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 evily ❅ you are my "once upon a time" and you'll always be.

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Sweet Heart

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MessageSujet: evily ❅ you are my "once upon a time" and you'll always be.   Ven 20 Mar - 14:45



we were born sick, but we love it.
J'aurais aimé construire un empire, juste pour ton sourire, devenir le soleil pour sécher tes sanglots.



Les rideaux me tombent sur le visage tandis que j'essaie d'observer chaque tête qui remplit cette salle. il y a des célébrités dans tous les recoins de la pièce. en coulisses, ça bouge dans tous les sens. je cherche une tête brune et des sourcils marqués, mais pas moyen de trouver. je fronce un peu les miens, mais ça ne me permet pas d'y voir plus clair. au contraire, je limite mon champ de vision. c'est vraiment trop con d'faire ça. je jette des petits coups d'œil partout pour essayer de trouver mademoiselle collins, mais elle n'est nulle part. en mains, j'ai le script, il faudrait peut-être que je pense à le lire. mais je préfère faire ça dans une pièce isolée. je prends mon téléphone et mes écouteurs, histoire d'être un peu seul, et je choisis une musique calme, parce que tout ce chahut m'assourdit. je me concentre sur la musique. M83-Wait. j'augmente le volume à la vitesse de l'éclair. je voudrais bien m'allonger dans l'herbe et fermer les yeux, sans rien autour, sans rien ailleurs, sans rien. mais j'peux pas. j'dois lire ce script. je retire ma tête d'entre les rideaux. j'ai à peine le temps de me retourner que des tonnes de types chargés de micros et caméras se bousculent pour passer. en avançant vers une des innombrables loges, je me pose la des questions existentielles. à commencer par «Où est Lily?» en finissant par «Pourquoi ont-ils mis des rideaux, en fait?». je me fais pousser par une bonne dizaines de gars de l'équipe, et leur souris gentiment, en guise de «c'est pas grave», parce qu'il faut bien qu'ils aient une réponse à leur «sorry Evan, mais t'es dans le passage». comme s'ils avaient le droit de m'appeler Evan. je hausse les épaules pour me répondre à moi-même, et ouvre cette loge. la porte est noire, et dessus, des écritures rouges : « EVAN T. PETERS (AHS) »
je suppose que je fais partie des "petites célébrités" si c'avait été johnny depp, je doute fort qu'ils auraient précisé “(PIRATES DES CARAÏBES)” mais en un sens, tant mieux, car j'éviterai probablement pas mal de questions intimes de la part des journalistes invités. généralement, plus la célébrité est connue, plus les questions qu'on lui pose seront personnelles. j'espère ne pas avoir trop de souci à me faire là-dessus. en entrant dans la loge, je manque de tomber, la porte à peine refermée. mon expression de visage a changé du tout au tout, et mon script est tombé par terre. « lily. » mon sang se diffuse dans mes veines à une vitesse si grande que j'ai cette impression pro-explosion-de-veines. enfin.. j'crois que c'est ça. ça m'est jamais arrivé. dans tous les cas, j'sais pas quoi faire. j'reste planté là. que fait-elle dans ma loge? enfin.. pas que ça me dérange mais.. et jamie? et pourquoi j'bouge pas? la porte, j'l'ai bien fermée ou pas? et pourquoi j'ai la bouche à moitié ouverte? j'ai l'air d'un con non? faut que j'trouve un nom pour l'impression pro-explosion-de-veines, parce que ça devient de plus en plus fréquent en sa présence. je...flippe. mais de quoi? pourquoi? que se passe-t'il? mon coeur be bat plus, il tremble. et mon corps tout entier est figé, le regard plongé dans le sien. « t..tu t'es trompée de loge? t'as...enfin... oué, non. t'as lu j..je sais pas... c'est écrit mon nom, non? » l'incompréhension se lit sur mon visage. traduire aussi tôt par mon regard questionné. je me racle la gorge, en attente d'une réponse.


“ SA PRÉSENCE M'APAISE. „



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Sweet Heart

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MessageSujet: Re: evily ❅ you are my "once upon a time" and you'll always be.   Ven 20 Mar - 14:45




∞ evily

you are my "once upon a time" and you'll always be.

« Non mais sérieusement, tu l'as eu où, ton permis, mon vieux ? Dans un kinder surprise ?! » agacée, la petite brune klaxonna une nouvelle fois. Si elle savait renvoyer un calme désarmant, capable de faire face à toute épreuve, il n'en restait pas moins que sa patience était très superficielle lorsqu'il s'agissait des joies de la route. En l’occurrence, ici, il s'agissait d'un profond imbécile qui s'amusait à s'arrêter tous les trois mètres pour faire elle ne savait quoi. Voyant que les choses n'avançaient pas, Lily posa sa tête contre le volant, totalement désespérée. Elle détestait être en retard. En réalité, en retard, elle l'était toujours, mais uniquement dans la vie privée. Lorsqu'il s'agissait de sa vie professionnelle, la collins devenait une autre femme. Elle avait tellement peur à l'idée qu'on l'oublie, qu'on ne lui donne plus sa chance, qu'elle s'évertuait à être irréprochable à la moindre occasion, dans chaque projet qu'on lui confiait. Sauf qu'un abruti de premier ordre en avait décidé autrement. Elle releva vivement la tête, et jeta un regard sur l'heure, perdant patience : « Allez, allez, allez ! S'il te plait ... Pas aujourd'hui ... » aujourd'hui, c'était le premier jour. Fairy Tail Party. Le projet prenait enfin forme. Enfin, si cet abruti lui laissait l'occasion d'interpréter son rôle. Accompagnant sa pensée d'un geste, pour exprimer son mécontentement, Lily n'hésita pas à klaxonner. Une nouvelle fois.
Dix minutes après seulement, elle fit son entrée dans la salle principale. Une fois dans le bâtiment, Lily se trouvait tout à coup moins pressée. Elle réalisait, qu'après tout, elle n'était pas si en retard que ça. A vrai dire, c'était la peur qui parlait. A l'idée d'être confrontée à Evan, à qui elle donnait la réplique, le courage lui manquait. Elle ne pensait plus qu'à lui, depuis leur dernière entrevue. Et maintenant que l'ironie du sort se présentait et lui permettait de voir Evan sans qu'elle ait besoin de faire le moindre effort, soudain, elle douta. Lily avait peur, incroyablement peur. Elle avait presque envie de reculer, mais ici, aucun recul n'était permis. Il s'agissait du professionel. Et même si sa vie professionnelle se mélangeait à sa vie privée en faisant intervenir Peters de nul part, elle devait se débrouiller pour que l'un n'empiète pas sur l'autre. Et ça, c'était très difficile. Malgré cela, la belle Collins voulu faire preuve de bonne volonté : elle se mit donc en tête de retrouver Evan afin de répéter avec lui. Projet relativement ambitieux et suicidaire. Sur le moment, partagée entre sa peur, son envie de le revoir, et sa conscience professionnelle, cela lui parut une bonne idée. Pensive, la petite brune longea les différents couloirs avant d'atteindre la loge d'Evan. En lisant son nom, elle ne put s'empêcher de sourire. Instinctivement. Pourtant, lorsqu'elle posa sa main sur la poignet de la porte, elle s’immobilisa. Elle retint son souffle, presque pétrifiée à l'idée qu'il soit déjà dans la pièce. Elle n'attendit pas une seconde de plus, et ouvrit la porte en un geste presque brut. Sa respiration retrouva son calme tandis que ses yeux firent face à une loge vide. Et là, elle attendit. Nerveusement. Elle tenta de passer le temps en lisant son script. Mais autant se rendre à l'évidence : elle n'était pas concentrée. Elle fit quelques pas dans la salle, mais son âme d'enfant préféra s’intéresser au premier bibelot qu'il trouva : un petit stylo aux milles couleurs, qui trônait nonchalamment sur le comptoir du poste de maquillage. Ses doigts fins s'amusèrent avec le petit objet, mais elle entendit des pas dans son dos. Sa respiration se bloqua.
Le bruit de la porte qui s'ouvre. Elle se retourna, et il était là. Lui et sa chevelure blonde désordonnée, lui et ses petits yeux noisettes surpris et timides. En le voyant, son petit cœur se mit à battre milles et une fois. Décidément, il lui faisait toujours cet effet. Peut-être était-il censé lui faire pour toujours. Cette idée était à la fois délicieuse, effrayante, et déstabilisante. Déstabilisée, elle l'était. Lui aussi l'était, visiblement. « lily. » mauvaise idée que d'être venue. Très, très, très mauvaise idée. Jamais elle ne s'était sentie aussi mal à l'aise. Son élan de professionnalisme avait eu raison d'elle. Dans un sens, il avait bon dos, le professionnalisme. Après tout, elle n'était pas venue dans cette loge dans l'unique but de bosser son texte. Non, une part d'elle voulait simplement voir si, depuis leur dernière entrevue, Evan allait bien. Pourtant, là, face à lui, elle ne lui demanda pas. Elle-même ne savait pas pourquoi. Peut-être avait-elle peur de la réponse. Peut-être n'osait-elle pas. Peut-être était-elle tout simplement perdue. Ou peut-être était ce dû au frisson qui l'avait parcouru quand il avait prononcé son nom. Peu importe. Plutôt distante, ne sachant quoi dire, elle resta silencieuse, se contenta de le regarder. « t..tu t'es trompée de loge? t'as...enfin... oué, non. t'as lu j..je sais pas... c'est écrit mon nom, non? » Pourquoi elle était là ? Très bonne question. Répéter le texte avec lui n'était sûrement pas une bonne idée. Visiblement, il avait l'air totalement dépassé, et surpris par sa présence. Elle l'observa de ses yeux en amande, ces derniers firent d'ailleurs la navette entre lui et le script qu'il venait de laisser tomber au sol. Lily répondit simplement : « Oui ... Je sais » elle s'approcha à petits pas, essayant de ne pas rencontrer le regard d'Evan. Elle s’accroupit, se saisissant des feuilles qui jonchaient le sol. Une fois relevée, elle tendait, à bout de bras, le script d'Evan à ce dernier. Elle s'évertuait à garder une distance respectueuse, tout en disant : « Je suis venue dans ta loge pour qu'on puisse bachoter le script ensemble, avant le tournage » se justifia t-elle en brandissant son propre script en guise de bonne foi. Et c'était une très mauvaise idée, parce je sais pas du tout comment agir avec toi, et je déteste ça, voulait-elle ajouter. Mais elle préféra le silence. L'anglaise recula un peu, s'éloignant d'Evan, et se cala contre le poste de maquillage derrière elle, dos au miroir. Elle haussa légèrement les épaules avant de reposer son regard sur lui : « Je me suis dis que les choses seraient ... plus faciles ... Si on s’entraînait au moins une fois. » Plus faciles dans quel sens ? Plus facile "pour apprendre le texte de manière tout à fait professionnelle", ou plus facile "pour se confronter une bonne fois pour toute, seul à seul, afin d'être plus à l'aise devant la caméra, et ce parce qu'on s'est échangés des baisers venus d'un autre monde la dernière fois" ... Elle se tâtait encore. Lily observa Evan à la dérobée, s'en voulant presque de lui donner autant de pouvoir sur sa personne. Puis, soudain, une idée désagréable lui vint à l'esprit : elle percevait le malaise, mais ce n'était que maintenant qu'elle réalisait que celui-ci pouvait pousser Evan à ne pas tolérer sa présence, voire la rendre insupportable. C'est pourquoi elle ajouta : « Mais ... Je peux repartir dans la mienne, si tu le désires. » dans sa propre loge, ça va sans dire. Le ton de voix de la jeune femme lui faisait sous-entendre qu'elle ne lui en voudrait pas, si telle était sa décision.

