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 LIENS & AUTRES.

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Sweet Heart

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MessageSujet: LIENS & AUTRES.   Mar 12 Mai - 0:00

titre : Cause it's a bitter sweet symphony
you're my only home
only terdrops

______

« Trop occupée ? Tu te fous de moi, c'est pas possible. Même dans les pires moments, même quand tu n'arrêtais pas de courir quand j'étais en prison avec tes stages, tes études et tout le reste, tu arrivais à prendre du temps pour nous deux. Et j'ai toujours fait pareil. Ne te fous pas de ma gueule. Tu sais que je n'aime pas qu'on me prenne pour un con. »

" Je te prends pas pour un con, Baptist. Et je te prendrai jamais pour un con. "



« Tu me soûles sérieusement là. »

" Oui, ben tu m'excuseras, je fais ce que je peux. "

« J'ai souffert le martyr. »

" J'allais revenir. Je te jure que j'allais le faire. Je voulais juste prendre du temps, juste un peu ... Mais je serais revenue après. Tu le sais, ein ? "

« Parler moins fort ? Sérieusement ? »

« TU TE FOUS DE MOI OU QUOI ? »

" PUTAIN, BAPTIST ! Arrête de crier ! Tu vas ameuter tout l'immeuble ! "

« Tu ne vois pas de quoi je parle ? Vixie, je te jure que si tu me fais le coup des secrets, ça ne va pas aller et tu sais comment je suis quand je me mets en colère. »

" Calme toi, Baptist, s'il te plait ... "

« Depuis quand le compliqué est un obstacle entre nous ? Depuis quand on ne se dit rien ? »

« Vixie putain. Je ne te demande pas la lune. Je veux seulement tu me parles comme avant. Je n'ai pas changé. Je ne suis pas différent. Je suis le même petit idiot qui mange ses pop corns natures parce que sinon, ça n'a pas le goût de pop corn. Je suis le même mec qui ne supporte pas quand tu mets cette jupe bleue à paillette parce qu'elle fait ressortir ton corps magnifique et qui n'aime pas voir les autres te reluquer. Je suis le même. Ton meilleur ami. »

« Je pense que s'éviter est impossible vu notre position actuelle. Et il est impossible que l'on reste encore des mois à s'ignorer sous prétexte que toi, tu ne veux pas commencer à parler. Alors on va rester dans ce foutu vestibule jusqu'à ce que tu l'ouvres et on avisera après. »

« Le plus tôt sera le mieux jeune fille. Je n'ai pas envie d'attendre toute la nuit. »

« Sache que je suis prêt à attendre que tu sois prête mais j'aimerais vraiment que ce soit ce soir parce que j'ai besoin de toi. J'ai besoin de retrouver ma meilleure amie, j'ai besoin que cette passe soit finie. J'ai besoin que l'on passe à autre chose. Et si tu ne le fais pas, je n'arriverai pas à le faire. »

" D'accord ... D'accord. "

" Mais s'il te plait, calme toi. Regarde moi. "

" Baptist ... Ce n'est pas toi. "

" Ecoute bien ce que je vais te dire.Ce n'est pas de ta faute, tu m'entends ? Je sais que tout peut être comme avant, je le sais très bien. Un simple petit effort de ma part, c'est tout ce que ça demande, j'en suis consciente. Et je ne veux pas que tu changes. Pour rien au monde. "

" C'est moi. Tu n'as peut-être pas changé, mais moi si. Tout a changé. Avant, j'étais irresponsable, je faisais ce que je voulais de ma vie et de mon temps-libre parce que je n'avais aucun compte à rendre à personne. Mais ça a changé maintenant. J'ai des responsabilités. Et j'avais besoin de temps pour m'adapter, m'y faire. Je devais me familiariser avec ça, tu comprends ? "

" Je sais pas en quoi, exactement, mais une chose est sûre : ça va changer. Et pas parce qu'on est sortis ensemble, pas parce qu'on s'est embrassés, ni même parce qu'on a couché ensemble. Non, ça va changer parce que la situation m'oblige à changer, à m'éloigner de ce que j'avais. J'ai peur de ça. Parce que j'ai perdu déjà pas mal de repères ces derniers temps. Et là, je risque de te perdre, toi. J'avais envie de repousser ce moment. Parce que si je te perds définitivement, je ne sais vraiment pas comment je vais me relever. J'ai déjà eu un aperçu de ce qu'est la vie sans toi. Et maintenant que je sais le mal que ça fait, je suis terrorisée à l'idée que ça soit définitif. " Elle passa les deux mains dans ses cheveux, tirant ces derniers en arrière. Tandis qu'elle laissait couler les mots, la réalité de ces derniers firent naître un caillot de tristesse, au fond de sa gorge. Foutue émotivité, Elle aurait aimé conserver le masque jusqu'au bout. Jusqu'à la fin. Elle n'allait certainement pas laisser sa voix se casser, et il était tout bonnement hors de question de laisser ses yeux briller. C'est pourquoi elle opta instinctivement pour un élan spontané, frôlant la colère. L'angoisse. Ou encore le désespoir. " Putain, mais tu comprends vraiment pas ? Que j'essaie de tout faire pour conserver ce qu'on a, justement ? Que j'essaie de protéger ce qu'on a ? Que j'essaie au moins de préserver l'illusion que je peux continue à être celle que j'ai toujours été ? Parce que NON, je ne serai plus la même, et je ne le serai plus jamais. " elle laissa quelques secondes flotter, permettant à son esprit de bénéficier d'un délai minime pour présenter au mieux la chose. Puis la nouvelle tomba. " Je suis fiancée." des heures et des heures pour trouver une manière de lui dire en douceur ... Parties en fumée. Elle n'aurait pas pu trouver plus directe. Du grand Vixie. Une franchise et une honnêteté qu'elle ne parvenait jamais à contrôler. Même dans les grands moments, on ne se refait pas. " Je sors avec le dernier fils des Williamson. Depuis deux semaines. J'ai emménagé chez lui il y a quelques jours. C'est son appartement, enfin, le nôtre désormais. " continua t-elle, s'impressionnant elle-même du naturel avec lequel elle apportait les détails. Elle qui avait eu tant de mal à s'y faire, il y avait seulement quelques jours de cela. " La date du mariage n'est pas encore fixée. Mais j'imagine que ce sera dans quelques mois. " elle se devait de combler le vide en disant tout ce qu'elle était capable de dire, même s'il n'y avait aucun intérêt à préciser la date du mariage. Il fallait bien qu'elle se donne un minimum de contenance, vu qu'elle fuyait son regard depuis qu'elle avait prononcé le mot "fiancé". Puis elle eut un rire sec, en un soupir. Le genre de rire sans vie, le genre de rire sarcastique. Pas celui qu'elle avait l'habitude de pousser à gorge déployée. " C'est tout simple, c'est un petit anneau, c'est seulement une union, c'est "que du bonheur", ça devrait pas changer autant de choses. Mais je vois moins ma famille, j'ai changé de maison, mes habitudes. Même d'emploi du temps. Ça a eu plus d'impact que je ne le pensais. Et j'ai pas envie que ça en est sur notre amitié. Mais faut se rendre à l'évidence, ça va en avoir un. En fonction de toi, en fonction de la place qu'Andrew va prendre dans ma vie, en fonction de ... "la vie de famille" que je vais mener. En fonction des projets qu'on va avoir, au fil des années ... Tu es mon meilleur ami, tu le seras toujours. Et si ça tenait qu'à moi, tu prendrais toute la place dans ma vie. Mais là, c'est la vie qui va décider pour moi de la place que tu vas occuper. "

