évidence lui vint à l'esprit : peut-être valait-il mieux qu'elle laisse Evan faire, plutôt que chercher à faire sa fière et tomber comme une potiche à côté de lui quelques minutes plus tard. Alors, elle ravala sa fierté comme elle le put, et le laissa la guider jusqu'au sol. Mon dieu, qu'il était bon d'être assise ... La faiblesse la guettait de plus en plus. Pour se rassurer, oublier le mal-être qui la guettait, elle s'autorisa à relever son regard vers son bonheur, sa lumière positive, sa sécurité. Evan était bien là, assis juste à ses côtés. Son sourire était protecteur, rassurant. Malgré son mal-être, il lui donna l'envie de lui en offrir un à son tour, pour le rassurer, pour le remercier. Il était faible, son sourire à elle, certes. Mais c'était un sourire sincère.
Puis son regard descendit jusqu'à ses lèvres. La proximité lui fit perdre la tête, déjà qu'elle ne savait plus bien où elle pouvait se trouver à cause de son pseudo-malaise. Mais t'en as pas marre, d'être toujours attirée par lui, même quand t'es sur le point de tomber dans les pommes, sérieusement ? "Tais-toi, conscience. C'est pas ma faute." Puis, les lèvres d'Evan devinrent floues, de plus en plus. Elle ferma doucement les yeux. Même l'attirance qu'elle ressentait pour lui à ce moment précis ne l'aida pas à revenir à la réalité, à la santé, elle ne sentait même plus la main dans la sienne. Pour être exacte, elle ne sentait strictement plus rien. « je. lily, tu vas bien ? non.. non, tu vas pas bien.. je vais aller te chercher un truc sucré, ça marche ? en fait, non, j'm'en fous de ce que tu m'diras. et me dis pas que t'en veux pas parce que tu te trouves grosse ou quoique ce soit, parce que je... nan, c'est pas vrai, tu l'es pas, ok ? t'es magnifique comme ça et j.. j'm'égare. mais je reviens, tout de suite, dans quelques secondes, t'évanouis pas ok ? reste là. » malgré son état, Lily ne put s'empêcher d'être amusée par les propos d'un Evan paniqué. Alors, doucement, un sourire en coin se dessina sur son visage. Elle aurait aimé lui répondre tant de choses: en temps normal, elle n'aurait pas loupé l'occasion pour se moquer gentiment de lui. Parce qu'elle aurait trouvé son intervention adorable, parce qu'elle aimait son comportement gêné dans certaines situations, parce qu'elle l'aimait tout court. Mais là, bien que l'envie la dévore, elle en fut incapable. Elle se contenta de répondre d'une voix douce, presque faible : « okay, je reste là. » c'était déjà un effort énorme, dans son état, convenons-en. « tiens, mon am....euh...je... je t'ai pris tout ça. tu vas pas bien je... ahhh... mange les. » «  lily, dis moi, tu es bien consciente ? quelle est ta date d'anniversaire? » « lily »

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____

Tout en lui n'était que provocation. Tout, sans la moindre exception. Ses cheveux tirant vers le blond, cette chevelure dans laquelle elle aurait tant aimé passer ses doigts, et ce plus d'une fois. Ses mains, parfaitement dessinées. Car oui, depuis toujours, elle vouait une obsession bien particulière pour ses mains. Avec le recul, autant dire que ça en devenait presque malsain. Son regard, n'en parlons même pas. Dangereux. Très dangereux. Elle s'y était plongée plus d'une fois, sans vergogne, dans ce regard sombre, chaud, captivant. Ce regard qui offrait une vue sur un monde nouveau et mystérieux digne des plus beaux palais d'Agrabah, ce regard qui promettait milles plaisirs. Plaisirs qui se conjugaient sûrement à son corps parfait, dont elle ne préférait pas parler au risque de dérailler, voire même de paraître vulgaire. Car s'agissant de ce dernier, l'imagination de Lily s'avérait sans limite, incroyablement fertile. Tout était désirable, tout était enclin à allumer un feu qu'elle se savait incapable d'allumer. Combattre la propagation de ce feu n'était pas chose facile, et les armes de la jeune anglaise demeuraient bien faibles. Il lui aurait fallut toutes les armes de la terre. A vrai dire, quand bien même elle aurait eu à sa disposition l'arsenal d'une fille entièrement frigide, totalement insensible à tout charme masculin, Lily n'était pas sûr d'y parvenir. Mais elle essaya. Autant dire qu'il s'agissait là d'un effort qui méritait un minimum de considération.