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Sweet Heart

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MessageSujet: Re: evily ❅ you are my "once upon a time" and you'll always be.   Ven 20 Mar - 14:46



we were born sick, but we love it.
J'aurais aimé construire un empire, juste pour ton sourire, devenir le soleil pour sécher tes sanglots.



Il ne s'attendait aucunement à la trouver là. c'était une surprise. belle, certes. mais aussi troublante, déconcertante, étrange et mystérieuse. comme elle, d'ailleurs. mais il n'avait pas le temps de passer en revues toutes les caractéristiques de sa bien-aimée. "bien-aimée".  il aurait aimé lui donner ce surnom en face. des fois, il s'imaginait en face d'elle, l'embrassant fougueusement et lui susurrant ces mots qui font trembler. ces mots qui hérissent les poils et glacent la peau. ces mots qui, rien qu'à y penser, le mettait dans tous ses états. mais il ne pouvait pas se le permettre. surtout pas avec jamie dans ses "pattes". et cet expression prenait tout son sens quand il était en la présence de sa douce, parce qu'evan devenait une panthère, un tigre, un lion. il devenait féroce et impulsif. il ne réfléchissait plus, tout était "sur un coup de tête" et instantané. il lui suffisait de la regarder pour ne jamais vouloir la lâcher de ses bras. il suffisait qu'elle parle pour qu'il veuille qu'elle dessèche ses lèvres. il suffisait qu'elle lui sourie pour que son coeur joue le tambour de son corps. sur un rythme d'une musique dubstep. il suffisait qu'elle soit là, en chair et en os, ou en pensée, pour qu'il se mette dans tous états. leur relation était tant toxique que magnifique. et c'était ça qui le rendait fou.
il avait l'habitude de paniquer lorsque quelque chose d'inattendu se produisait, quelque chose qu'il ne pouvait pas contrôler. alors il adopta la première attitude qui lui était passé par la tête. et elle n'était pas des moindres. elle était surtout ridicule et avide de sens. « lily. » avait-il dit, sans réfléchir. point positif, il ne s'était pas trompé de prénom. mais comment aurait-il pu? c'était lily, sa lily, c'était elle, et son nom était la bande son d'evan. jamais il n'aurait pu la confondre. elle n'avait rien à voir avec emma, ou n'importe quelle autre fille sur qui il aurait pu flasher un jour où''autre. elle, elle était spéciale. elle avait cette magie en elle qui rendait le monde plus beau. “voilà que tu m'embrasses et que tout devient beau. que la planche à roulettes ressemble à un bateau. et que le macadam redevient l'Atlantique” il bafouillait quelques mots à peine compréhensibles, et fût soudain submergé par une vague de ridicule. il avait honte. il avait osé lui demander si elle s'était trompée de loge. non evan, elle sait très bien que c'est ta loge, elle sait lire et elle a fait exprès de venir ici, t'es con ou quoi? il déglutit. il avait besoin de reprendre confiance, mais son moteur à estime de soi que sont les yeux de lily, le fuyait. alors il déglutit, encore. il fallait qu'elle dise quelque chose, parce que lui était apparemment devenu muet en l'espace d'un silence court, mais pesant. et ce n'était pas le silence qui faisait qu'il était pesant. c'était le son de la voix de lily, absent, qui rendait l'atmosphère si lourde. là, il n'entendait que sa voix penser, si coeur battre, ses mains trembler. il se sentait étouffer, mourir, partir. il ne goûtait que l'amertume du vide autour d'eux. mais il vit le script tomber sur le sol. et comme un con, au lieu de le ramasser, il le regarda. longtemps. comme si c'était intéressant. comme s'il ne le connaissait pas déjà par coeur. comme si c'était beau, des feuilles, à terre. waw, evan. c'est trop beau ça. c'est vraiment une œuvre d'art. RAMASSE LES IDIOT. mais il n'aimait pas s'obéir. alors il ne fit rien. il attendait quelque chose, n'importe quoi, mais quelque chose de la part de lily. un son, un geste, tout. mais pas rien. et son vœu s'excusa. « Oui... je sais. » Elle savait. Elle savait, mais lui non. Il ne savait plus. Il ne savait plus du tout de quoi elle parlait. Il avait oublié. Sa concentration s'était limitée à la contemplation de lily, puis des feuilles qui embrassaient le sol. et maintenant, c'était lily, à nouveau. qu'est-ce qu'elle était belle. tout était beau chez elle. rien n'était symétrique comme on avait l'habitude de voir partout. il était prêt à parier que même lorsqu'elle pleurait, elle était belle. il voulait la faire pleurer, de joie, pour confirmer sa thèse. il savait qu'elle était belle en toutes circonstances. même quand elle était tombée, elle était restée jolie. et quand ils s'étaient embrassés pour la première fois, evan avait ouvert les yeux pour pouvoir la regarder. et même les yeux fermés, et de près, les cheveux en arrière, elle ne s'arrêtait pas. d'être une magnifique personne. sa beauté intérieure brillait sur son physique. car même si sa beauté extérieure était à faire revivre les plus tristes coquelicots, il préférait celle qu'elle était sous sa carapace de velours. sa douceur et sa grâce, sa compassion et son amour pour le monde, son goût insatiable pour la vie, c'est ça qu'il aimait. c'est cette facette d'elle dont il était amoureux. et amoureux, c'était un bien petit mot. un mot insignifiant à côté de la véritable ampleur de ses sentiments. il était fou d'elle. complètement taré. à s'en tuer. et lily s'accroupit, pour ramasser les feuilles tombées.  « Je suis venue dans ta loge pour qu'on puisse bachoter le script ensemble, avant le tournage » et quand il dit ça, il en était presque déçu. non pas qu'il n'aimait pas qu'elle se tienne là, devant lui, mais il avait l'espoir qu'elle soit là pour autre chose. qu'elle soit là juste pour le voir, ou le regarder. il trouva vite cette réflexion égoïste, mais peut-on qualifier les désirs comme autre chose que de l'égoïsme? il en doutait. peut-être le doute servait-il à juste à se rassurer, à se dire que tout le monde a des désirs qui reflètent un égocentrisme aux normes démesurément larges, mais ça lui suffisait. car s'il  passait son temps à culpabiliser, il ne vivrait plus. mais ses désirs le dévoraient. et lily était la coordinatrice de ceux-ci. elle le dévorait. et en le croquant parcelle par parcelle de son être, elle lui tendit son texte, et prit le sien par la même occasion. tout allait si vite, il n'avait même pas eu le temps de lui dire bonjour. et quelque part, c'était mieux ainsi. parce qu'il ne savait pas comment se retenir. il n'aurait jamais pu se contenir et lui donner une simple bise sur la joue. joue contre joue. il en serait incapable. mais il voulait lui dire bonjour. il voulait vraiment lui dire bonjour. et puis, il ne savait pas comment agir avec elle. il avait besoin d'une fois, au moins une, pour apprendre à agir "normalement" avec elle. il n'en avait pas la moindre envie, mais il se devait de le faire.  « Je me suis dis que les choses seraient ... plus faciles ... Si on s’entraînait au moins une fois. » c'est exactement ce que je pensais lily. j'me disais la même chose. lisait elle dans ses pensées? peut-être. si c'était le cas, elle le prendrait pour un toqué. il retourna maintes et maintes fois cette phrase dans sa tête, pour essayer d'en comprendre le sens. mais de quoi parlaient-ils? « Mais ... Je peux repartir dans la mienne, si tu le désires. » non, lily collins. vous ne partirez pas. je ne vous demanderai jamais et sous aucun prétexte de vous en aller. jamais, vous m'entendez?  son regard était obnubilé par les hanches de lily. il les regardait depuis maintenant deux longues minutes. la première minute était consacrée au top dix des plus belles hanches qu'il ait vu de toute sa vie. il aimait les hanches. et emma était deuxième dans le classement. quand à lily, il n'en fallait pas beaucoup pour le deviner. mais la deuxième minute, il l'avait passée à essayer de souvenir de quoi elle parlait. de quoi ils parlaient, d'ailleurs. et ne voulant pas passer pour un obsédé de la taille de la brune, il opta pour un changement de direction. ses mains. les feuilles. le script. répéter. diling-ding! bravo evan. alors il déglutit. parce que le silence avait comblé le vide autour d'eux. le "rien" était à nouveau là.
il s'approcha d'elle, brisant la frontière invisible qu'elle avait préalablement dessiné sur le sol, et lui sourit. il faisait doucement. étape par étape. « On recommence? » puis il sourit à nouveau, et avança à nouveau de quelques pas. il pouvait presque entendre son coeur pomper le sang tellement la distance entre eux était minime. alors il sourit, encore. mais en coin, cette fois. puis il passa une main dans le dos de sa "bien-aimée" – Diable qu'il aimait l'appeler comme ça – et embrassa sa joue. Tendrement, du bout des lèvres. « Oh, bonjour Lily. T'imagines pas comment je suis heureux de te voir ici. Oui, on peut répéter ensemble, ça me ferait très plaisir... » c'est bien. t'as l'air normal.
mais il ne recula pas. il resta là, devant elle, sans sourire cette fois. parce qu'il était en train de perdre le contrôle. l'utopie d'une discussion normale avait disparu. et il se haïssait de toujours tout foutre en l'air. il se haïssait d'être un con. son sang chaud brûlait son corps, il croyait devenir rouge. de honte et de peur. rouge vif. et en voulant emprunter le chemin qui menait au regard de lily, il se perdit. il regarda le sol, puis ses pieds, et ensuite ses jambes, ses fines et interminables jambes. puis ses hanches, comme s'il ne les connaissait pas déjà pas cœur. en remontant, il parcourut son ventre, et sa poitrine. mais il était trop gentleman pour s'y attarder, alors il fixa son attention sur son menton, et puis ses lèvres. mais c'en était trop. il était le scanner à défaut, et la sonnerie ne semblait pas vouloir sonner. et ses lèvres l'attiraient beaucoup trop. elles étaient comme un aimant avec les siennes. et une fois collées les unes aux autres, les détacher devenait mission impossible. il tourna la tête d'instinct, et fit quelques petits pas en arrière. un par respect pour jamie. deux par amour pour lily. et un pour le self-control. il amena alors le script sous ses yeux, en prenant une grande inspiration. « Je.. J'ai pas envie de le lire debout... Je m'assieds, qui m'aime me suive. » comme si c'était l'expression adéquate. il se sentit idiot d'utiliser de tels mots dans de telles circonstances, et pour camoufler le futur silence qui était prêt à hurler dans toute la pièce, il s'assit par terre, en indien, et tendit la main vers elle. et lorsqu'elle le rejoignit, il voulut dire quelque chose, mais aucun son n'était apparemment destiné à sortir de sa bouche. et comme il préférait faire parler son corps, il lui tendit la main. ils étaient assis au sol, tous les deux, et evan n'attendait qu'une chose, lui adressant un regard suppliant. prends ma main, lily. prends ma main.