" C'est ça que je fuyais, Baptist. La réalité. Pas toi. Jamais je ne te fuirais. "

" Et maintenant ? " On avise" ? "


Dernière édition par Sweet Heart le Mar 12 Mai - 21:36, édité 22 fois
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MessageSujet: Re: LIENS & AUTRES.   Mar 12 Mai - 0:07

» nom de votre/vos personnage(s) : vixie oswald-macieira
» votre/vos avatar(s) actuel(s) : shelley hennig
» votre avatar convoité : j'ai une idée précise du personnage, mais concernant l'avatar, j'hésite encore entre adelaide kane, grace phipps et lily collins. :canon:
» quelques liens de vos rp les plus récents : ici ; ici ; ici ; et un quatrième qui est justement en train de se préparer par mp. :intello:
» pourquoi devons-nous vous accorder ce compte supplémentaire ? : bon, ben à mon tour. :sifle: ça fait quelques temps que j'ai une idée de personnage qui correspondrait parfaitement à une vie à las vegas, j'ai cogité pour laisser mûrir l'idée, j'ai donc pensé à faire une demande de double compte ici, et pile à ce moment-là, la team qui propose une promo flash lv, c'est magique :mmh: j'ai posté une absence jusqu'au 19 mai, mais il ne me reste plus qu'un seul partiel, du coup la grosse vague des sept partiels + oral de mémoire est passée, j'ai le temps désormais. :hehe: Le DC me donnera l'occasion d'exploiter un autre milieu, une autre ville, et un autre caractère, il va de soi que je ne compte absolument pas lâcher ma Vixie, elle reste mon bébé, j'aime ses liens, et je lui réserve de grandes aventures. :beau: Mais je me laisse contaminer par le virus du double compte malgré tout. :he:


Dernière édition par Sweet Heart le Mar 12 Mai - 13:26, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: LIENS & AUTRES.   Mar 12 Mai - 0:23

lien baptist:
 

ele vai me deixar louco, esse menino


Dernière édition par Sweet Heart le Dim 6 Déc - 2:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LIENS & AUTRES.   Mer 13 Mai - 23:06


Like a river to a raindrop I lost a friend, my drunken hazard daniel in a lion's den.
Lift off before trouble just erodes us in the rain. So whatever you do, don't let go.
Through chaos as it swirls, It's us against the world.