Elle chuchota "Evan ..." comme pour s'assurer, se rappeler, qu'il s'agissait bien de son corps contre le sien. C'était bien lui, et pas un autre. Et elle réalisa alors, à ce moment précis, que c'était ce qu'elle désirait. Lui. Lui tout entier. Pas uniquement pour boire un café. Pas seulement pour s’époumoner aux concerts. Ou encore pour se lancer des défis à la noix, comme le font tous les meilleurs amis de la terre. Non, Lily voulait plus que ça. Elle voulait tout. Elle le voulait le jour, la nuit. Le week end, les vacances, les jours fériés. Dans son cœur, dans ses bras, dans son lit. Elle voulait être la première à lui parler le matin. Celle qui le voyait se réveiller, celle qui le voyait s'endormir. Celle qui se lèverait plus tôt pour lui préparer un petit déjeuner. Celle qui le connaissait mieux que personne, celle qui aurait le droit de le toucher, celle qui aurait l'honneur de sécher les larmes qui coulerait lorsqu'il serait face aux doutes, face à la mélancolie, face à la vie. Peut-être même y récupérerait-elle quelques étoiles, qui sait. Parce qu'il était un ange. Elle rêvait d'être celle qui ferait sourire cet ange, qui lui ferait oublier le passé quel qu'il soit, celle qui l'aiderait à voler, qui lui ferait l'amour comme personne. Celle qui l'aimerait. Elle voulait être la privilégiée. Elle voulait tout de lui, vous dis-je. Absolument tout. A commencer par son plaisir.


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MessageSujet: Re: RP DE LILY COLLINS.    Dim 25 Jan - 15:18

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MessageSujet: Re: RP DE LILY COLLINS.    Dim 25 Jan - 15:19

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MessageSujet: Re: RP DE LILY COLLINS.    Dim 25 Jan - 18:16


There's no one around, just your faces in clouds, and my heart that's breaking

C'est pas toujours facile. Pas toujours facile d'encaisser les coups durs de la vie. Jusque là, soyons honnête, la vie avait été assez clémente avec Lily Jane Collins. Si on exclue quelques erreurs de parcours connus par beaucoup d'autres, notamment le divorce des parents, quelques ruptures douloureuses et des petites peines de temps à autre, en somme, rien de bien méchant jusque là. Elle n'avait pas connu de grands drames familiaux qui ne se faisaient pas rares, bien malheureusement. Aucune violence, aucun inceste. Aucun problème d'addiction quel qu'il soit, aucune délinquance, aucun souci avec la justice, ou que sais-je encore. Lily menait une vie qu'on pouvait qualifier de "rangée", rien de bien surprenant lorsqu'on avait l'occasion de connaître sa famille. Des anglais de pure souche, adepte des bonnes manières, menant une vie pépère, appréciant l'honnêteté, le vin français et la bonne musique. Vieux jeu, la plupart du temps. Mais c'est ce qui faisait le charme, en quelques sortes. Quant à la petite de la famille, Lily, il n'y avait pas grand chose à dire sur elle. Malgré sa "notoriété" qui grandissait petit à petit, elle restait tout ce qu'il avait de plus simple. Malgré sa grande passion pour le rock, anglais notamment, elle n'était pas une grande adepte de la rock'n roll attitude. Comprenez là dans le sens où elle ne vouait pas un culte à la déchéance, au fait d'accumuler les comas éthyliques ou cure de désintox, et n'entretenait en aucun cas un goût prononcé pour la provocation en tout genre. Non, Lily était tout ce qu'il y avait de plus banal : une anglaise aux cheveux bruns ondulés, un petit nez retroussé, une folie envie de rire la plupart du temps, préférant les petites bottines doc's martens bordeaux aux Louboutins de dix-sept centimètres orange, et les chemises à carreaux aux tops décolletés en dentelle. Bref, quelqu'un de simple. Tout le contraire de l'extravagance qu'on avait l'habitude de côtoyer à Hollywood. Et ce depuis toute petite.