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MessageSujet: Re: evily ❅ you are my "once upon a time" and you'll always be.   Ven 20 Mar - 14:46




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Il était beau. Mais qu'il était beau ... Beau à s'en tuer, beau à le vouloir, beau à s'en brûler. Brûler les ailes, les espoirs, les principes et les petits amis "devenus trop fades depuis qu'il est là". Beau à enflammer notre capacité à aimer. Beau à casser tous les préjugés, à décrédibiliser n'importe quel homme, n'importe quel autre physique. Il avait toujours été beau, et il le serait toujours. Lily ne l'imaginait pas autrement. Autrement que beau, que flamboyant, qu'unique. Il en était la définition, l'essence même. Comment avait-elle pu y croire ? Sincèrement, comment avait-elle pu espérer rester impassible, cette fois-ci ? Lily avait eu la prétention de croire qu'elle pouvait venir, se présenter au tournage, et faire comme si de rien n'était. Travailler avec lui sans rien ressentir, sans être victime de l'envie dévorante qui lui déchirait les entrailles dès qu'elle le voyait. C'était de l'arrogance, pure et simple. Jamais elle n'était parvenue à rester impassible en sa présence, elle n'y parviendrait sûrement pas maintenant, ni dans une semaine, ni dans un mois, ni dans un an. Ni pour le reste de sa vie ? Cette idée était belle, certes, mais elle lui faisait peur. Tout était remis en cause depuis qu'il était là. Lily n'avait plus le moindre repère, et se remettait en question constamment. Avait-elle réellement aimé jusque là ? Etait ce bien de l'amour qu'elle ressentait pour Evan, ou une obsession étrange basée sur une attirance malsaine ? Avait-elle toujours ressentie ça pour lui, dès leur premier échange, dès leur première rencontre ? Était-elle une garce infidèle ? Quel choix devait-elle faire ? Y avait-il un réel choix à faire, finalement ? Jamie, Evan. Evan, Jamie. Ils étaient si différents. En tout point de vue. Et ce qu'elle ressentait pour l'un, pour l'autre ... ça n'avait rien à voir. Rien n'était comparable. Alors, de là à parler de choix ... Elle ne voyait pas les choses de cette manière. A vrai dire, elle ne voyait rien du tout. Tout ce qu'elle voyait, c'était Evan. Là, devant elle, dos à la porte qu'il venait de fermer.
Il bafouilla quelques mots, se demandant ce qu'elle fichait ici. Excellente question, Evan. Excellente question. Elle-même ne le savait pas. Et là, ce fut un des pires moments de sa vie. Elle se sentait idiote, irrécupérable. Particulièrement mal à l'aise, bien qu'elle tentait de tout mettre en oeuvre pour ne pas lui montrer. Comme quand elle était petite, elle s'imaginait avalée par le fin fond de la terre, le sol s'ouvrant sous ses pieds et la faisant disparaître à jamais. La honte disparaîtrait, ainsi. Toutefois, étant réaliste, sur le moment, ce qu'elle aurait souhaité faire, c'est traverser la salle, et partir de la loge. Immédiatement, comme pour effacer ce qui venait de se passer. Pour éviter ce face à face qui lui faisait peur et qu'elle pensait dompter. Mais la petite anglaise avait parfaitement conscience qu'en agissant ainsi, elle aggraverait son cas, ni plus ni moins. La fuite n'allait pas toujours l'aider à s'en sortir. Alors, elle resta là. à ses risques et périls. Plantée, comme une idiote. Avec, pour seul réconfort, l'image d'un Evan qui, visiblement, n'en menait pas large non plus. Il en tomba même ses feuilles. Elle en vint à se demander si il était aussi perturbé qu'elle par la situation. Mais la jolie brune ne se posa pas bien longtemps la question, tout simplement parce qu'elle rencontra le regard d'Evan. Vide sidérale lorsqu'elle retrouva ces yeux noisettes. " Tous les chemins mènent à tes yeux, tous les chemins mènent à la fuite ". Elle tenta tout de même une première réponse. Oui, je sais. Vraiment pas flamboyant, comme intervention. Mais il ne lui répondit pas, totalement accaparé par l'analyse des feuilles qui gisaient sur le sol. Alors, Lily se sentit mal. Encore. Parce qu'elle ne savait pas comment agir. Devait-elle prendre la parole à nouveau ? Devait-elle s'approcher de lui ? Était-il en train de fuir son regard, de la fuir tout court ? Ou se trouvait-il seulement dépassé ? Les réactions d'Evan restaient les mêmes : toujours imprévisibles. Imprévisibles, elles pouvaient l'être, puisqu'à cet instant, il releva les yeux, faisant la navette, pour observer son corps. Elle aimait ce regard. Elle l'aimait vraiment En réalité, elle l'aimait trop, beaucoup trop, parce qu'il ressemblait à son propre regard lorsque celui-ci se plaisait à observer le corps d'Evan qu'elle connaissait par coeur désormais.
Elle se perdit dans des pensées peu catholique, puis, en quelques secondes, se ressaisit. Oubliant le regard qu'il venait de porter sur elle et qui l'avait mis dans tous ses états, elle prit le risque de s'approcher, hésitante, assez pour s'accroupir et ramasser les feuilles qu'il venait de lâcher. Et elle s'empressa de justifier sa présence en affirmant qu'elle était ici pour une raison précise : le script, et pour rien d'autre. Comme si elle devait en avoir honte, comme si elle se sentait obligée de prouver qu'elle ne venait pas le voir à chaque fois uniquement pour lui sauter dessus. Comme pour lui montrer qu'elle ne le désirait pas h24. Pourtant, c'était la vérité : elle le voulait. Elle voulait s'approcher, le toucher, l'embrasser. Plus elle le regardait, plus le souvenir de la douceur de ses lèvres la hantait. Elle voulut se donner des claques psychologiques. Non, elle n'irait pas l'embrasser. Non, elle ne le regarderait pas droit dans les yeux. Pas cette fois. Elle devait apprendre à se comporter normalement. Pour lui. Alors, à contre-coeur, elle tendit presque froidement les feuilles vers lui, fuyant son regard, et elle recula jusqu'au plan de travail de maquillage. Reste loin, Lily. Reste loin, et tout ira bien.
Dans un certain sens, elle ressentait une once de fierté. Fière parce qu'elle parvenait à ne pas le dévorer des yeux. Fière parce qu'elle ne l'avait pas touché. Fière parce qu'elle n'avait faut aucune allusion. Elle était clean. Clean comme elle aurait toujours dû l'être, clean comme elle ne l'avait jamais été. Elle respectait Evan, elle respectait Emma, elle respectait les engagements qu'Evan avait fait. Elle en était contente, même si ça lui faisait mal. A vrai dire, ce qui lui faisait vraiment mal, c'était l'attitude d'Evan. Il ne la blessait pas, non. Parce qu'il ne faisait rien. Et ça, c'était pire que tout. Rien. Le néant. Le silence. Un Evan pas véritablement là, pas véritablement présent. Il ne répondait à rien, ne bougeait en aucun cas. Et Lily en bouillonnait. Evan, à quoi penses tu ? Est ce que je te dérange ? Est ce que tu veux m'éviter ? Les questions se succédaient, les réponses l'effrayaient.
Evan ... Je t'en supplie, dis quelque chose ... Réponds moi ... Parle moi, reste avec moi. Dis quelque chose, n'importe quoi. Intérieurement, elle en venait à le supplier d'une voix cassée. Parce que se confronter à un mur lui faisait mal. Elle avait besoin de le retrouver. Quelle que soit l'attitude qu'elle pouvait avoir, elle ne pouvait nier qu'elle avait besoin de lui. Elle était dépendante, en permanence. Et alors, il releva le regard vers elle, vers son corps précisément, et il l'observa sans rien dire. Son sang ne fit qu'un tour, parce qu'elle sentit la chaleur de son regard glisser sur elle. Non, pitié, ne recommence pas. En vérité, elle en mourait d'envie. Mais ça en restait douloureux. Parce qu'il l'observait comme elle aurait aimer l'observer à lui. Et ça, c'était pas possible. C'était pas envisageable. Etre normale, être normale, être normale, être normale ... Elle se forçait à tourner le disque, encore et encore, dans le monde qu'était son cerveau. Quitter à le rayer, quitte à le faire sauter, quitte à ce qu'il dure toute la vie. Elle se devait de le faire. C'était le minimum.
Mais visiblement, Evan se moquait ouvertement de ses efforts. Parce qu'il fit un pas. Un seul pas. Un malheureux petit pas. Mais un pas dangereux. Non, ne t'approche pas. Et il sourit. Bordel, ce sourire. Un sourire qui savait expliquer à lui seul pourquoi elle aurait été capable de se battre pour lui. " Il y a ton sourire qui s'élève, c'est comme une lueur d'espoir ". Elle en avait les poils qui s'hérissaient. Comment croyait-il qu'elle parviendrait à se comporter normalement s'il s'évertuait à lui sourire de cette façon ? Satané Evan, tu es en train d'emmener Lily aux enfers. « On recommence? » recommencer. Lily savait pertinemment qu'il parlait de cette journée. Qu'il parlait de ces retrouvailles particulièrement maladroites et gênantes. Pourtant, son cerveau s'amusait à pousser le vice en lui rappelant ce à quoi ils s'étaient adonnés la dernière fois qu'ils s'étaient vus : des baisers à n'en plus finir. Elle rougit très légèrement à cette idée, et la chassa très rapidement de son esprit. Elle se contenta alors d'étirer un petit sourire, et d'hocher la tête. Parce que oui, elle voulait que ça marche. Une relation normale, saine. Avec un peu de volonté, ça pouvait se faire. Sur le moment, Lily en était de nouveau persuadée, jusqu'à ce qu'Evan recommence à s'approcher. Un pas, puis deux, puis trois. A chaque approche, son sang chauffait de quelques degrés de plus. Comme si son rythme cardiaque était proportionnellement adapté à la distance à laquelle se trouvait Evan Peters. Comme si la température du corps de la jeune femme se régulait en fonction de ses caresses et de ses baisers. Elle risquait de perdre le contrôle s'il continuait. Arrête toi, arrête de t'approcher, reste ou tu es. Je suis en train d'essayer, Evan, d'essayer. Ne gâche pas tout. Trop tard. Il était là, tout près d'elle, et son coeur eut quelques ratés. Il était encore plus beau, plus désirable, de près. Et là, il sourit à nouveau. Un sourire d'enfant, un sourire de garnement, un sourire en coin. Un sourire sexy. Et le pire, c'est qu'il ne s'en rendait même pas compte. Bordel.