La pluie avait beau être battante, celle-ci ne parvenait pas à laver Vixie de tous les doutes qui jaillissaient dans son esprit, du sentiment de culpabilité qui lui sautait à la gorge lorsqu'elle prenait conscience de tout le mal qu'elle pouvait faire à son meilleur ami avec une telle attitude. Jamais elle ne s'était réellement disputée avec lui, jamais elle n'avait trouvé de raison d'être froide en sa présence. Quand bien même il demeurait secret, mystérieux, parfois même jusqu'à l'extrême, il était, à ses yeux, un être solaire. Celui qu'elle ne pouvait bouder plus de cinq minutes, celui qu'elle n'arrivait pas à disputer quand il dépassait les bornes. Parce qu'à ses yeux, il ne les dépassait jamais. C'était Baptist. C'est tout ce qui lui suffisait. « Trop occupée ? Tu te fous de moi, c'est pas possible. Même dans les pires moments, même quand tu n'arrêtais pas de courir quand j'étais en prison avec tes stages, tes études et tout le reste, tu arrivais à prendre du temps pour nous deux. Et j'ai toujours fait pareil. Ne te fous pas de ma gueule. Tu sais que je n'aime pas qu'on me prenne pour un con. » il avait raison, bien sûr. Elle en avait toujours fait sa priorité, et elle mentirait si elle prétendait que la réciproque n'était pas vraie. Pour Baptist, elle avait tout fait. Annuler un premier rencard au dernier moment, sécher un cours, répondre absente à un gala auquel elle devait se rendre sous les vives recommandations de ses deux bourgeois de parents. Agencer ses études en fonction des heures que lui accordaient le cadre pénitentiaire pour ses visites. C'est pourquoi elle baissa légèrement les yeux lorsque le bulgare prononça ses paroles. Elle se permit malgré tout d'ajouter d'une voix demi-mesure : « C'était pas pareil ... » cette réponse plus nuancée apportait, cette fois-ci, une part de vérité. Mais elle avait besoin d'apporter une autre réponse encore. Une réponse qui, cette-fois ci, ne prenait aucun détour. Une réponse qui ne présentait pas une demi-vérité, mais une vérité absolue. Une vérité à l'état brut : « Je te prends pas pour un con, Baptist. Je ne te prendrai jamais pour un con. » elle avait relevé ses yeux noisettes vers lui, lui affirmant cela d'une voix aussi assurée que pensée. Implacable. Elle avait désespérément besoin qu'il l'a croit, au moins pour ça. « Tu me soûles sérieusement là. » comment en étaient-ils arrivés là ? A se balancer des répliques digne de deux vieux ennemis, eux qui n'avaient jamais voulu apprendre à mal se parler. Tout près d'elle, juste en face, il se tenait droit, son corps tendu par une angoisse inexplicable. De là où elle était, Vixie pouvait aisément le toucher. Comme autrefois. Ne serait ce qu'une caresse sur son bras, une main sur la joue. Pourtant, elle n'en fit rien, puisqu'il lui semblait tout bonnement hors de sa portée, son esprit à des kilomètres du sien, perdu dans une vallée dans laquelle elle l'avait poussé à l'exil. Sous tension, guidée par une force qui la poussait presque à en vouloir à Baptist de lui rendre les choses si difficile, la petite brune rétorqua presque sèchement : « Oui, ben tu m'excuseras, je fais ce que je peux. » il ne pouvait pas s'imaginer à quel point. Cela dit, elle ne pouvait pas l'en blâmer. Il aurait parfaitement été capable de comprendre, ou du moins essayer, si jamais elle avait simplement accepté de parler. Lui accorder les explications qu'il demandait était le minimum, au vu de tout ce qu'ils avaient traversé ensemble. Les galères, les joies, les études, le travail. L'apprentissage d'une langue nouvelle, les mauvaises rencontres. A partir du jour où il avait su la débarrasser d'un américain qui ne savait visiblement pas ce que signifiait le "non", Vixie avait partagé chaque épisode de sa vie, et avait su y tailler sa place. Leurs étreintes, les soirées passés à refaire le monde, les cds rayés à force de les écouter, les baisers volés, la manie de la jeune femme - celle qui consistait à lui prouver son affection par des gestes de tendresse qu'aucune autre ne se permettait de peur de faire fuir ce garçon visiblement peu enclin aux effusions. Des souvenirs au goût délicieux qu'elle ne voulait pas se résigner à conjuguer au passé. Et visiblement, lui non plus : « J'ai souffert le martyr.» A l'entente de cette vérité, le cœur de la belle se serra davantage. Aucun mot ne saurait rendre justice à la tristesse qu'elle ressentait. Aucun mot n'aurait pu l'aider à exprimer le fait, qu'elle avait tout autant souffert. D'une voix douloureuse, elle crut bon d'ajouter : « J'allais revenir. Je te jure que j'allais le faire. Je voulais juste prendre du temps, juste un peu ... Mais je serais revenue après. Tu le sais, ein ? » pourtant, la seule chose qu'elle sut faire à cet instant précis, fut de l'inviter dans le hall d'entrée. C'était tout ce que ses précautions lui permettaient. Le silence de la pièce immense fut ponctué par les pas du jeune bulgare, qui épongeait d'eau le sol marbré. Mais visiblement, ce fut la dernière de leurs préoccupations, à l'un comme à l'autre : « Parler moins fort ? Sérieusement ?» Oula. Cette fois-ci, Vixie savait qu'il arrivait : l'orage. La foudre n'allait pas tomber. Elle avait toujours su accepter sa colère, mais souffrait d'en être, pour la première fois, victime. Elle n'hésita pas à retenir son souffle, une demie-seconde : « TU TE FOUS DE MOI OU QUOI ?» la violence et l'agressivité de sa voix résonna dans l'enceinte, tandis que la brésilienne lui faisait face. Elle savait que lui tenir tête n'était pas la meilleure solution, et pourtant, elle se bornait à répliquer séchement, laissant sa voix monter à son tour : « PUTAIN, BAPTIST ! Arrête de crier ! Tu vas ameuter tout l'immeuble ! » son imprévisibilité, pour la première fois, la dépassait entièrement. La jeune Macieira connaissait les préoccupations de son esprit aussi bien que les courbes de son corps, c'est pourquoi elle savait parfaitement comment calmer sa colère. Malgré cela, elle se retrouvait dans l'incapacité de lui donner ce qu'il voulait. Par ce fait, elle sentait la situation lui échapper. Entièrement. « Tu ne vois pas de quoi je parle ? Vixie, je te jure que si tu me fais le coup des secrets, ça ne va pas aller et tu sais comment je suis quand je me mets en colère.» Assise à ses côtés, elle ne détourna pas le regard, fixant le sien avec intensité. Tous les sens de la jeune fille demeuraient le réceptacle de la tension qui se dégageait du corps de son meilleur ami. Elle le sentait bouillir, prêt à exploser, tentant de canaliser ces émotions à l'aide d'une armure presque glaciale. Elle ne voulait pas de cette amure. Elle lui cachait énormément de choses, le but étant qu'il s'éloigne sans demander son reste. Et maintenant qu'elle le sentait à des kilomètres d'elle, la malheureuse ne voulait plus qu'une chose : qu'il revienne. « Calme toi, Baptist, s'il te plait ...» murmura t-elle, laissant son regard