Elle tenait sûrement ça de son père, connu pour son calme olympien et sa manière optimiste de voir les choses. D'ailleurs, la belle a toujours été proche de ce dernier, aussi longtemps qu'elle s'en souvienne. Particulièrement lorsqu'elle était toute petite, et qu'elle arborait encore une longue chevelure blond-caramel naturel. A cet âge, elle traînait partout avec son papa. Elle ne le quittait pas d'une semelle. Adolescente, elle avait même pour habitude de l'accompagner à des matchs. Le hockey, tout particulièrement. Elle se rappelait encore du match de championnat en 2010, elle avait tout juste vingt-ans à cette époque. Le match était exceptionnel, et on peut dire que ses poumons avaient rendus l'âme à force d'hurler pour encourager les joueurs. Mais si ce match était gravé dans sa mémoire, ce n'était certainement pas pour ces raisons là. Non, sa motivation était toute autre. L'important n'avait pas été le score, ou quoi que ce soit d'autre. La réelle importance résidait dans sa rencontre avec un joueur, Trent Bell. Le plus mignon des joueurs de l'équipe, cela allait sans dire. Et à cette époque, même si Lily adorait le sport, elle restait une fille de vingt ans : ce détail avait donc largement son importance. Et de fil en aiguille, son père et elle s'étaient présentés à ce joueur. Il ne lui avait pas fallu grand chose pour trouver ce garçon adorable, plein d'humour, de joie de vivre, et de surprises. Et une complicité s'était créée. Avec Trent, elle était une fille souriante, joueuse, pleine de vie et de petites blagues à cinq francs six sous qui ne faisaient rire qu'elle sur sur cette terre. Le genre de fille qui pouvait avoir. Le genre de fille qui ne parvenait même pas à écraser un insecte s'étant introduit dans la maison. Oui, ce genre de fille là. Le genre qui s'entendait à merveille avec un garçon aussi simple et ouvert d'esprit que Trent. Et voilà ce qu'elle était devenue. Une fille qui ne sait plus où elle en est, une fille qui trompe son petit ami, une fille qui ne sait plus ce qu'elle veut et ce qu'elle ne veut pas. Comment avait-elle pu changer à ce point ? La simplicité et l'évidence de cette question et le caractère tragique des réponses qu'elle refusait de s'apporter lui renvoyaient sa propre médiocrité en pleine face. Ça en était désolant. Déroutant. Et surtout, extrêmement perturbant. Car non, je le répète encore une fois, Lily n'avait jamais été ce qu'on appelle de nos jours une "méchante fille", et ce malgré les apparences. Elle faisait d'ailleurs profil bas, là en était la preuve. Elle ne se permettait pas de se plaindre, jamais. Elle évitait de se confier sur les méandres de sa vie catastrophique, puisque, d'une part, la belle anglaise détestait dire quand ça n'allait pas, et de l'autre, elle considérait qu'elle l'avait tout simplement et tout bonnement mérité, et qu'il n'y avait donc rien à ajouter à cela. Elle était perdue, certes, mais la vie continuait. Et elle n'avait pas envie de la voir passer à cause de quelques problèmes de cœur qui lui faisait perdre le nord, le sud, l'est et tout le reste. Alors, elle mettait un point d'honneur à poursuivre ses activités, notamment ses cours particuliers de guitare que lui donnait Trent. Il n'était pas toujours facile de se soustraire à la rigueur qu'exigeait l'apprentissage de la musique, ces derniers temps, mais elle s'y évertuait tant bien que mal, tout simplement parce qu'elle aimait progresser petit à petit, et parce qu'elle adorait passer du temps avec Trent. Et ce depuis qu'elle le connaissait. Cinq ans bientôt. Et Lily ne comptait en aucun cas s'arrêter en si bon chemin. C'est pour cette raison qu'elle l'attendait, le grand brun aux yeux en amende, en fin de matinée, sur la plage. Un jeans, un pull recouvrant ses bras frêles, et une guitare entre les bras, Lily appréciait le vent frais sur son visage, et l'apaisement que lui inspirait le calme de la mer juste face à elle lui faisait du bien. Malgré le froid, elle s'était même amusée à retirer ses chaussures pour glisser ses pieds dans le sable, tout près de la mer. A l'avance, la Lily pensive profita de son moment de solitude pour grattouiller un peu, manière de s'amuser, sans grande conviction. Sa présence allait certainement lui faire du bien, en ses temps obscurs.