Mais visiblement, il n'était pas prêt d'arrêter à la torturer. Elle sentit une de ses mains se glisser dans le creux de son dos. Et elle frissonna. Et il se pencha pour embrasser sa joue du bout des lèvres. Et elle fantasma : « Oh, bonjour Lily. T'imagines pas comment je suis heureux de te voir ici. Oui, on peut répéter ensemble, ça me ferait très plaisir... » voilà une conversation normale. Lily s'apprêta à répondre, mais lorsqu'Evan se dégagea d'elle, elle en oublia ses mots. Son regard s'était planté dans le sien, et elle ne parvenait pas à s'en détacher. Elle était foutue. La peau de Lily était à vif, elle ressentait tout. Le souffle chaud d'Evan, son regard qui descendait petit à petit sur son corps, la proximité qui la rendait malade, la douceur de ses mains. Parce que oui, Lily faisait une fixette sur ses mains. Elles étaient belles, bien dessinées. A chaque fois qu'elle les avait tenues, l'actrice avait toujours été friande de leur douceur, de leur chaleur. Non, vraiment, elle aimait ses mains.
Les mains de Lily, quant à elles, tenaient fermement le bord du plan du meuble contre lequel elle était adossé. Une sorte de bureau allongé d'un grand miroir. Le plan de maquillage de loge classique. La tension était si forte qu'elle le serrait très fort entre ses mains. Non seulement pour expulser cette tension, mais aussi pour se retenir. S'empêcher de faire une grosse bêtise. Parce qu'à force de fixer les lèvres d'Evan, de l'imaginer sans le sweat qu'il était en train de porter, des idées lui venaient en tête. Il est là. Il est juste là, devant moi. J'ai juste à faire un pas, un seul. Et je l'embrasse. Comme jamais je ne l'ai embrassé. Et je passe ma main dans ses cheveux, parce que j'aime ses cheveux ... J'ai toujours aimé les caresser ... On est seuls, ici, personne pour nous déranger. Je lui retirerais son sweat. Ce sweat parfaitement inutile ... Je suis sûre qu'il est encore plus beau sans. Je me poserai plus de question de savoir si je peux le caresser ou non. Si j'en ai le droit, si ce n'est pas immoral. Je le ferai, c'est tout. Parce que j'en ai envie, parce que c'est supposé être comme ça. Si ça ne l'était pas, il n'y aurait pas de tension. Il n'y aurait pas tout ça. Je caresserai ses épaules, je l'embrasserai à nouveau, et dans cette loge, on ... puis, elle revint à la réalité lorsqu'Evan rompit le contact visuel en tournant la tête.
Tendue comme jamais, Lily tenta de retrouver petit à petit sa concentration, sa volonté. Elle se força à la conserver lorsqu'Evan fit quelques pas en arrière. Elle l'admirait. Elle en aurait jamais été capable. Son envie la poussait même à s'avancer pour conserver la proximité, mais elle se retint. Elle lui lança un regard lourd de sous-entendus. Merci de l'avoir fait. Celui qu'elle désirait comme une dingue baissa alors son regard vers ses feuilles. Ha oui, le script, c'est ça. Le script. « Je.. J'ai pas envie de le lire debout... Je m'assieds, qui m'aime me suive. » face à cette prise de parole, Lily resta silencieuse. Elle essayait de cacher au mieux son malaise derrière un petit sourire. Très franchement, si elle avait pris l'expression au pied de la lettre, elle se serait jetée sur le sol en deux secondes. Mais à la place de ça, la tournure de la phrase la mettait mal à l'aise. Elle avait la nette impression que chaque phrase, chaque action, était ambiguë. Elle tenta d'oublier cette gêne, et s'approcha doucement d'Evan, déjà assis. Tout doucement, elle s'assit à ses côtés, l'observant de ses yeux en amande, avec un certain intérêt non dissimulé. Puis, il lui tendit la main. Doucement. Nouvelle tension, nouvel obstacle, nouvelle tentation. Lily hésita, analysant la main d'Evan comme si il s'agissait là de la tentation ultime. La pomme de l'arbre de la connaissance en personne. Allait-elle réellement perdre son âme si elle cédait, si elle lui tendait la sienne ? Elle releva ses yeux vers Evan, et rencontra son regard suppliant qui la fit décider tout de suite. Avec douceur, sa main rejoignit celle d'Evan. Lily adressa à ce dernier un sourire, le genre de sourire qui montrait à quel point elle était contente de le retrouver. Contente de le voir. Malgré toutes ces complications, tout ce brouillard, toute cette tension qu'ils cherchaient à ignorer. Elle serra la main d'Evan dans la sienne, avec douceur et, tout en croisant ses jambes comme Evan, se plongea dans le script pour essayer de cacher à son homme - car oui, à ses yeux, elle ne parvenait pas à imaginer qu'il pouvait être l'âme soeur d'une autre fille, pas même d'Emma - la confusion que ce geste lui inspirait. Elle déglutit avec difficulté, et reprit la parole sans quitter des yeux son script étalé devant elle sur le sol de la loge : « Tu sais qui fait partie du casting, pour notre team ? Je sais juste qu'Harry Styles joue le rôle de ton père, mais je ne connais pas le reste ... » aborder le sujet du casting était le meilleur moyen d'éteindre le feu qu'il allumait en elle. Elle ignora les flammes, et se concentra à nouveau sur le script afin de débuter une conversation normale, telle qu'ils auraient pu en avoir, il y a quelques mois. Lily repensa à une réflexion qu'elle s'était faite, il y avait quelques jours de cela seulement. Elle reposa alors son regard pour Evan afin de lui en faire part : « Je me demande encore pourquoi ils m'ont choisie. Si on suit la logique, ils auraient dû prendre une actrice blonde platine, aux grands yeux bleus et tout le toutim ... Ca aurait fait plus 'angélique' pour le coup ... » Lily restait encore surprise. Heureuse, mais surprise. Beaucoup de filles auraient pu davantage correspondre au rôle. Elle avait décroché le rôle d'Ange. Une petite chienne au pelage clair, ayant eu une vie difficile, et ayant réussi à survivre grâce à un groupe de chiens errants ayant décidé de la prendre sous leur aile. Afin de rester dans le clan, elle avait du, plus ou moins, accepter les avances du chef de gang, Caïd, qui la souhaitait comme compagne. Cela l'amena d'ailleurs à s'interroger sur l'identité de celui qui avait été choisi pour le rôle. Dans tous les cas, elle était plus que jamais heureuse de faire partir du casting, et surtout, de pouvoir jouer, pour la première fois, un duo à l'écran avec Evan. Un couple, qui plus est, bien que ce ne soit pas le moment rêvé pour jouer les fous d'amour sur grand écran, loin de là même ... Elle tenait, d'ailleurs, toujours sa main dans la sienne, et sans s'en rendre compte, son pouce s'amusait à caresser le dos de sa main, tout doucement. Furtivement. Elle reposa son regard noisette sur Peters, c'est alors qu'une envie lui sauta à la gorge, tout à coup. Elle avait envie de se poser contre lui. Le sentir tout près d'elle. Poser sa tête sur ses genoux, plus précisément. Lily ne savait pas d'où cette envie lui venait, mais la jugeant innocente et utile par rapport au fait qu'il s'agissait d'une alternative confortable, elle se risqua à lui demander. C'est pourquoi, sans lâcher la main d'Evan qu'elle tenait toujours depuis qu'il s'était assis, elle s'allongea légèrement et posa timidement sa tête sur ses genoux en s'assurant qu'il n'y voit pas d'inconvénient malgré tout : « Je ... Je peux ? » Et elle observa le plafond. Qu'elle était bien, là. Malgré la gêne ressentie tout à l'heure, elle se sentait désormais à l'aise. Aux anges, même. Allongée, les jambes pliées contre lesquelles était posé son script, la main dans la sienne, la tête calée sur les genoux d'Evan, elle lisait les lignes du scénario. Elle trouvait cette position naturelle, plaisante. Elle tentait de se déculpabiliser comme elle le pouvait. Après tout, ils avaient toujours été proches, toujours tactiles, même lorsqu'ils n'étaient que de simples amis.
Tout en lisant la page principale en diagonale, Lily caressait avec douceur la main d'Evan qu'elle tenait sur son ventre. Elle adorait sentir sa peau. Ses doigts fins passèrent sur les doigts d'Evan, remontèrent en glissant sur la paume de sa main, et elle recommença. Parfois, elle s'amusait à lui caresser le dos de sa main. Avec une infinie tendresse, ses caresses continuaient à explorer la peau de cette main qu'elle aimait tant. Elle demanda alors : « Tu veux qu'on commence par quoi ? La scène où tu fugues de chez toi, la scène où on se rencontre, la scène où je me fais enlever, la scène où tu me dénonces à Caïd, la scène où ... » où on tombe amoureux. Elle ne parvint pas à terminer sa phrase. Tout ce qui était attrait à cette formulation, ou une autre y ressemblant, lui paraissait dangereuse à prononcer, parce que trop réelle. Trop concrète. Trop sensible, trop fragile. Elle dissimula sa gêne en feuilletant le script et reprit alors rapidement par une équivalence moins risquée : « où Ange et Scamp se rapprochent, la scène où je me plains que j'ai été battue, abandonnée, que je n'ai pas de famille et que je suis seule au monde, et toutes ces choses joyeuses ? » ça faisait si longtemps qu'elle n'avait pas entretenue une discussion aussi banale avec Evan qu'elle en venait même à oublier comment faire. Cela n'était pas aussi naturelle que cela le paraissait. Elle essayait, sa conscience l'y obligeait. Mais cela ne suffisait pas. Puisqu'en même temps, sa main continuait à caresser tendrement la sienne, comme par instinct. Lily poussa même le vice puisque, en silence, elle remonta ses caresses, petit à petit. Du bout des ongles, elle passa ses doigts le long de l'avant-bras d'Evan. Tout doucement, elle effectua des petits cercles, redescendit, remonta, le long de son bras qui était posé sur son ventre. Toute l'attention de la jeune femme était réservée aux caresses qu'elle lui offrait, aussi minimes et discrètes soient-elles. Ses doigts parcouraient sa peau, allant et venant le long de son bras. Jamais elle n'avait connu de sensations aussi agréables. Ses caresses remontèrent tout doucement vers sa main au bout de quelques minutes, et c'est avec douceur qu'elle prit celle-ci dans la sienne. Elle observa leurs doigts entremêlés, la vision la plus plaisante à ses yeux ces derniers temps. D'un ton rêveur, elle se risqua à dire : « J'aime tes mains ... » guidée par son instinct, elle remonta leurs mains mêlées vers son visage, et elle déposa un baiser sur la main d'Evan. Elle perdait tout doucement le contrôle. La déchéance totale mais progressive. " Mais rien n’arrêtera la lutte, non rien n’asséchera cette pluie, non rien ne finira la chute, rien ne finit l'infini ... Rien ne déserrera nos mains, rien n'éteindra l'éphémère. "

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MessageSujet: Re: evily ❅ you are my "once upon a time" and you'll always be.   Ven 20 Mar - 14:47



we were born sick, but we love it.
J'aurais aimé construire un empire, juste pour ton sourire, devenir le soleil pour sécher tes sanglots.