chercher un point d'ancrage dans le sien. Elle voulut tendre sa main vers lui, dans un élan de tendresse, dans un touché, mais n'y parvient pas, bien trop déstabilisée par ses préoccupations qui se partageaient entre l'envie de revenir vers lui et le besoin qu'elle ressentait à l'idée de protéger ses secrets. Ce courage, pour la première fois dans leur relation, il l'eut à sa place. Le farouche glissa, en effet, ses mains sur ses joues, dans un élan abrupt, de manière à rapprocher, le plus possible, son visage du sien. « Depuis quand le compliqué est un obstacle entre nous ? Depuis quand on ne se dit rien ? » elle ne sut répondre à sa question. Tout simplement parce que la réponse l'effrayait, mais aussi et surtout parce que son contact la déstabilisait bien plus qu'elle n'aurait voulu l'admettre. Elle laissa alors si regard vagabonder dans le sien, et poussée par l'angoisse qu'elle pouvait y lire, laissa sa main se poser - durant ce bref instant - sur une des siennes. Mais il bouillonnait. Toujours plus. Lâchant dans un geste vif son visage, il se leva à nouveau et fit quelques pas qui, visiblement, ne l'aidèrent pas à retrouver son calme : « Vixie putain. Je ne te demande pas la lune. Je veux seulement tu me parles comme avant. Je n'ai pas changé. Je ne suis pas différent. Je suis le même petit idiot qui mange ses pop corns natures parce que sinon, ça n'a pas le goût de pop corn. Je suis le même mec qui ne supporte pas quand tu mets cette jupe bleue à paillette parce qu'elle fait ressortir ton corps magnifique et qui n'aime pas voir les autres te reluquer. Je suis le même. Ton meilleur ami.» à ses mots, la gorge de Vixie se noua violemment. Sa sensibilité légendaire fut touchée à vif, à la simple évocation de détails qu'elle était la seule à connaître. Elle gardait le silence pour ne pas qu'il puisse remarquer les sanglots qui allaient perler dans sa voix. Elle voulut rester assise pour garder sa contenance, ou du moins son équilibre, mais ses jambes l'obligèrent à se lever pour faire quelques pas, dans l'unique but d'évacuer la tension qui émanait d'elle. « Je pense que s'éviter est impossible vu notre position actuelle. Et il est impossible que l'on reste encore des mois à s'ignorer sous prétexte que toi, tu ne veux pas commencer à parler. Alors on va rester dans ce foutu vestibule jusqu'à ce que tu l'ouvres et on avisera après.» la tournure que prenait la situation lui déplaisait au plus haut point. Elle perdait tout contrôle : celui de Baptist, celui de la conversation, et celui de ses propres sentiments. Vixie était effrayée, et se contentait d'observer Baptist qui, pour évacuer sa colère, enfonçait violemment ses ongles dans la paume de ses mains. Tétanisée, elle était. Complètement. Il en profita pour se placer devant elle, la fixant avec dureté, ce qui l'obligea à lever la tête cette fois-ci : « Le plus tôt sera le mieux jeune fille. Je n'ai pas envie d'attendre toute la nuit. » son ton était dur, et son regard glacial. Jamais il ne s'était adressé à elle de cette manière. Elle en restait ébranlée, et ne parvenait pas à trouver les mots. Baptist, lui, les trouva sans la moindre difficulté. Il n'avait visiblement plus rien à perdre face au mur qu'elle était devenue : « Sache que je suis prêt à attendre que tu sois prête mais j'aimerais vraiment que ce soit ce soir parce que j'ai besoin de toi. J'ai besoin de retrouver ma meilleure amie, j'ai besoin que cette passe soit finie. J'ai besoin que l'on passe à autre chose. Et si tu ne le fais pas, je n'arriverai pas à le faire. » la sentence était tombée. Ne le quittant pas des yeux, les siens cette-fois ci guidée par une incertitude qu'elle n'avait jamais connu, Vixie perdit le peu d'assurance qu'elle était parvenue à afficher jusque-là. Parce qu'elle venait de prendre conscience de l'étendu du mal-être de Baptist. De la profondeur des tourments qui l'habitaient, et auxquels elle ne pouvait se montrer insensible. De la vérité de ses propos, aussi. Parce qu'il avait raison. Ce n'était pas de cette manière qu'elle saurait gérer la situation. Si elle souhaitait perdre Baptist en plus de tout ce qu'elle avait déjà perdu, bien sûr que ça l'était. Mais c'était la dernière chose qu'elle voulait. Alors, non. Ça ne pouvait pas être l'eureka qu'elle cherchait. « D'accord ... D'accord. » souffla t-elle, dans l'abandon le plus total. Toute l'énergie de son corps se concentrait à faire en sorte que sa voix ne tremble pas. Gros défi. « Mais s'il te plait, calme toi. » dans un élan aussi doux qu'attentif, elle glissa ses mains dans les siennes. Elle passa alors ses doigts sur les blessures qu'il s'était infligé, par sa faute. Elle serra doucement ses lèvres, les unes contre les autres, tentant ainsi, par ce pincement, d'éviter toute effusion de tristesse. Elle y arrivait bien, cela dit, puisque toute sa concentration était réservée à l'observation des mains de Baptist. Elle ne voulait surtout pas qu'il se blesse, pas à cause d'elle. Conscience que les choses allaient trop loin pour elle, la brésilienne leva son regard perdu vers son meilleur ami, et lui demanda d'une voix qui retrouvait son assurance, mais ne perdait pas sa douceur : « Regarde moi. » Regarde moi bien. Sa main gauche quitta la paume du garçon, et elle s'autorisa enfin à glisser sa main sur sa joue, essayant de retrouver le contact qu'ils avaient toujours eu, et ce afin de le calmer. De le rassurer. De lui rappeler qu'elle était toujours là, elle, la brésilienne au sourire excessif, aux émotions décuplées et à la franchise parfois déplacée : « Baptist ... Ce n'est pas toi. » sa main replaça doucement une mèche de ses cheveux rendus totalement humide par la pluie, avant que son pouce effectue une brève caresse sur sa peau blanche : « Ecoute bien ce que je vais te dire. Ce n'est pas de ta faute, tu m'entends ? Je sais que tout peut être comme avant, je le sais très bien. Un simple petit effort de ma part, c'est tout ce que ça demande, j'en suis consciente. Et je ne veux pas que tu changes. Pour rien au monde. » Quittant son visage, son bras retomba le long de son corps, mais son autre main gardait celle de l'étranger en otage, venant même à la serrer doucement entre ses doigts. Le corps de Vixie était gelée, elle ressentait ce froid jusqu'aux os, et elle était persuadée qu'il ne s'agissait pas là uniquement de la pluie qui rendait humides ses vêtements : « C'est moi. Tu n'as peut-être pas changé, mais moi si. Tout a changé. Avant, j'étais irresponsable, je faisais ce que je voulais de ma vie et de mon temps-libre parce que je n'avais aucun compte à rendre à personne. Mais ça a changé maintenant. J'ai des responsabilités. Et j'avais besoin de temps pour m'adapter, m'y faire. Parce que je n'avais pas réalisé l'envergure de ce que j'avais entrepris. Je devais me familiariser avec ça, tu comprends ? » elle lâcha sa main, cette fois-ci. Elle cherchait à dire les bonnes