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MessageSujet: Re: RP DE LILY COLLINS.    Sam 14 Fév - 17:04


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Lily, disons le clairement, était une fille qui n'aimait pas vraiment se prendre la tête pour quoi que ce soit. Elle aimait rire, elle aimait danser, elle aimait chanter. Oui, elle était de ce genre là. Celui à profiter de la vie, en parlant trop fort, en se jetant dans une piscine toute habillée durant un brunch des plus huppés sur une terrasse de gens friqués, sans se soucier du ridicule ou de l'avis des l'autres. De toutes manières, elle avait tout intérêt à ne pas s'abaisser à ce genre de chose, puisque malheureux serait l'hollywoodien qui attacherait trop d'importance à l'opinion des autres. Nul n'est pas sans savoir qu'il est fortement déconseillé de se jeter dans une carrière notoire d'Hollywood sans s'être blindé au maximum. Exit les petits coeurs fragiles qui perdraient la face aux premières critiques, ceux qui ne supportaient pas qu'on se mêle de leurs affaires. Car malheureusement, il s'agissait là du revers de la médaille. Fort heureusement, Lily n'était pas de ce genre là. Dès ses premiers pas, une de ses premières leçons avait été de ne pas se fier aux paparazzis, ou au regard des gens de manière générale. Etant la fille de Phil Collins, autant dire qu'elle avait mis le pied à l'étrier de manière assez rapide. Sans compter qu'elle a toujours considéré que le divorce houleux de ses parents - à l'époque où elle n'était encore qu'une jeune adolescente - ne trouvait ses origines qu'en la rédaction de quelques fichues pages de magasines people. La célébrité de son papa avait eu raison du couple qu'il formait avec son anglaise de mère, et dans un sens, Lily en a toujours voulu à cet aspect médiatique qu'elle a donc appris à dompter, puisqu'elle même comptait se lancer dans la notoriété. Chose qui lui a plutôt réussi jusque là, puisqu'elle a su se construire son petit nid sans se laisser atteindre par les rumeurs. Une force d'esprit qui forçait le respect, mais qui n'était que le minimum à avoir dans ce monde de vipères, il fallait être honnête. Quoi qu'il en soit, la seule limite qu'elle s'imposait était de rester en accord avec elle-même. Avec ses envies, ses principes, et surtout sa conscience. Car Lily, aussi adorable soit-elle, était victime d'un défaut incroyablement difficile à vivre pour elle : une relation malsaine entretenue avec la culpabilité. Le moindre écart de sa part, le moindre remord, le moindre regret, la rendait véritablement malade, même si elle le cachait aux yeux du monde entier, restant une fille particulièrement pudique lorsqu'il s'agissait de ses sentiments.
Et autant dire qu'en ce moment, elle avait perdu pieds de manière irrémédiable. Et à une vitesse hallucinante. Aussi rapide que l'éclair. Sa vie n'était plus qu'un amas de verres brisés. Un chaos total. Elle avait trompé son petit ami, se montrait incapable de dire ce qu'elle ressentait précisément pour le jeune homme sur qui elle avait jeté son dévolue pendant cette tromperie, et avait probablement déçu une partie de son entourage. Des choses qu'elle avait encore du mal à encaisser. En résumé, autant être franc, elle avait foutu un sacré bordel. Et elle se détestait pour ça. Seulement, elle avait très vite compris que rester chez elle, seule dans la pénombre, à manger du chocolat et regarder tous les films à l'eau de rose des années 80 de la création n'était pas la meilleure des solutions. Il fallait qu'elle s'active, qu'elle s'occupe l'esprit, qu'elle se tue à la tâche. Le fait que sa carrière atteigne des sommets à ce moment précis était vraiment un cadeau de la vie : elle enchaînait les projets, les promotions, et les avant-premières, notamment pour son dernier film, love rosie. Mais pour ce qui était de la vie personnelle, en revanche, elle avait plus de mal. Cacher la vérité, ou tout simplement se forcer à faire les choses avec ses amis. Mais en l'occurrence, ce jour là, elle ne trainait pas des pieds pour sortir ses fesses de chez elle.