Prends ma main, parce que sinon je meurs. parce que si tu ne la prends pas, je manquerais de sécurité. je me sentirais seul et abandonné si t'es pas là, tu sais. si tu la prends pas, j'vais avoir l'impression de tomber et j'veux pas, j'veux pas. parce que non putain, j'peux pas. j'peux pas tomber encore, encore plus bas, encore plus loin que là où je ne suis déjà. j'peux pas me permettre de tout lâcher, d'partir et jamais revenir. mais t'inquiète pas j'ai traversé tout ça, d'puis que t'es là. tu t'es pointée et tout s'est arrangé, tout est devenu meilleur, plus beau. tout vaut la peine depuis qu't'es là, tout vaut bien mieux, merde. tout a repris d'la couleur et tout bouge, tout change. à commencer par moi. avant, ça allait pas. c'était pas bien.. il manquait.. il manquait ce truc. ce truc qui fait qu'j'souris, maintenant, d'vant toi. quand tu m'regardes avec tes petits yeux dévorants. tes p'tits yeux, qui eux, dévoilent cette humanité à faire pâlir les poupées de porcelaine. et puis ton sourire et puis ton rire. et puis tout chez toi qui m'rend fou. et tout qui tourne autour de ma tête parce que putain, c'est beau. parce que putain, j'ai besoin de toi. parce que putain, j'suis bien. quand t'es là, d'puis qu't'es là, parce que t'es là. prends ma main, parce que j'vais pas survivre sinon, j'vais pas survivre sans toi. j'vais rester là la bouche ouverte, comme un con, à t'attendre. à t'regarder, à sourire, et à te toucher aussi. pouvoir caresser ta peau, et attendre une réponse. prends ma main. prends ma main parce qu'à deux on en accomplira des choses. on vivra, on verra. on partagera, on jouera. on criera au monde entier qu'on est toujours là, qu'on a pas baissé les bras. allez, prends ma main, je t'en prie. on s'aimera, on s'aimera. on s'aimera. et à la folie si tu veux, j'm'en fous, mais on s'aimera. on courra derrière la peur, parce qu'on s'en foutra. on f'ra c'qu'on veut, tout ce qu'on veut. on aura trouvé la force et on se battra jusqu'au bout. prends moi la main, parce que sans toi, j'peux pas y arriver. sans toi, ça va pas aller. sans toi, c'est le vide, le rien. le rien qui me bouffe depuis trop longtemps déjà. j'en peux plus, je peux pas. me contenir, attendre, espérer, me languir comme ça, et puis rien. et puis tu pars, puis tu t'en vas. j'peux pas, tu comprends? j'peux pas attendre, dépendre, m'accrocher, et t'entendre me dire que non, que ça va pas qu'ça colle pas, qu'avec moi ça ira pas et puis tout ça, j'peux pas. j'peux pas parce que non. parce que c'est toi. c'est toi, c'est personne d'autre. prends ma main parce que je te veux, parce j'veux que tu me veuilles aussi, que tu m'désires et qu'on s'éclipse. qu'on se casse de toute cette merde, qu'on s'fabrique un monde juste pour nous. nous deux et le reste du monde qu'on n'verra qu'à peine. le reste du monde qui nous enviera. le reste du monde qui s'ra en bas, à nous contempler. parce qu'on sera beaux, ouais. on s'ra enfouis dans les vieux rêves, les nuits déchaînées, les fantasmes cachés, les plaisirs discrets. on s'ra exilés dans un univers meilleur, avec une existence meilleure aussi, parce qu'on l'aura tant attendu, le précieux bonheur. alors prends la, je t'en prie. parce que j'suis prêt. et qu'j'refuse de t'laisser t'en aller. prends ma main parce que j'y crois.

et ses voeux, en un battement de cil, furent exaucés. ses doigts glissèrent dans le creux que formait l'espace entre ceux d'evan qui avait tant espéré qu'elle ne rejette pas sa proposition. il entendait le son de sa voix couvrir le silence qu'il n'aurait su combler, mais ne détectait ni ne comprenait pas un traître mot de ce qu'elle pouvait bien raconter. il écoutait sa peau contre la sienne, et ça lui était suffisant parce que toute sa concentration était fixée sur cette acte d'affection. affection, tendresse ou.. diable qu'en savait-il réellement? mais il s'en fichait parce qu'il profitait nûment de la minute qui trahissait leur relation insuffisamment exploitée. mais la concupiscence le gagnait à tel point que se refréner relevait de toute la force qu'il lui restait, ironiquement. plusieurs veines sur le point d'exploser plus tard, elle s'étendit sur lui, sa tête allongée sur ses jambes. et la lucarne de son visage fixait le plafond, à la recherche d'un élément tentant à observer. mais en vain. et quelques mains baladeuses qui se retenaient plus tard, elle saisit le scénario en passant en revue chaque ligne qu'elle jugeait importante de relire. elle faisait le tri des mots, pour ne garder que le meilleur. elle agissait ainsi avec les êtres humains aussi. elle avait la grâce de blanche neige, la douceur de belle, la détermination d'ariel, la beauté de jasmine et un côté rebelle, celui du chaperon rouge. elle était ça. elle demeurait le genre de personne qui fait rêver les petits pour sa ressemblance frappante avec les principaux personnages de comtes, mais aussi les grands parce que son esprit est plus pur que n'importe quelle princesse de disney. et pour ce film, elle serait ange. et cette appellation paraissait convenir à merveille avec l'attitude de la demoiselle. il avait saisi dès le début pourquoi elle avait été sélectionnée pour le rôle. ils t'ont prise parce que tu as ce truc. tu as de grands yeux brillants et noirs à la fois. ces yeux qu'on suivrait jusqu'au bout du monde, sans jamais cesser de se méfier. tu es l'incarnation-même du c'est trop beau pour être vrai duquel on doute. celui qui nous fait rester sur nos gardes, histoire d'être certain, tu vois. vérifier qu'c'est pas un piège. et si c'en était un, bah putain! quel cadeau. c'est ce que tu es, un cadeau. et même si tes cheveux sont pas blonds, tes yeux pas bleus, tes cheveux pas ornés d'un diadème et tes ailes pas visibles, y'a quand même une part d'angélisme qui réside en toi et qui te rend si exceptionnelle. et c'est pour ça que t'es prise, lily. parce que t'es exceptionnelle. et elle parlait, elle parlait. mais il n'entendait toujours rien. et ça semblait tellement autolâtre de n'écouter que ses propres songes, mais il n'avait que faire des idées reçues. quand il entrait dans un tel degré de bien-être, il n'y avait qu'un seul (ou deux, à la limite) des cinq sens qui pouvait se faire ressentir, pour éviter que tous ne se bousculent. alors là, il voyait sa main jouer avec la sienne, et éprouvait que la sensation de ses doigts perdus sur sa chair. sa pilosité toute entière en prenait un coup féroce, parce que chaque poil qui composait la constitution du bras du jeune homme se vit hérissé en l'espace d'un seul et unique coup de pompage de sang. et à ce propos, son organe central ne savait plus où donner de la tête. du sang, partout, encore plus, plus fort, plus vite, allez. et ses fins doigts qui donnèrent l'impression de réfléchir avant de dessiner de petits et agréables cercles sur l'enveloppe charnelle d'evan. ses pulsions, d'ailleurs, essayaient de briser le mur que son bon-sens et sa conscience avaient construit en vitesse lorsqu'il a surpris la jeune femme dans sa loge. mais comment garantir la solidité de celui-ci alors qu'elle faisait patiner le bout de ses ongles sur son avant-bras, juste après avoir quitté sa main? et comment ne pas s'imaginer la destruction totale de ce mur lorsqu'elle remonte encore ses mouvements doux et légers vers le haut de son bras? et là c'était trop. et il le sût sans plus attendre, puisque son corps se mit à trembler et son esprit à divaguer. il ne censurait plus son imagination, et ne contrôlait plus la température de son corps. cette fois, c'était champ libre. la tentation devenait trop dangereuse. et ses sens se bousculèrent à nouveau. c'était la guerre entre le désir et l'envie d'agir normalement. mais comment agir normalement lorsque.. « J'aime tes mains ... » oh non. surtout pas ça.. « j'aime tes mains qui se baladent sur ma peau. » la censure fût censurée. et leurs mains à nouveau jointes suivirent le chemin de son visage qui mène à un baiser chaste sur le dos de celle d'evan. baiser chaste, certes, mais baiser de trop. le baiser de l'abus. l'abus de pouvoir. elle n'avait pas le droit de faire tout ce qu'elle faisait, et d'espérer qu'il continue de rester immobile, insensible à ses charmes. parce que c'était très loin d'être le cas. il se montrait vulnérable à chacun de ses sourires, alors qu'en était-il de ses caresses? une torture. « lily. je vais être honnête avec toi.. » il avait pris le ton sérieux d'un homme désolé. en aucun cas il n'avait l'intention de casser ce respect (qui avait plus pris la forme d'une gêne étouffante, avec le temps), cette limite entre eux, mais là, il n'en pouvait juste plus. « ça devient vraiment difficile pour moi d.. » et à ces mots, il frôla ses joues du dos de sa main. et reluqua lily de façon presque provocatrice. et ce fut au tour de sa langue de dominer, désormais. elle chatouilla sa lèvre inférieure pendant quelques secondes, tandis que son regard se perdait dans le sien. il retourna sa main pour tenir sa joue dans sa paume, les doigts près de l'oreille gauche de la belle, à l'orée de sa nuque, et son pouce légèrement en dessous de son oeil. la vue était à tomber. il avait le visage de sa bien-aimée juste au premier plan. il la touchait, et pouvait deviner qu'elle ne s'en plaignait pas. il câlinait d'un doigt cette chair tant désirée, tant rêvée, cette chair qui l'obsédait depuis des mois maintenant. alors son autre main se fraya un chemin entre sa jambe et le haut de son dos, et pendant que celui d'evan se courbait, celle-ci soutient lily et la souleva doucement pour l'amener à lui. leurs visages s'effleuraient, et quand le rire discret de l'un se fit entendre, c'était à l'autre de fleurer sa respiration contre son visage. et puis quand l'une avait le regard perdu, c'était à l'autre de sourire. parce que l'innocence qui se dégageait de son être tout entier pouvait n'avoir pour but que d'achever evan que ç'aurait été crédible. il devenait fou à force de la côtoyer. mais comme on dit : c'est en cédant à la tentation qu'on y met fin. et sur cette citation, ses lèvres entrouvertes tombèrent sur les siennes pour mener une longue danse passionnée dans laquelle elle s'était engagée bien avant que tout ça n'arrive. et dans le feu de toute cette action enfin déclenchée, il souleva sa douce. assez pour qu'elle soit à présent à même hauteur que lui, assise sur ses genoux. et parce que le baiser se prolongeait, que leurs langues jouent ensemble, il en profitait pour presser sa poitrine contre son torse, s'assurer que leurs deux corps soient proches jusqu'à satiété. puis une fois que c'était fait, ses veines explosèrent enfin. ses côtes se brisèrent, ses muscles se nouèrent, sa température explosa le thermomètre mental qu'il avait pris soin d'installer dans un coin de sa tête. ses émotions chatouillaient désormais sa bonne conscience, qui déclara forfait. elle dé-serra les poignets et hocha la tête pour affirmer : vous avez raison, hormones, cette femme est bien trop difficile à vaincre. il ne tiendra pas. et après ça, après tout ça, il détacha ses lèvres pour rompre le baiser, sans pour autant les éloigner de l'ennemie de son jiminy cricket. pendant que la main qui se trouvait dans le haut de son dos parcourait son corps pour agripper sa hanche et que celle qui se nichait dans sa nuque manquait de descendre pour frôler sa poitrine, evan, dépourvu de tout self-control, et dans un soupir à peine audible qu'il eut du pousser contre ses lèvres, s'avoua vaincu : « lily, j'ai envie de toi. »