choses. Dans le bon ordre, de la bonne manière, sur le bon ton. Le tout de manière parfaitement contrôlé. Un point qu'elle enviait à Baptist, puisqu'elle, n'avait jamais rien su contrôler. La preuve était apportée par le mariage arrangé qui orchestrait sa vie désormais. Elle apporta quelques explications d'une voix honnête : « Je sais pas en quoi, exactement, mais une chose est sûre : ça va changer. Et pas parce qu'on est sortis ensemble, pas parce qu'on s'est embrassés, ni même parce qu'on a couché ensemble. Non, ça va changer parce que la situation m'oblige à changer, à m'éloigner de ce que j'avais. J'ai peur de ça. Parce que j'ai perdu déjà pas mal de repères ces derniers temps. Et là, je risque de te perdre, toi. J'avais envie de repousser ce moment. Parce que si je te perds définitivement, je ne sais vraiment pas comment je vais me relever. J'ai déjà eu un aperçu de ce qu'est la vie sans toi. Et maintenant que je sais le mal que ça fait, je suis terrorisée à l'idée que ça soit définitif. » Avec ses aveux, Vixie sentait qu'elle perdait le contrôle. Elle passa les deux mains dans ses cheveux, tirant ces derniers en arrière. Tandis qu'elle laissait couler les mots, la réalité de ces derniers firent naître un caillot de tristesse, au fond de sa gorge. Foutue émotivité, Elle aurait aimé conserver le masque jusqu'au bout. Jusqu'à la fin. Elle quitta le regard de Baptist et fit quelques pas, apeurée à l'idée d'avouer ce qu'elle avait finit par accepter. Elle n'allait certainement pas laisser sa voix se casser, et il était tout bonnement hors de question de laisser ses yeux briller. C'est pourquoi elle opta instinctivement pour un élan spontané, frôlant la colère. L'angoisse. Ou encore le désespoir. « Putain, mais tu comprends vraiment pas !? Que j'essaie de tout faire pour conserver ce qu'on a, justement ? Que j'essaie au moins de préserver l'illusion que je peux continue à être celle que j'ai toujours été avec toi ? Parce que NON, je ne serai plus la même, et je ne le serai plus jamais. » non, Vixie, calme toi. Elle fit quelques pas, nerveusement. Tout ce qu'elle voulait, présentement, était d'oublier les raisons de leur dispute. Le prendre dans ses bras, plaisanter sur sa chevelure désordonnée et entièrement mouillée, et l'inviter dans son appartement pour passer la nuit à manger des glaces et à parler de n'importe quoi. Au lieu de cela, elle fit à nouveau quelques pas, tripotant nerveusement le bracelet brésilien en fibre et pierres, qu'elle ne quittait jamais, et était malheureusement torturé à chaque fois qu'elle éprouvait une angoisse profonde. Ses ongles vernis raclaient la constitution du fil principal, tandis qu'elle se planta à nouveau devant le bulgare aux vêtements trempés, yeux dans les yeux. Elle laissa quelques secondes flotter, permettant à son esprit de bénéficier d'un délai minime pour présenter au mieux la chose. Puis la nouvelle tomba. « Je suis fiancée. » des heures et des heures pour trouver une manière de lui dire en douceur ... Parties en fumée. Elle n'aurait pas pu trouver plus directe. Du grand Vixie. Une franchise et une honnêteté qu'elle ne parvenait jamais à contrôler. Même dans les grands moments, on ne se refait pas. Elle haussa légèrement les épaules après cela, de manière à signifier oui, c'était juste ça, enfaite. La fille du sud laissa le silence planer. Le temps qu'il comprenne, le temps qu'il réagisse. Elle ajouta avec douceur : « Je sors avec le dernier fils des Williamson. J'ai emménagé chez lui il y a quelques jours. C'est son appartement, enfin, le nôtre désormais. » continua t-elle, s'impressionnant elle-même du naturel avec lequel elle apportait les détails. Elle qui avait eu tant de mal à s'y faire, il y avait seulement quelques jours de cela. Elle jugea inutile de lui préciser qu'il s'agissait d'un mariage arrangé. Qu'elle l'ait choisi à la base ou non, cela restait un mariage, un contrat qu'elle avait honorait. Un mariage reste un mariage. Il n'avait pas besoin de connaître les détails. Le plus gros était dit, et cela suffisait à Vixie qui n'avait pas le coeur d'en révéler davantage : « La date du mariage n'est pas encore fixée. Mais j'imagine que ce sera dans quelques mois. » elle se devait de combler le vide en disant tout ce qu'elle était capable de dire, même s'il n'y avait aucun intérêt à préciser la date du mariage. Il fallait bien qu'elle se donne un minimum de contenance, vu qu'elle fuyait petit à petit son regard. Puis elle eut un rire sec, en un soupir. Le genre de rire sans vie, le genre de rire sarcastique. Pas celui qu'elle avait l'habitude de pousser à gorge déployée. Parce qu'elle riait d'elle, dans un sens. Avoir été incapable d'avouer une chose aussi simple en elle-même : « C'est tout simple, c'est un petit anneau, c'est seulement une union, c'est "que du bonheur", ça devrait pas changer autant de choses. Mais je vois moins ma famille, j'ai changé de maison, mes habitudes. Même d'emploi du temps. Ça a eu plus d'impact que je ne le pensais. Et j'ai pas envie que ça en est sur notre amitié. Mais faut se rendre à l'évidence, ça va en avoir un. En fonction de toi, en fonction de la place qu'Andrew va prendre dans ma vie, en fonction de ... "la vie de famille" que je vais mener. En fonction des projets qu'on va avoir, au fil des années ... Tu es mon meilleur ami, tu le seras toujours. Et si ça tenait qu'à moi, je te consacrerai une place majeure dans ma vie. Mais là, c'est la vie qui va décider pour moi de la place que tu vas occuper. » elle baissa les yeux vers ses propres mains, tandis qu'elle tournait nerveusement la bague estimée à des millions de dollars autour de son annuaire. Sans quitter cet anneau des yeux, elle fit quelques pas vers Baptist, se rapprochant le plus possible de son corps. Elle continua de jouer quelques secondes avec sa bague, puis finit par relever le regard vers le sien, car il était important pour elle d'ajouter quelque chose dont il pouvait encore douter : « C'est ça que je fuyais, Baptist. La réalité. Pas toi. Jamais je ne te fuirais. » la jeune femme replaça, d'un geste fébrile, une de ses longues mèches, brunes et mouillées, qui lui tombait dans les yeux. Un sentiment d'accompli au bord du coeur. Elle avait été honnête jusqu'au bout. Pourtant, la proximité la rendait mal à l'aise après la révélation de ses secrets si jalousement cachés. C'est pourquoi elle n'hésita pas à fuir une nouvelle-fois son regard, et sa personne toute entière, en faisant quelques pas. Vidée d'énergie, elle laissa son dos se poser contre le mur blanc du hall d'entrée. Le silence s'imposa durant une quinzaine de secondes, avant qu'elle ne relève le regard vers Baptist. Faisant référence à ce qu'il lui avait dis précédemment "parle, et on avisera", elle se contenta d'ajouter : « Et maintenant ? " On avise" ? »
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MessageSujet: Re: LIENS & AUTRES.   Sam 23 Mai - 1:49