Car s'il y en avait bien un parmi eux avec qui elle ne se sentait pas lésée, avec qui elle ne se sentait pas obligée de se forcer, c'était Trent. Le garçon mignon, le garçon gentil, le garçon souriant, le garçon sportif. L'archétype du garçon qu'il faut connaître. Et, en ce qui la concernait, en toute modestie, la belle anglaise pensait le connaître mieux que personne. Et depuis de longues années déjà, qui plus est. Il était le genre à toujours savoir quoi dire, toujours quoi faire. Quand ça allait, quand ça n'allait pas. Quand c'était blanc, quand c'était noir, et même quand c'était gris. Voilà maintenant des années qu'ils étaient proches, et de nombreuses fois elle s'était faite la réflexion selon laquelle elle avait bien eu raison d'accompagner son père à ce match ce jour là. Elle ne réalisait pas encore l’ambiguïté de la situation, elle n'allait certainement pas à tarder à ouvrir les yeux à cette période là, vu que visiblement, la vie se jouait d'elle en ce moment, et s'amusait à lui révélait toutes les petites choses que sa situation amoureuse lui avait caché jusqu'alors. Y compris l'intérêt de certains la concernant. La relation qu'elle entretenait avec Trent avait pourtant démarré sur une ambiguïté certaine puisqu'elle l'avait trouvé mignon lorsqu'ils s'étaient rencontrés il y a des années de cela. C'est perdue dans ses pensées, face à la mer, assise sur le sable, que Lily fut perturbée par des mains qui se posèrent sur son visage. Surprise par le froid qui venait d'effleurer son visage, et le noir dans lequel ce geste se plongea, elle en sursauta légèrement. « Devines qui sait ? » En revanche, le ton de la voix qui venait de s'élever la rassura aussitôt. Elle l'aurait reconnue entre milles, cette voix-là. Affichant désormais un petit sourire amusé : « mm... Je ne suis vraiment pas douée pour ces jeux, mais mon instinct me souffle qu'il s'agirait du dieu de la guitare. » répondit-elle d'une voix douce et enjouée. Se trompait-elle ? Il y avait peu de chances. C'est lorsque les mains de l'inconnu quittèrent son visage, permettant à ce dernier de se présenter à elle en s'asseyant à ses côtés, que Lily eut l'occasion d'avoir la réponse. Et elle avait vu juste : « Ok, c'était nul ! » non, ça ne l'était pas. Lily adorait cet esprit enfantin. Le fait de rire de tout, transformer la vie en jeu. C'était surement une des raisons pour lesquelles ils s'entendaient si bien. Et c'était certainement de ça dont elle avait besoin ces derniers temps. Parce qu'en temps normal, elle était la première à agir ainsi, mais ces derniers temps, elle s'en sentait incapable. Et le sourire de Trent, la joie qu'elle pouvait lire sur ce visage, lui fit d'autant plus de bien. « Au contraire, je trouve qu'il y avait de l'originalité ! » elle déposa alors ses lèvres sur sa joue pour lui faire la bise, et ne tarda pas à pousser sa guitare pour lui faire volontiers une place à ses côtés sur le sable doré. « Alors comment va mon élève préféré ? Est-il prêt à étudier un peu en cette belle journée ? » elle ria légèrement face à cette appellation avant de répondre : « Elle va bien. Et le prof', comment va t-il ? » le sujet du "je vais bien/je vais pas bien/je suis au fond du sceau" était un sujet très sensible à ses yeux. Pudique au possible, elle préférait cacher la vérité, et affirmer que tout allait bien. De toutes manières, c'était en partie la vérité. Elle n'était pas en dépression non plus. Elle arrivait parfaitement à sourire, arrivait à parler, à plaisanter, à rire. La preuve, avec Trent. Au lieu de parler de ses problèmes, elle préférait les oublier, et surtout, savoir si Trent, de son côté, n'en avait aucun. Pour le coup, elle préférait la situation dans laquelle elle avait des soucis, à celle où lui, en avait. Quelle généreuse, cette Lily ! « toujours prête ! Par contre, je tiens à te prévenir dès à présent : vu le soleil qu'il y a, je préfère être honnête, je risque d'être l'élève la moins assidue de la galaxie. Mais tu m'en voudras pas, parce que je suis gentille, pas vrai ? » ajouta t-elle en lui présentant yeux de bébé chaton implorant et un visage d'ange.
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