“ SA PRÉSENCE M'APAISE. „



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MessageSujet: Re: evily ❅ you are my "once upon a time" and you'll always be.   Ven 20 Mar - 14:47


you are my "once upon a time" and you'll always be.
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Evan était provoquant. Séducteur. Désirable à souhait. Jamais elle ne s'en était rendue compte à ce point. Parce qu'il était là, devant, présenté à elle comme l'avait fait le serpent dans l'histoire de la Génèse, lorsqu'il s'agissait de donner la pomme à Eve. Lily se sentait tellement proche de cette dernière, à ce moment précis, qu'elle aurait juré s’appeler Eve. La seule différence se notait dans l'apparence : Lily n'était pas en "tenue d'Adam". Mais ça, ça pouvait encore s'arranger. Aussi cru que cela puisse paraître, ce n'était pas l'envie qui lui manquait. Mais elle se ressaisit. Calma ses plus bas instincts, tandis que sa conscience se tuait à la tâche, envoyant des sceaux d'eau à la pelle sur les flammes qu'Evan était en train d'allumer en elle avec subtilité et perversité. L'anglaise avait la nette impression de consacrer toute cette énergie qu'à cette cause, ces derniers temps : lui résister. Afin d'y parvenir, elle s'adonna au moyen le plus efficace : se voiler la face. Lily l'Autruche. Enfouir sa tête dans le sable n'était certainement pas la plus brillante des idées, mais il s'agissait de la seule que parvenait à dénicher son esprit tourmenté. Les pires banalités sortaient de sa bouche : le casting, le script, le tournage. En réalité, elle s'en fichait royalement, éperdument, totalement. Tout ce à quoi son corps, son esprit, était sensible, c'était son corps, allongé sous sa tête. Quelle naïveté, de s'être cru capable de conserver une quelconque concentration dans de telles conditions. Aussi damnée fut-elle, la belle passa avec envie ses doigts fins sur l'avant-bras de l'objet de son désir. Doucement, furtivement, sensuellement. Le provoquant autant qu'il la provoquait. Car oui, il était provoquant. Dieu qu'il était provoquant, elle ne le répéterait jamais assez. S'en rendait-il compte, seulement ? Evan, tu es le diable. Le diable, tu entends ? Tu déploies tes forces pour m'attirer dans tes filets, pour me pervertir, pour me convertir. N'as tu pas compris que, convertie, je l'étais déjà ? Je te vends mon âme. Fais de moi ce que tu veux. Tu n'aurais jamais dû fermer cette porte. Comme roméo et juliette, nous scellerons ensemble notre éternel pacte avec le sépulcre. « j'aime tes mains qui se baladent sur ma peau. » jamais elle n'avait entendu une phrase aussi sexy. Jamais, de toute sa vie. Ils perdaient le contrôle, l'un comme l'autre, doucement mais sûrement. Elle en eut un frisson. Comme pour pousser le vice à son ultime paroxysme, elle déposa ses douces lèvres sur le dos de la main d'Evan. C'est toi qui est provocante, maintenant, Lily. Juste toi. Mais bordel, qu'est ce que t'aimes ça. Elle sentit ses poils s'hérissaient sous la vague de ses caresses. Dans le silence, elle en venait même à en redemander : elle se sentait honteuse, mais sentir sa réaction rendait la situation ... Délicieuse. Grisante. C'est pourquoi elle passa subtilement le bout de ses doigts sur le pli intérieur de son coude. Comme pour réveiller les plus infimes des sensations, comme pour le pousser au crime. « lily. je vais être honnête avec toi.. » Sa voix honteuse lui fit relever la tête. J'ai peur. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai peur. Peur qu'il m'avoue ce que je désire. Car s'il ne se retient pas, jamais j'en serais capable. Dieu, si vous existez, c'est le moment de se manifester. « ça devient vraiment difficile pour moi d.. » sa voix se perdit dans une caresse, dans un regard. Elle crut défaillir. Les doigts du jeune homme passèrent sur sa joue, tandis qu'il se plaisait à la contemplait d'une manière surréaliste. A cet instant précis, malgré sa couche de vêtements, Lily restait persuadée qu'il avait les pouvoirs de l'observer complètement nue. Et le pire dans tout cela, c'est qu'en n'en était pas dérangée. Elle se trouvait dans l'incapacité de sortir un mot, prononcer une syllabe, émettre un seul et unique son. Elle déglutit avec difficulté tandis que les yeux d'Evan s'accrochèrent aux siens. Seigneur, je suis perdue.
Elle l'était bien, parce qu'elle ne bougeait pas. Il lui avait clairement fait comprendre : il était aussi damné qu'elle. Aussi pervertie, aussi soumis. Au nom de ce foutu respect, au nom des barrières qu'ils avaient eu tant de mal à établir, elle aurait du se lever. Fuir. Au lieu de cela, elle se délecta des caresses qu'il lui réservait avec tant de poésie. Et elle leva doucement sa main jusqu'à son visage. D'un air songeur, la belle passa le pouce sur les lèvres brûlantes d'Evan. Non, je ne fuirai pas. Elle ne le fit pas. Ni lorsque ses mains se baladèrent sobrement sur son visage. Ni quand il glissa son bras dans son dos pour la remonter jusqu'à lui. Ni même lorsque ses yeux de biche s'amusèrent à entretenir la tension déjà brûlante en observant les lèvres d'Evan avec l'intérêt qu'elles lui inspiraient. Elle était bien. Et elle souriait. Elle souriait parce que la proximité était ce qu'elle avait toujours cherché avec lui. Sans même se l'avouer. Et c'était bon de se laisser aller, pour une fois, à celle-ci. Mais elle était sûre qu'ils pouvaient faire mieux encore ... Comme une réponse à ses prières leurs lèvres se touchèrent. Passionnément, cette fois-ci. Presque violemment. Au-revoir, Dieu. J'ai quitté le Jardin d'Eden. L'enfer m'a ouvert les bras, j'y brûle déjà. Je suis avide ce ces flammes qui réveillent en moi quelque chose que je pensais avoir perdu à jamais. Envoûtée au possible, elle laissa sa passion déferler en lui. Ses lèvres cherchaient avidement les siennes. Sans doute avaient-elles étaient en apnée bien trop longtemps à son goût. Elle se raccrocha à lui comme à une bouée de sauvetage tandis qu'il la soulevait pour la maintenir contre lui.  Appréciant la position bien plus qu'elle ne l'aurait du, Lily perdit rapidement la raison, et passa ses bras autour du cou d'Evan. Leurs langues dansaient ensemble. Avec envie, avec frénésie. Jamais ils ne s'étaient embrassés comme ça. Leurs baisers avaient toujours été profonds, langoureux, sensuels. Bien sûr, que celui-ci était tout ça. Mais il s'agissait surtout d'un baiser diablement excitant. Qui redoubla d'intensité quand il la serra contre lui. Sentant les courbes du corps contre le sien, Lily ne put s'empêcher de pousser un léger soupir entre deux baisers brûlants. Lorsqu'il s'arracha à elle, la belle en eut le tournis. Non, non, ne pars pas. Continue. J'veux pas. J'veux vraiment pas que tu t'arrêtes. J'ai besoin de toi. Sûrement avait-il du entendre ses pensées, parce qu'il ne s'éloigna pas. Ses lèvres restaient là, provocantes, à disposition, prête à être cueillies. Lily en tremblait. Elle desserra tout doucement son étreinte, faisant en sorte de couvrir, de ses deux mains, la nuque de celui qu'elle désirait. Mais son corps n'était jamais assez prêt à son goût. C'est pourquoi, sans l'ombre d'un remord, le corps de la jeune femme se colla davantage au sien, toujours à califourchon sur le haut de ses cuisses. Et il se perdit dans des caresses. Les mains du provocateur parcouraient doucement son corps. Elle ne savait plus véritablement où elles pouvaient bien se situer, d'ailleurs. Parce que c'était une cacophonie dans sa tête. Un bordel sans nom. Milles sensations, c'est tout ce que son cerveau fut capable d'encaisser. Une chaleur se propagea sous sa peau, dans ses organes, et obligea ses propres mains à se crisper légèrement. Sans le vouloir, sous la tension, ses ongles s'enfoncèrent très légèrement dans la peau de la nuque du diable. Et elle se mordit légèrement la lèvre inférieure. Parce que tout ce plaisir décuplé, c'était trop pour elle. Surtout quand elle sentit sa main s'agripper à sa hanche. Puis, en un coup de grâce ultime, ses lèvres soufflèrent sur les siennes. « lily, j'ai envie de toi. » il l'avait dit. Il l'avait vraiment dit, cette fois-ci. Des mois de torture, des mois d'incertitude. Des mois de "il pourrait ne pas me désirer autant que je le désire". Des mois de "il ne me dira jamais ses mots, quand bien même il les penserait, parce qu'on a pas le droit. Ce droit, on l'a jamais eu ". C'était fini. Ils en étaient là. Un enfer au goût de Paradis.
Enfer dans lequel on avait perdu Lily, qui ne se reconnaissait tout bonnement plus. Damnée à 100%, perdue dans les limbes gouvernés par le diable qu'était Evan. Mais elle s'en fichait. Parce qu'à cet instant précis, elle viola le principe du self-contrôle, et elle se laissa aller. Définitivement. Elle flirta doucement avec ses lèvres, les frôlant doucement avec les siennes, et ses mains quittèrent progressivement sa nuque pour descendre doucement le long de son torse. Jusqu'à sa ceinture. Ses doigts passèrent lentement sur la bordure en cuir, sans même chercher à l'ouvrir. Pour la première fois, elle quitta le contact visuel. Sa tête se glissa alors dans le creux de son cou, et dans un souffle chaud et saturé, elle en respira doucement son parfum qui lui donnait mille envies, et expliquait à lui tout seul pourquoi elle avait tant envie de lui sauter dessus. Elle sentait le corps d’Evan collé au sien, son souffle chaud dans ses cheveux, l’odeur de se peau que dégageait son cou. Elle en avait le tournis, et c'était bon. Sans parvenir à effectuer le moindre contrôle sur elle-même, Lily laissa ses mains quitter la ceinture d’Evan pour les faire glisser tout doucement sous le sweat de celui-ci. Lentement. Oui, ses gestes étaient lents, mesurés. Elle prenait son temps, elle le titillait. Elle s'empêchait de lui sauter tout bonnement dessus, comme son instinct lui dictait. Comme pour laisser le temps à Evan de sentir la chaleur monter en lui, comme pour profiter de ce corps qu'on lui avait interdit. Ses fines mains glissèrent alors sur son torse nu, le caressèrent subtilement. Jamais elle ne s’était permise de le toucher comme ça. Que d'occasions gâchées. Puis, agacée par cette barrière, elle entreprit de lui retirer ce sweat superflu. Lui faisant doucement lever les bras, elle retira le vêtement qu'elle jeta sur le côté, elle ne savait pas où. Un frisson parcouru sa peau. Quant à son coeur, il était impossible d'évaluer l'infime temps qui en séparait les battements. Et elle ne s'arrêta pas là. Retrouvant la proximité qu'ils avaient instauré un peu plus tôt, elle ancra son regard au sien, et déboutonna un à un les boutons de la chemise qui se cachait sous son sweat. Une fois les pans de la chemise écartés, Lily fit doucement glisser celle-ci pour laisser son torse se découvrir. Elle tenta de ne pas fixer cette partie de son corps à présent découverte, mais le contact de sa peau nue la mit dans tous ses états. Elle se décida enfin à répondre à sa phrase par un murmure à peine soufflé : « ne t'arrête pas ... » de me désirer, parce que je te désire tout autant, venait de supplier sa voix. Elle était perdue, irrécupérable, et son corps en brûlait, soit. Pas de problème, elle assumait. Mais au-delà de ça, elle mourrait si il lui refusait le début d'attention qu'il venait de lui accorder. Parce qu'à ses yeux, il était largement temps de sombrer avec délice dans les eaux salés d'un cruel désir trop longtemps refoulé. Et elle commença dès maintenant. Ses lèvres s'amusèrent à frôler, de nouveau, les siennes, sans jamais céder. Un moment qui parut une éternité. Finalement, c'est l'appel de sa peau qui gagna, puisque son regard fut accaparé par les caresses qu'elle offrait à Evan, sa main glissait depuis peu, furtivement, sur son épaule. Son visage rejoignit cette dernière, et c'est avec envie, les lèvres en feu, qu'elle déposa quelques baisers sur son cou. Moi aussi, j'ai envie de toi.
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MessageSujet: Re: evily ❅ you are my "once upon a time" and you'll always be.   Ven 20 Mar - 14:51