Elsa douce herondale




24 ans.

dougie poynter, jackson rathbone, pierre niney, kevin zegers, sam riley, david tenant, jamie campbell bower, orlando bloom, robert sheehan, etc.

P 10
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MessageSujet: Re: LIENS & AUTRES.   Ven 30 Oct - 18:32



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MessageSujet: Re: LIENS & AUTRES.   Sam 31 Oct - 15:59



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MessageSujet: Re: LIENS & AUTRES.   Sam 31 Oct - 16:00





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MessageSujet: Re: LIENS & AUTRES.   Sam 31 Oct - 16:02

You put your arms around me and I'm home.
≈ ≈ ≈


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MessageSujet: Re: LIENS & AUTRES.   Sam 31 Oct - 16:05

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MessageSujet: Re: LIENS & AUTRES.   Sam 31 Oct - 16:07


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MessageSujet: Re: LIENS & AUTRES.   Lun 2 Nov - 0:28

texte.
≈ ≈ ≈
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MessageSujet: Re: LIENS & AUTRES.   Lun 2 Nov - 0:51


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MessageSujet: Re: LIENS & AUTRES.   Lun 2 Nov - 0:53

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MessageSujet: Re: LIENS & AUTRES.   Mar 3 Nov - 18:38



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MessageSujet: Re: LIENS & AUTRES.   Mar 3 Nov - 18:39





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MessageSujet: Re: LIENS & AUTRES.   Mar 3 Nov - 19:18



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MessageSujet: Re: LIENS & AUTRES.   Mer 4 Nov - 22:24

adelaide kane - las vegas orpheline
jenna louise coleman - libraire dans son monde
lily collins -
zoey deutch -
ashley benson -
aimee tegarden -
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MessageSujet: Re: LIENS & AUTRES.   Lun 9 Nov - 12:49

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MessageSujet: Re: LIENS & AUTRES.   Lun 16 Nov - 0:47

The hawthorne hotel ; killian beauchamps et vixie oswald-macieira

« Crois moi, tu ne veux pas savoir. Tu es trop sensible dans ton petit cœur. » à sa phrase, Vixie lui adressa un sourire à la fois enfantin et consenti. Parce qu'elle savait qu'il avait raison. Honnêtement, il y avait neuf chances sur dix que ce soit le cas. Vixie avait la fâcheuse tendance d'extérioriser ses sentiments au maximum et de les laisser se décupler sans vergogne. Toute tragédie la rendait hyper-sensible, tout acte d'affection la rendait adorable au possible et toute trahison la rendait harpie. Elle était comme ça. Entière. Cela pouvait s'apparenter autant à un défaut qu'à une qualité, tout dépendait du caractère de celui qui était en possibilité d'en juger. Dans tous les cas, cette personnalité hyper-sensorielle et extravertie attisait, très souvent, le besoin de la protéger. C'est de cette manière que Killian Beauchamps savait prendre soin d'elle. Et il le faisait bien. Il choisissait constamment la bonne mesure, trouvait toujours les bons mots. Derrières ses allures de bad boy bourru et mystérieux se cachait en réalité l'homme le plus prévenant et attentionné qu'elle n'avait jamais rencontré. Vixie se cachait derrière parfois des attitudes enfantines et des comportements aussi fantasques qu'extravagants, mais elle n'en restait pas moins fine observatrice. Elle voyait tout. Et tout ce qu'elle avait vu de Killian jusque-là l'avait toujours concerté dans son idée. C'était une bonne personne. Et dès le départ, son instinct lui avait ordonné de lui faire confiance. Alors, elle n'hésitait pas à le faire. Confiance, je veux dire. Elle aimait ce genre de journées. Celles où l'heure défilait à une vitesse incroyable, celles où ils étaient tous les deux, capables de s'amuser comme des gosses toute l'après-midi, de se battre comme des enfants jusqu'à ce que le souffle leur manque. Killian était de ceux qui savait la faire retomber en enfance, tout simplement parce qu'il savait accepter la part d'enfant qui était en elle. Et Dieu savait qu'elle pouvait être grande, à certains moments. Comme durant les trajets en voiture, et Killian en fit de nouveau les frais. Elle lui réserva, malgré tout, une question surprenante une fois sortie du véhicule de son acolyte. Il étira un sourire face à cette question survenue de manière parfaitement saugrenue. Elle aimait ce genre de sourires. Ils prouvaient qu'elle était toujours capable de le surprendre. Et surprendre, voulait dire rendre heureux. Et elle savait à quel point il avait besoin de l'être, Killian, ces derniers mois. Alors ça lui fait plaisir, à la brésilienne, de constater que ses pitreries marchent. Un petit sourire à la beauchamps, ça vaut milles et un soleils brésiliens. Franchement. « Relevés. Ça fera ressortir tes yeux. » et sur ces paroles, il déposa un baiser sur son front qu'elle sut apprécier à sa juste valeur. Elle lui offrit alors un petit sourire complice et attachant avant de dire d'une voix maline : « Décidément, tu as toujours su parler aux femmes. » il avait cette manière de parler qui lui faisait comprendre qu'il se sentait bien à ses côtés, et qu'il était capable d'assassiner la première personne qui s'approcherait d'elle. Vixie aimait bien ça, parce qu'elle ressentait exactement la même chose pour lui. L'unique différence était de taille : Killian serait certainement plus crédible lorsqu'il s'agirait d'être violent avec la personne qui s'approcherait. Les intentions de Vixie étaient tout tout aussi louables, mais seraient certainement moins efficaces. Cela dit, il ne faut jamais sous-estimer la puissance d'un talon aiguille envoyé gracieusement. Citation d'un grand philosophe de ce siècle, Vixie Oswald-Macieira en personne. Certains hommes sont morts dans d'atroces souffrances pour moins que ça, elle en est persuadée. Et à vrai dire, pour n'importe quelle raison qui menacerait Killian, ce garçon au regard d'aplomb et au coeur si précieux, plus fragile qu'on ne pourrait l'imaginer, elle mourrait d'envie d'essayer. Quitte à passer pour une sauvage aux envies un peu morbides. Ce n'était certainement pas Killian, monsieur je-tape-celui-que-tu-veux, qui allait le contredire. « Crois moi, je pense que si je bois un verre ce soir, c'est ma mère qui va revenir d'entre les morts pour m'en mettre un bonne de raclée. » son bras se posa affectueusement sur son épaule, tandis que sa main vient ébouriffer sa chevelure. Elle aimait quand il faisait ça. Comme s'ils étaient frères et soeurs. Son sang ne le disait peut-être pas, mais son coeur en était certain. Et elle aimait tellement entendre son rire, le vrai, qu'elle ne pouvait pas s'empêcher de continuer à blaguer : « C'est la nuit d'Halloween, mon enfant. Tout est possible, alors ne joue pas avec le feu. » après tout, la légende voulait que la barrière entre les morts et les vivants s'efface, le jour d'halloween précisément. Ce n'était peut-être pas le jour pour jouer avec le caractère des disparus. Vixie n'avait aucune limite, pas même l'humour noir, tant qu'elle estimait rester dans le respect le plus total. Et parler de sa mère de cette façon pouvait se révéler incroyablement irrespectueux de la part de quelqu'un d'autre. Mais sûrement pas de sa bouche à elle. Son coeur était trop dans la dévotion pour manquer de respect à ceux qu'elle aimait, et sa voix était trop mutine pour ne pas appeler aux bons souvenirs plutôt qu'au deuil douloureux et interminable. « Et puis, je te rappelle que moi, je suis là. Et la raclée, je peux te la mettre à sa place. » parce que, oui, elle comptait bien prendre soin de lui, dans toutes les conditions, et elle n'hésiterait pas à le remuer un peu. Oui, Vixie était chiante. Mais après tout, elle était quand même attachante. « Merci d'être avec moi Vik. » venait-il de déclarer en lui offrant son bras. Elle aimait ce genre de phrase qui, venant de Killian, voulait tout dire. Le regard noisette de la brésilienne se leva vers son ami, souriant sincèrement à sa remarque, tandis que son bras rejoignait volontiers le sien. « Avec plaisir. Et merci de m'avoir invitée, Kil. » et sur ses paroles, son sourire s'agrandit, et elle s'approcha pour déposer un furtif baiser sur sa joue. « Accroche toi bien, tu es sur le point de faire une entrée plus que remarquée dans mon monde. » en somme, ce n'était pas le moment pour s'étaler de tout son long sans volupté aucune, pour cause de haute trahison émanant de talons aiguilles corrompus. Elle avait l'habitude de ce genre de souliers, mais sa chance légendaire lui susurrait qu'elle n'était à l'abris de rien. « Et bien ... De toi à moi, on est pas rendus. » assurait-elle avec un sourire malicieux. Ce sourire n'allait pas perdurer bien longtemps.  Aide moi à ne pas craquer Vik. Marley est là. » ce qu'elle craignait le plus, honnêtement. Mais elle s'était faite à l'idée, donc l'étonnement n'était pas total.

« Killian. Je suis là. »
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MessageSujet: Re: LIENS & AUTRES.   Lun 16 Nov - 23:50