we were born sick, but we love it.
J'aurais aimé construire un empire, juste pour ton sourire, devenir le soleil pour sécher tes sanglots.



Et c'était dit. c'était pensé. c'était voulu. c'était impulsif. c'était agressif. c'était soudain. c'était attendu. c'était.. une tentation à laquelle il avait enfin succombé. et toute cette retenue, c'était fini. terminé. il avait décidément et délibérément supprimé l'idée d'essayer de maintenir une certaine distance entre eux, parce que c'était tout simplement impossible à présent. cela faisait bien trop longtemps qu'ils avaient cessé de n'être que des amis, et la situation devenait bien trop difficile pour lui à gérer. mais qu'importe. parce qu'il avait senti la parfaite symbiose entre eux, et quelque part, il savait avant même de le lui dire, qu'elle aussi partageait ce sentiment. sentiment, envie, désir. et puis merde. comment placer des mots sur quelque chose d'aussi magistral, profond, violent,grand, fort, puissant, suprême, irrésistible, prépondérant, dominateur ? et quand bien même il aurait eu un dictionnaire des synonymes, rien ne pouvait décrire ça. rien au monde ne pouvait expliquer la situation détail par détail. il fallait juste.. le vivre, et devenir l'être le plus comblé du globe. il aurait pu se sentir coupable, damné, maudit, blâmable, infâme.. mais tout du contraire, il se sentait semblable à l'essence même du bonheur, la source de joie, il avait atteint des sommets d'harmonie absolue. et dès lors, il cuisinait. à feu doux, pour commencer. le bouton avait été enclenché. sans prononcer un seul petit mot, sa charmante compagnie frôla le cuir de sa ceinture du bout de ses doigts et ne se souciait plus de croiser sa lucarne. lucarne étant cette lueur intense au fond de son regard, qui la suppliait de ne pas s'en aller. celle-ci ne s'en irait pas, il s'en doutait plus qu'un peu. après tout, c'était elle qui était venue à lui, et non l'inverse. du moins pour aujourd'hui. mais malgré tout, il avait cette peur.. non. cette phobie qu'elle le quitte un jour. il n'était pas seulement amoureux d'elle. il ne pouvait plus s'en passer. l'imaginer loin de lui était une véritable torture et le simple fait d'y penser manquait de le faire fondre en larmes. alors il se concentra, et admira sa belle dans les moindres de ses mouvements doux et minutieux. quand la demoiselle releva doucement la tête vers celle d'evan pour en réalité humer le parfum de son cou et par la même occasion, titiller sa chair de par son souffle délicat qui la narguait en l'effleurant, le feu augmenta de température. moyen. il était à moyen. puisque présentement, la sensation des doigts de lily qui couraient se réfugier sur le torse du jeune homme avait apparemment pris possession du bloc de glace qu'il s'était créé et gardait en réserve au fond de son esprit pour pouvoir réagir si jamais ladite jeune femme le ferait bouillir. il ne réalisa tout à fait que c'était le cas que lorsqu'il dût lever les bras pour retirer son pull qu'elle ne tarda pas à jeter dans un coin ou un autre de la pièce. il lui sourit intérieurement, parce que sa bouche entrouverte ne semblait pas vouloir lui donner une autre apparence que celle d'un homme complètement hypnotisé par ce qu'il était en train de voir, vivre, ressentir. lily. elle était cette image tournoyante et infinie qu'on ne peut se sortir de la tête. lily. elle était ce son, ce mot, qu'on écoute une fois, qui ne part jamais, qui s'incruste et se niche dans un coin du coeur. lily. elle était cette caresse, qui doucement se fait sur votre peau et jamais ne s'en va, puis qui revient à chaque fois, le soir, quand plus rien ne va. lily. elle était la solution à tout. lily. elle était aussi le problème de tout. lily. la maladie. lily. le médicament. lily. la vie. lily. la mort. lily. l'amour. lily. le sexe. lily. la passion. lily. la folie. lily pars. lily, mais pas sans moi, lily. lily reste, reste. lily attends moi. lily n'oublie pas, mais lily oublie moi. lily je suis là, mais lily, pitié, ne compte pas sur moi. lily, je t'aime. lily, tu me rends fou. elle était ça, lily. elle était tout. un bouton de chemise et puis l'autre, il se retrouva bientôt le torse découvert.
Spoiler:
 
et il eut cette vague peur qu'il ne soit pas assez bien, que son physique ne lui plaise pas. bien que généralement confiant et sur de lui lorsqu'il s'agit de se montrer, elle avait réussi à lui faire éprouver une petite angoisse, un petit doute. et bientôt le silence fût couvert « ne t'arrête pas ... » je ne m'arrêterai pas. je te le promets. je pourrai pas, de toute façon. mon dieu lily, regarde moi. regarde comment je parle. regarde dans quel état tu me mets. regarde ce que tu as fait de moi. regarde tout l'impact que tes paroles ont sur moi. je suis.. je suis tellement amoureux de toi lily jane collins. et rapidement les lèvres de lily embrassèrent son cou, tandis que ses mains parcoururent le le torse d'evan. il se sentit prisonnier de ses désirs et toutes les parties de son corps criaient au besoin de sentir le corps de lily contre le sien. il commençait à être à l'étroit dans son pantalon. le bouton était tourné. feu fort. feu très fort. feu ravageur, qui avait pris leur amitié d'assaut et leur faire voir la réalité en face. evan n'en pouvait plus. mais qu'est-ce qu'il était bien. alors il glissa à son tour ses mains sous le sous-pull de lily, agrippant fermement sa taille et la rapprochant de lui. par mégarde, il griffa légèrement sa peau. ses baisers dans son cou lui faisaient trop d'effets. il aurait voulu pouvoir se contrôler et rester doux, ne pas lui faire de mal, mais il avait du mal avec ses pulsions. ses mouvements étaient lents et plus ou moins instinctifs, mais ils n'allaient pas tarder à changer. parce que sa respiration se coupait à chaque baiser qu'elle donnait en plus. il allait la broyer si elle continuait. alors il lâcha ses hanches et ses mains remontèrent lentement – mais sûrement – sur sa peau. d'abord en revenant sur le devant, passant par son nombril, puis en se faufilant tout doucement vers les côtés, non loin de sa cage thoracique. ensuite en glissant le long de ses omoplates. durant toute cette balade, il avait emporté l'unique tissu qui recouvrait la chair de sa chérie, et se permit de le lui retirer, la faisant cette fois-ci relever les bras, elle. et lorsqu'il pût enfin voir le haut de son corps à moitié nu, il avait ce regard admiratif et impressionné. elle était belle.. elle était tellement belle. mais elle n'était pas que ça. elle n'avait aucun défaut. et son physique était à tomber. ses formes étaient délicieuses et elle était surtout là, juste là, et lui, il était tout à elle. il passa ses mains dans son dos pour défaire l'attache de son soutien-gorge, découvrant sa poitrine. et sans plus tarder il descendit à nouveau ses mains à ses hanches, pour la coller à lui le plus possible. ses lèvres rejoignirent ses épaules pour quelques baisers doux. qui remontèrent un par un vers son cou, pour y déposer finalement de longs baisers passionnés. puis en relevant la tête, il remarqua qu'une marque bleutée se distinguait dans le creux de sa nuque. un suçon. ses yeux cherchaient les siens, et quand il les croisèrent enfin,  le goût de ses lèvres si familier lui semblait si lointain. il était en manque. pire qu'une drogue, pire que tout.. il se pencha sur elle, et quand son dos fût au sol, il l'embrassa sauvagement, tandis qu'une main à sa joue lui apportait tendresse, l'autre, sur l'un de ses seins, signait le début d'une trêve. plus d'attente. plus de plaisir à sens unique. plus de tentation. plus de.. plus d'enfantillages.