two fish among sharks.
andrew and vixie.
≈ ≈ ≈


« C'est bon, j'arrive. » hurla Vixie de sa chambre à coucher. Du moins, celle qu'elle avait occupé dans la maison familiale jusqu'à ses dix-huit ans. Rien n'avait bougé. Le lit à baldaquin, les draps bordeaux, les petits mots des amis griffonnés à l'intérieur du dressing, les photos placardées de façon brouillonne - façon Vixie - sur les murs aux nuances douces et violettes. Du haut de ses escarpins, la jeune brésilienne jeta un regard dans le miroir plein pied, légèrement cambrée afin d'avoir une vue sur son dos bronzé, tandis que ses doigts fins s'évertuait à remonter la fermeture éclaire de sa robe bordeaux. Elle avait toujours été de celles qui aimaient prendre leur temps. Au grand dam de ses parents, peu patients, qui n'avaient sûrement pas envisagé, il y avait vingt-trois ans de cela, de devenir les parents d'une petite fille aussi adorable que capricieuse. « VIK ! Si tu ne descends pas IMMÉDIATEMENT, je te traîne dans les escaliers par les cheveux ! » une menace digne des répliques énergiques de Claudia Macieira. Malgré cela, Vixie ne s'inquiéta pas plus que ça des cris de sa mère, ni même des foudres de son courroux légendaire. Elle connaissait ses parents mieux que personne. Tant qu'ils ne l'appelaient pas par son prénom mais par son surnom, elle n'avait rien à craindre. C'est pourquoi, comme à son habitude, elle poussa le bouchon un peu loin, prenant tout son temps pour replacer quelques mèches auburn autour de son visage et faisant glisser une nouvelle fois son rouge à lèvre bordeaux sur sa bouche. « A la bonne heure. » répliqua t-elle, guidée par l'ironie, mais à peine chuchoté, le tout en se parant de boucles d'oreilles. Inutile de provoquer les parents inutilement. Les brésiliens ont le sang chaud, il faut toujours s'en méfier. Elle était bien placée pour le savoir. « VI-XIE ! » Aie. Le prénom en entier. En deux syllabes bien détachés. Et crié par son père, en plus. Cette fois-ci, ça ne plaisantait plus. « CHEGO, EU DISSE ! » J'arrive, j'ai dit ! la langue portugaise. Sa façon à elle de s'énerver à son tour. Elle soupirait déjà à l'idée de se présenter à cette soirée. Sûrement un énième bal des plus ennuyeux, des plus bourgeois, des plus interminables. Ses parents avaient tant insisté pour qu'elle s'y présente à leurs côtés. Et elle avait cédé. Comme d'habitude. Vixie n'avait aucune raison de jouer son ingrate : il fallait bien admettre qu'il n'y avait pas tout à jeter dans les privilèges que lui apportait sa condition. Certaines soirées n'étaient pas si désagréables, et certaines rencontres, largement supportables. De manière générale, l'argent ne faisait pas le bonheur, mais il y contribuait fortement. Elle ne l'avait jamais nié. Et ce malgré le fait que ses crises existentielles pêchaient quelques ressemblances dans l'océan de répliques cultes de la jeune rose dewitt-bukater dans titanic, pauvre bout de jeune femme passant son tout son temps à se lamenter sur son sort et à se plaindre de sa condition, éprouvant un mépris considérable pour les machinations - notamment maritales - desquelles elle était victime. “ Extérieurement, j’étais tout ce que doit être une jeune fille bien élevée. Intérieurement, je hurlais ... Je voyais ma vie entière comme si je l’avais déjà vécue. Un défilé interminable de fêtes et de cotillons, de Yachts, de parties de polo. Toujours les mêmes gens si étroits d’esprit, toujours les mêmes bavardages futiles. J’avais l’impression d’être au bord d’un grand précipice sans personne qui se souciait de moi ni même ne me remarquait !” et le pire dans tout cela, c'est que Vixie ne pouvait s'empêcher de juger cet aparté inutilement dramatique [...].
Pourtant, une petite heure à la soirée lui suffisait pour trouver en cette citation tout le sens qui lui échappait jusque-là. Et finalement, elle ne la jugeait plus cette citation cinématographique si exagérée que cela. Parce qu'elle s'ennuyait vraiment, ce soir-là, la brésilienne. Des bonjours à tout va, de grands sourires forcés à des gens qu'elle connaissait à peine, la cambrure du dos constamment soignée. Elle avait la nette impression de pavaner comme un objet de collection. Alors qu'elle s'ennuyait à mourir, tentant d'afficher un minimum d'intérêt pour la conversation qu'elle tenait avec Monsieur Grégorio, économiste italien quarantenaire au regard placé et à l'humour franchement ennuyeux, Vixie entendit son père l'appeler de l'autre côté de la salle. Heureuse d'abandonner son interlocuteur un instant, elle s'excusa dans un sourire gracieux, sa coupe de champagne à la main, et s'approcha du groupe que formaient ses deux parents et une troisième personne. « Ma chérie, laisse moi te présenter Andrew Scott Pierce, directeur des ressources humaines à New York. » venait de déclarer son père, tout sourire, tandis que sa main se posait sur le bas du dos de sa fille. Cette dernière jeta un regard à l'homme qui se trouvait face à elle. Elle l'avait déjà aperçue à plusieurs reprises. Faisant preuve de politesse, elle lui adressa, avec délicatesse, un signe de tête. « Andrew, voici notre fille, Vixie. » les sourires rayonnants de ses deux parents ne laissaient place à aucun doute. Il s'agissait, là encore, d'une présentation débordante d'intérêt. Elle savait reconnaître les présentations spéciales "future gendre parfait" auxquelles ses deux géniteurs adoraient s'adonner. Et visiblement, l'Andrew en question s'ajoutait à la liste des garçons en ligne de mire. Cette ambiance était gênante. Elle ne savait pas si l'inconnu la percevait, dans tous les cas, elle préférait faire déguerpir ses deux parents avant de lui en donner l'occasion. La honte ne tue pas, mais d'après Vixie, elle reste relativement dangereuse. « ... Qui est littéralement en train de mourir de faim. Si son père pouvait se dévouer pour lui apporter des amuses-gueules, elle lui en serait éternellement reconnaissante. » enchaîna t-elle avec brio et élégance, dans l'unique but d'envoyer ce couple quadragénaire au comptoir, de l'autre côté de la salle, afin d'éviter le carnage. Inutile que le pauvre Andrew en question assiste à une colère Vixienne. Car les colères de la jeune femme pouvaient être spectaculaires, tout particulièrement lorsqu'il s'agissait de lui imposer des hommes en pâture qu'elle ne connaissait même pas. Voilà, voilà.


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MessageSujet: Re: LIENS & AUTRES.   Mar 17 Nov - 1:07

~ lié par un grave secret. (a protégé vixie quand elle a fait une connerie)

~ crise d'adolescence déjantée.

~ lien fort et dramatique.

~ attirance qui fait qu'ils ne peuvent s'éloigner.
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MessageSujet: Re: LIENS & AUTRES.   Mer 18 Nov - 22:30

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MessageSujet: Re: LIENS & AUTRES.   Ven 20 Nov - 20:17



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MessageSujet: Re: LIENS & AUTRES.   Ven 20 Nov - 20:37

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