“ SA PRÉSENCE M'APAISE. „




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MessageSujet: Re: evily ❅ you are my "once upon a time" and you'll always be.   Ven 20 Mar - 14:52


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Résister. Elle avait essayé, jusque là. Elle avait diablement essayé. Mais le "j'ai envie de toi" d'Evan avant tout fait flancher. Sa motivation, ses résolutions, ses principes, sa culpabilité. Son intervention avait eu le don de tout effacer. En cinq mots seulement, son désir - jusque là opprimé de toutes les manières pour des raisons évidentes - enfonça les barrières qu'elle avait judicieusement imposée. Sans aucun mal. Perdant définitivement ce contrôle là, Lily avait laissé glissé ses mains sous le vêtement de son "collègue". C'est au contact de sa peau qu'elle sut qu'elle était foutue. Pour de bon, cette fois-ci. Elle savait qu'ils ne reviendraient pas en arrière. C'était bien trop tard, désormais. S'ils avaient tant cherché à s'éviter jusque là, ce n'était pas pour rien. Ils savaient, l'un comme l'autre, qu'une fois le contact établit, ils ne feraient plus machine arrière. Autant dire qu'il s'agissait d'une évidence qui s'était établie dès le départ. La frontière était dépassée, les désirs dévoilées, les envies affirmées. Lily savait qu'elle n'était pas la seule à le penser. Elle sentait cette harmonie qui la liait à Evan, aussi psychique que physique. Et tout en lui prouvait qu'il ne comptait pas, lui non plus, s'arrêter en si bon chemin. Il ne s'opposait pas à ses caresses, il l'observait même avec attention tandis qu'elle manœuvrait, guidée par son instinct. Et surtout, la preuve ultime résidait en son regard. Elle avait pris son temps pour lui retirer le vêtement qui la séparait d'elle, et durant ce geste, Evan - la bouche légèrement ouverte - semblait dépassé. Dépassé, mais  comblé. Presque béat. Elle le désirait d'autant plus ainsi. Malgré cela, elle avait peur. Une petite voix au fond de son cerveau s'amusait à lui répéter qu'il allait l'abandonner, la stopper, l'empêcher. Attraper ses poignets pour la repousser. Et elle aurait eu du mal à encaisser, beaucoup de mal. Parce qu'à cet instant précis, elle le désirait à en mourir. C'est pourquoi elle le pria de ne pas s’arrêter. Ses angoisses furent rapidement balayées, puisque visiblement, ce n'était pas dans ses intentions. Alors, elle se lança. Et tout put commencer.
Lily Collins attaqua les hostilités en faisant courir ses lèvres sur son cou nu, y parsemant des milliers de baisers, ces derniers diablement désireux d'éveiller en lui quelque chose qu'il serait incapable de contrôler. Elle se délectait du parfum d'Evan, qui eut le don de l'étourdir d'autant plus. Ses lèvres continuaient de poursuivre langoureusement leur chemin tandis que ses mains s'aventuraient encore sur son torse. A ce moment précis, les mains de son homme se glissèrent furtivement sous son sous-pull. La jolie brune le sentit alors lui agripper avec vigueur les hanches afin de la coller tout contre lui. Dans le feu de l'action, de malencontreuses griffures se logèrent furtivement dans sa chaire, et eurent pour effet de faire augmenter la température de sa peau. Épiderme qui était déjà hypersensible depuis quelques minutes. Ce petit 'rien' eut le don d'affoler délicieusement son petit cœur. Mais ce n'était pas tout. Ce rapprochement soudain lui donna l'occasion de sentir la masse qui commençait tout juste à se forcer au niveau du pantalon d'Evan. Bordel, Evan, si tu savais comme j'ai envie de te sauter dessus, là, maintenant. Sans que tu comprennes quoi que ce soit. Elle tenta de se rafraîchir psychologiquement du mieux qu'elle put, de calmer ses pulsions, mais cette exquise torture se poursuivit. Ses mains - mon dieu qu'elles étaient douces - s'exécutèrent en faisant naître des caresses exquises le long de sa peau, faisant son chemin vers le haut de son buste. Ces frôlements laissaient derrière eux un effet chaire de poule incontestable. Lily était bien, elle était vraiment bien. Elle l'aurait supplié de continuer si elle n'avait pas hâte de sentir sa peau contre la sienne. Parce que, tandis qu'il poursuivait son parcours, elle sentit son haut glisser petit à petit, la dénudant un peu plus à chaque fois. Lorsque son vêtement parvint à la fin du chemin, elle interrompit ses baisers afin de permettre à Evan de l'en débarrasser en levant ses bras. Elle tenta de s'affranchir de la peur que lui inspirait le fait d'être à moitié nue devant lui. Elle passa une main dans ses cheveux pour remettre en place quelques mèches rebelles qui s'étaient dispersées sur son visage lorsque son pull avait quitté son corps. Puis, elle remarqua son regard, et ce qu'elle put y lire la rassura. Elle se nourrissait de cette manière si particulière qu'il avait de la reluquer. Puis ses mains s'aventurèrent jusqu'à l'attache de son soutient-gorge, et elle retint sa respiration à l'idée de se trouver torse nu face à lui. Une curieuse vulnérabilité s'empara d'elle au moment où le sous-vêtement quitta son corps. C'est pourquoi il fut plus qu'agréable pour elle de se coller à son torse, à la demande de ses mains qui la plaquèrent contre lui. La douce chaleur de leur deux corps à une telle proximité lui fit rapidement oublier tout le reste. Elle ferma ses yeux noisettes pour mieux apprécier les tendres baisers qu'il déposait sur son épaule dénudée, mais très rapidement, les baisers devinrent plus lents, plus langoureux, plus intenses. Le tout remontant tout doucement vers son cou. Une vague de chaleur déferla dans l’entièreté de son corps, tandis qu'un léger soupir, en un souffle, s'échappa de ses lèvres. La jeune femme retrouva alors les yeux de son amant, perdus de vue depuis bien trop longtemps. Elle ancra son regard au sien avec envie, et le laissa volontiers s'allonger sur elle, se tenant furtivement au cou d'Evan.
Une fois au sol, le niveau de la température ambiante augmenta considérablement. Parce qu'il venait de l'embrasser comme jamais il ne l'avait fait auparavant. Elle-même avait franchie, depuis de nombreuses minutes, les limites qu'elle n'avait jamais atteint avec lui jusqu'alors. Et ce n'était pas maintenant qu'elle allait les rétablir, ça non. Répondant à son baiser avec envie, elle s'accapara presque violemment ses lèvres, tandis que ses jambes entourèrent fermement les hanches de l'acteur pour sentir son corps tout contre le sien. Elle avait besoin de ça. Hors de question qu'elle le laisse s'éloigner d'elle, désormais. Les mains de Lily, qui avaient trouvé refuge sur la nuque du jeune homme, descendirent très rapidement jusqu'à ses côtes, celles de Peters demeuraient tout aussi occupées : une d'entre elles se posa doucement sur sa joue, et l'autre sur sa poitrine. La respiration de l'anglaise se fit plus saccadée, tandis que ses pensées partirent à la dérive " Evan, je suis en train de brûler. Tu me fais bouillir. C'est une torture. Une langoureuse torture. Et je pourrais te supplier d'arrêter, invoquant la pitié. Mais je ne le ferais pas, jamais. Jamais de la vie. Et tu sais pourquoi ? Parce que j'adore ta manière de me torturer. J'ai envie de toi, Evan. J'ai cruellement, terriblement, irrémédiablement envie de toi. ". Ses caresses lui firent tant d'effets que ses mains rejoignirent instinctivement son pantalon, se posant à nouveau sur la boucle de sa ceinture. Mais cette fois-ci, elle ne resta pas inactive. Dans le silence de la salle, se mêlait à leur respiration, et le bruit de leurs baisers passionnés, les cliquetis rapides de la ceinture, puisque Lily s'occupait vigoureusement de détacher cette dernière. Une fois son action exécutée, elle ouvrit le bouton de son jeans, et en descendit la fermeture éclaire, se concentrant en parallèle sur le baiser intense qu'ils partageaient.
Puis, soudain, son corps lui manqua. Terriblement. Prise d'une pulsion, elle roula légèrement sur le côté, se retrouvant cette fois-ci allongée sur lui, sans interrompre leur baiser. Mais au bout d'un certain temps, Lily finit par se détacher - bien qu'elle dut témoigner de toute la volonté du monde pour parvenir à mettre fin à ce baiser hypnotisant - et son regard glissa automatiquement sur le torse du bel homme qui se trouvait sous elle. Beau. "Beau" était un euphémisme, perfection qu'il était. Irrémédiablement attirée, elle déposa quelques baisers sur le haut de son torse, au creux que formaient ses deux pectoraux. Et ses baisers descendirent lentement jusqu'à son nombril. Elle remonta par la suite à son niveau, restant vigoureusement collée contre ce corps dont elle ne parvenait pas à s'éloigner. Posant son front contre le sien, Lily respira doucement et le regarda dans les yeux. Durant un cours instant, son regard ne put s'empêcher de balayer le torse parfaitement dessiné d'Evan, qu'elle reluqua sans gêne, puisqu'il s'était offert à elle. Bordel. Cette simple vision augmenta sa température de quelques degrés encore. Alors, tout aussi rapidement, elle reprit goût au délice en posant ses lèvres sur les siennes, donnant naissance à un baiser aussi fougueux et incontrôlé que le précédent. Elle remarqua, pourtant, un futile "inconvénient" : cette position était légèrement moins plaisante que celle qu'il lui avait fait adopter quelques secondes plus tôt. En effet, lorsqu'il était allongé sur elle, Lily ressentait d'autant plus son corps contre le sien. Remédiant à cela, instinctivement, elle roula à nouveau, se retrouvant une nouvelle fois sous son amoureux. Et c'était bien mieux ainsi. Elle prolongea le baiser avec passion, avec envie, et ses mains descendirent petit à petit vers son pantalon, ouvert mais recouvrant toujours son corps (bien malheureusement). A l'aide de ses mains et de ses cuisses resserrées contre son bassin, l'anglaise lui fit descendre ce vêtement jusqu'en bas de ses jambes. Une fois fait, ses mains remontèrent jusqu'aux reins d'Evan, qu'elle caressa avec douceur. Ses lèvres restaient prisonnières des siennes, comme pour assurer que Lily déposait volontairement les armes. Comme si elle montrait à Evan, qui avait craqué en déclarant qu'il avait envie d'elle, qu'elle non plus ne parviendrait pas à mener la bataille plus longtemps encore. Comme si elle gueulait un bon "fuck off" à toutes les personnes qui avaient critiqué leur complicité et leur histoire, de la première à la dernière, et qui pensaient certainement que la culpabilité de Lily la ferait taire et baisser la tête. Au lieu de cela, elle l'embrassait avec toute la passion qu'il lui inspirait. Et son corps était chaud, brûlant, collé contre le sien. La culpabilité n'avait pas sa place, à cet instant. Ses mains décidèrent de quitter ses reins pour remonter tout le long de son dos. Elles glissèrent alors entre ses omoplates, jusqu'à sa nuque, et redescendirent en sens inverse, s'appropriant cette chaire qui la rendait toute chose. La brune s'arrêta au niveau de son boxer, en bas de son dos, sans pour autant retirer ce dernier vêtement qu'il restait. La belle dut se concentrer au maximum pour ne pas laisser sa passion enfoncer violemment ses ongles dans sa peau. Et la concentration fut plus dure encore lorsqu'il s'agissait de ne pas retirer le caleçon qui le couvrait. Elle se contenta alors d'effectuer une pression sur ses reins, afin de sentir son corps contre le sien le plus possible. Parce que ce besoin insatiable de le savoir contre elle la dévorait de minute en minute au point de rendre ses lèvres fiévreuses.
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